Symptômes du cancer du col de l’utérus : diagnostic et dépistage

Ce qu’il faut retenir

Le cancer du col de l’utérus se manifeste le plus souvent par un saignement vaginal anormal, mais peut évoluer plusieurs années sans provoquer le moindre symptôme. La plupart de ces signes ont une cause bénigne, mais seul un examen clinique permet de l’affirmer.

  • Un saignement après un rapport sexuel, en dehors des règles ou après la ménopause est le signe d’alerte le plus fréquent ; des pertes inhabituelles, malodorantes ou teintées de sang peuvent également évoquer la maladie.
  • Dans l’immense majorité des cas, ces symptômes ont une cause bénigne : infection génitale, polype cervical, fibrome utérin ou trouble hormonal.
  • À un stade plus avancé, le cancer du col de l’utérus peut provoquer des douleurs pelviennes, des troubles urinaires ou digestifs, un lymphœdème ou une fatigue liée à l’anémie.
  • Le diagnostic repose sur l’examen clinique, la colposcopie et, si besoin, une biopsie ; le frottis de dépistage, recommandé tous les 3 à 5 ans entre 25 et 65 ans, détecte les lésions avant tout symptôme.
  • Consulter sans attendre en cas de saignement après la ménopause, de saignements répétés après un rapport, ou de symptômes persistants inexpliqués.

Il est diagnostiqué chez environ 3 000 femmes en France chaque année et constitue le 12e cancer le plus fréquent chez la femme.
Les tumeurs du col de l’utérus découlent en grande majorité d’une infection à Papillomavirus humain (HPV). D’autres facteurs de risque peuvent favoriser l’apparition de la maladie.

Les signes du cancer du col de l’utérus : comment se manifeste cette maladie ?

Il est essentiel de bien distinguer le cancer du col de l’utérus du cancer du corps de l’utérus (ou cancer de l’endomètre), car il s’agit de deux pathologies différentes, avec des facteurs de risque, des symptômes et des prises en charge distinctes.

La manière dont la maladie se manifeste dépend avant tout du stade auquel elle est détectée : longtemps silencieuse, elle peut ensuite provoquer des signes de plus en plus marqués à mesure qu’elle progresse. Le détail de ces signes, du plus précoce au plus tardif, est développé ci-dessous.

Schéma col de l'utérus

Pourquoi le cancer du col de l’utérus est-il souvent asymptomatique ?

Une évolution du cancer du col de l’utérus silencieuse aux stades précoces

Le cancer du col de l’utérus présente une particularité qui le rend particulièrement insidieux : il évolue généralement de manière totalement silencieuse pendant de nombreuses années. Cette caractéristique s’explique par le processus de développement de la maladie.

Après une infection persistante par un papillomavirus humain à haut risque oncogène, il faut généralement entre 10 et 15 ans pour qu’un cancer invasif se développe. Durant cette longue période, des lésions précancéreuses (dysplasies du col utérin ou néoplasies intra-épithéliales cervicales) se forment progressivement au niveau du col de l’utérus, sans provoquer le moindre symptôme perceptible.

L’importance cruciale du dépistage du col de l’utérus

C’est précisément cette absence de symptômes précoces qui justifie l’importance capitale du dépistage organisé par frottis cervico-utérin. En effet, attendre l’apparition de signes cliniques pour consulter signifie souvent que la maladie a déjà atteint un stade avancé, où les cellules cancéreuses ont commencé à envahir les tissus profonds du col utérin et potentiellement les organes avoisinants.

Les symptômes du cancer du col de l’utérus n’apparaissent généralement que lorsque la tumeur a commencé à se développer et à se propager dans les tissus et organes voisins. À ce stade, la prise en charge devient plus complexe et le pronostic peut être moins favorable qu’en cas de détection précoce par le dépistage.

Quels sont les signes du cancer du col de l’utérus ?

Les premiers signes du cancer du col de l’utérus : les symptômes les plus fréquents

Lorsque le cancer du col de l’utérus commence à se manifester cliniquement, certains signes peuvent alerter. Il est important de souligner que ces symptômes ne sont pas spécifiques à cette pathologie et peuvent résulter d’affections bénignes telles que des infections génitales, des polypes cervicaux ou des troubles hormonaux.

