Diagnostic & Symptômes du Kyste Ovarien

Diagnostic & Symptômes du Kyste Ovarien

- octobre 22, 2018
Diagnostic & Symptômes du Kyste Ovarien
5 (100%) 1 vote

Qu’est-ce qu’un kyste à l’ovaire ?

Un kyste ovarien est une structure complètement ou partiellement liquidienne qui se développe aux dépens de l’un ou des deux ovaires.

Il s’agit d’une situation assez fréquente, et dont l’incidence augmente avec l’âge. Il peut avoir des caractéristiques d’une structure parfaitement bénigne, ne nécessitant aucun contrôle ou imagerie particuliers, ce qui est le cas le plus fréquent. 

Il peut aussi être typiquement malin, auquel cas d’autres explorations devront être réalisées. Enfin, il peut être « borderline » lorsqu’il ne présente pas toutes les caractéristiques de l’une ou de l’autre des deux situations.

Les kystes aux ovaires ne sont pas des lésions précancéreuses ni des marqueurs de risque d’une pathologie tumorale.

Dans certaines situations, une femme peut avoir de très nombreux kystes aux ovaires, et lorsque ceux-ci sont associés à un cortège d’autres symptômes cliniques (pilosité excessive et cycles irréguliers notamment) ou biologiques on parle de syndrome des ovaires polykystiques (la pathologie endocrinienne la plus fréquente chez les femmes en âge de procréer).

 

Quels sont les symptômes du kyste ovarien ?

Le plus souvent, ces kystes sont asymptomatiques et sont découverts de façon fortuite au cours d’une échographie ou d’un autre examen, comme un scanner, réalisé pour d’autres raisons. Certaines fois, ils peuvent être à l’origine de pesanteurs pelviennes plutôt aspécifiques.

Enfin, dans certains cas, ces kystes, même bénins, peuvent se compliquer, et être à l’origine d’une symptomatologie douloureuse.

En effet, la présence de kystes ovariens augmente le risque de torsion de l’ovaire et des structures qui l’entourent (appelées les annexes). Les symptômes sont une vive douleur pelvienne, d’apparition soudaine, et des nausées. Cette situation est une urgence et nécessite une prise en charge immédiate au bloc opératoire.

Les kystes ovariens peuvent aussi se rompre et provoquer un saignement intrapéritonéal causant une douleur pelvienne. Les symptômes peuvent se résoudre spontanément au bout de 24-72 heures si le saignement est de faible abondance, mais peuvent parfois nécessiter une hospitalisation et une prise en charge chirurgicale si le saignement est trop abondant.

 

Comment en fait-on le diagnostic ?

L’échographie-doppler pelvienne par voie sus-pubienne et par voie endocavitaire est l’examen d’imagerie de première intention devant tout processus expansif de l’ovaire chez l’adulte.

Au cours de cet examen, le médecin place la sonde de l’échographie sur le bas-ventre, puis dans le vagin afin d’explorer la région pelvienne. Cette technique d’imagerie n’est pas irradiante et n’est pas non plus douloureuse.

L’imagerie permet de préciser notamment la taille de la lésion, le nombre de kystes et sa (ou leur) composition.

Dans certains cas, ces kystes devront être contrôlés par une seconde échographie à quelques semaines ou quelques mois afin de s’assurer de leur caractère bénin.

Dans d’autres cas, l’échographie ne suffit pas et cette exploration doit être complétée par une IRM pelvienne.

L’IRM (Imagerie par Résonnance magnétique) est aussi un examen à visée diagnostique, non irradiant, et non douloureux. La patiente est placée dans un anneau qui crée un champ magnétique. Celui-ci est assez bruyant, et très souvent, des écouteurs ou des bouchons d’oreille sont proposés. Afin de mieux voir les structures pelviennes, il peut être demandé à la patiente de prendre au préalable des médicaments antispasmodiques, de ne pas uriner, ou d’introduire du gel stérile dans le vagin et/ou dans le rectum.

Dans de rares situations, une exploration chirurgicale avec laparoscopie peut être recommandée.

Enfin des prélèvements biologiques comme le marqueur Ca125 peuvent aussi être demandés afin d’explorer ou d’éliminer une suspicion de tumeur maligne.

Références :

  • Recommandations pour la pratique clinique : Les tumeurs de l’ovaire présumées bénignes -Élaborées par le Collège national des gynécologues et obstétriciens français – disponible sur http://www.cngof.asso.fr/data/RCP/CNGOF_2013_FINAL_RPC_tumeurs%20ovaire.pdf.
  • Yeoh M. Investigation and management of an ovarian mass. Aust Fam Physician. 2015 Jan-Feb;44(1-2):48-52.

 

 

Publié par Docteur Eric Sebban