Les saignements vaginaux anormaux : le signe d’alerte principal

Les saignements vaginaux anormaux constituent le symptôme révélateur le plus fréquent du cancer du col de l’utérus. Ces saignements présentent plusieurs particularités qui doivent attirer l’attention.

Type de saignement Ce qu’il faut savoir
Saignements post-coïtaux Surviennent pendant ou immédiatement après les rapports sexuels, liés au contact mécanique avec une lésion du col qui saigne facilement au toucher. Même de faible abondance, ils ne doivent jamais être négligés.
Métrorragies Saignements survenant en dehors de la période des règles, d’abondance variable, souvent spontanés. Motif légitime de consultation gynécologique.
saignements post-ménopausiques Tout saignement après la ménopause est anormal et nécessite un bilan gynécologique approfondi, l’absence de règles depuis plus d’un an rendant tout saignement suspect.
Ménorragies Règles devenues anormalement abondantes, prolongées ou rapprochées par rapport aux cycles habituels. Signe d’appel moins spécifique que les autres.
Saignements après un examen clinique Provoqués lors d’un examen gynécologique ou après une douche vaginale, ils peuvent révéler une fragilité anormale du col de l’utérus.

Une modification des pertes vaginales peut également révéler un cancer du col de l’utérus :

  • Des leucorrhées (pertes blanches) plus abondantes qu’à l’accoutumée
  • Des pertes vaginales malodorantes, parfois nauséabondes
  • Des pertes teintées de sang ou rosées
  • Des écoulements ressemblant à du pus en cas d’infection secondaire de la tumeur

La fatigue, un signe fréquent du cancer du col de l’utérus

La fatigue est un symptôme fréquemment recherché par les femmes qui s’interrogent sur les signes du cancer du col de l’utérus. Prise isolément, elle reste un symptôme très peu spécifique : elle peut avoir de très nombreuses causes bénignes, du simple surmenage à une carence en fer sans lien avec un cancer.

Dans le contexte du cancer du col de l’utérus, une fatigue inhabituelle et persistante peut néanmoins être liée à une anémie causée par des saignements chroniques (voir plus bas la section sur l’anémie). Une fatigue isolée ne doit pas inquiéter à elle seule, mais associée à des saignements anormaux ou à d’autres signes évoqués dans cet article, elle justifie une consultation gynécologique.

Autre symptôme du cancer du col de l’utérus : douleurs pendant les rapports sexuels

La dyspareunie, c’est-à-dire l’apparition de douleurs pendant ou après les rapports sexuels, peut constituer un symptôme du cancer du col de l’utérus. Ces douleurs peuvent être ressenties de manière profonde au niveau du pelvis et résultent du contact avec la tumeur ou de l’infiltration des tissus avoisinants.

Comment se manifeste le cancer du col de l’utérus à un stade avancé ?

Lorsque la maladie progresse et que la tumeur s’étend aux organes et tissus voisins, des symptômes plus variés et plus invalidants peuvent apparaître.

Les manifestations pelviennes et lombaires

Symptôme Description
Douleurs pelviennes Permanentes ou intermittentes, sourdes ou aiguës, elles peuvent signaler une extension de la tumeur. Exacerbées lors des rapports sexuels, de la miction ou de la défécation.
Douleurs lombaires irradiantes Douleurs dans le bas du dos pouvant irradier le long d’une ou des deux jambes, caractéristiques d’une atteinte plus avancée liée à la compression des structures nerveuses ou à l’envahissement des ganglions lymphatiques.
Sensation de pesanteur pelvienne Sensation de lourdeur ou de pression au niveau du bassin, rapportée par certaines patientes.

Les symptômes urinaires du cancer du col de l’utérus

L’extension de la tumeur vers la vessie ou l’obstruction des voies urinaires peut entraîner divers troubles :

  • Des difficultés à uriner (dysurie)
  • Des envies fréquentes et pressantes d’uriner (pollakiurie)
  • Des douleurs lors de la miction
  • La présence de sang dans les urines (hématurie)
  • Dans les cas les plus sévères, des fuites urinaires par le vagin en cas de formation d’une fistule vésico-vaginale

L’obstruction des uretères par la tumeur peut conduire à une dilatation des voies urinaires (hydronéphrose) et, en l’absence de traitement, à une insuffisance rénale.

Les symptômes digestifs du cancer du col de l’utérus

L’envahissement ou la compression du rectum peut se traduire par :

  • Des difficultés à aller à la selle
  • Une constipation inhabituelle
  • Des douleurs lors de la défécation
  • Dans les situations les plus graves, des fuites de selles par le vagin (fistule recto-vaginale)

Les signes généraux et systémiques du cancer du col de l’utérus

À un stade avancé de la maladie (lire à ce sujet notre article présentant les stades du cancer du col de l’utérus), des symptômes généraux peuvent apparaître.

Signe Description
Lymphœdème Gonflement d’une ou des deux jambes résultant de l’obstruction de la circulation lymphatique par l’envahissement des ganglions lymphatiques pelviens.
Fatigue Asthénie persistante et inexpliquée, souvent accompagnée d’une sensation de faiblesse généralisée. Le plus souvent liée à l’anémie provoquée par les saignements chroniques plutôt qu’à un mécanisme spécifique du cancer.
Perte d’appétit et amaigrissement Anorexie progressive avec une perte de poids non intentionnelle.
Anémie Provoquée par les saignements chroniques (anémie ferriprive), responsable de pâleur, d’essoufflement et de fatigue accentuée.

Les symptômes du cancer du col de l’utérus en cas de dissémination métastatique

Si le cancer s’est propagé à distance du col de l’utérus, d’autres symptômes peuvent apparaître selon les organes atteints.

Organe atteint Symptômes possibles
Atteinte pulmonaire Essoufflement, toux persistante, expectorations sanglantes, douleurs thoraciques.
Atteinte osseuse Douleurs osseuses localisées, notamment au niveau des vertèbres, du bassin ou des os longs.
Atteinte hépatique Douleurs de l’hypochondre droit, ictère (jaunisse), ascite (accumulation de liquide dans l’abdomen).

signes et symptômes du cancer du col de l'utérus

Quand faut-il consulter pour un cancer du col de l’utérus ?

Les symptômes du cancer du col de l’utérus passent généralement inaperçus au début. Il est en effet possible que le cancer du col utérin reste asymptomatique pendant les premiers stades de la pathologie. Ils n’apparaissent que lorsque la tumeur a commencé à se développer et peuvent faire penser à d’autres pathologies telles que la fatigue, des pertes vaginales, des douleurs lors des rapports sexuels ou encore une perte d’appétit.

Les symptômes se développent habituellement lorsque la tumeur a commencé à se propager dans les tissus et organes avoisinants.

Les signes qui doivent vous alerter

Certains symptômes justifient une consultation gynécologique sans délai :

  • Tout saignement vaginal survenant après la ménopause
  • Des saignements répétés après les rapports sexuels
  • Des saignements vaginaux en dehors de la période des règles
  • Des pertes vaginales inhabituelles, abondantes ou malodorantes
  • Des douleurs pelviennes persistantes inexpliquées
  • Une modification récente du cycle menstruel sans cause évidente

Ces symptômes ne signifient pas forcément un cancer

Il est essentiel de rappeler que les symptômes décrits ci-dessus ne sont absolument pas spécifiques du cancer du col de l’utérus. Dans l’immense majorité des cas, ils sont dus à des affections bénignes : infections génitales (mycoses, vaginoses, cervicites), polypes cervicaux ou endométriaux, fibromes utérins, endométriose, troubles hormonaux, lésions traumatiques du col ou ectropion cervical.

Seul un examen clinique gynécologique complet, éventuellement complété par des examens complémentaires, permettra d’établir un diagnostic précis. Il ne faut donc ni s’alarmer excessivement, ni négliger ces signes en repoussant une consultation.

L’importance de ne pas retarder la consultation

Même si ces symptômes sont le plus souvent dus à des causes bénignes, il est important de ne pas les ignorer. Un diagnostic précoce, dans le cas où il s’agirait effectivement d’un cancer du col de l’utérus, améliore considérablement les chances de guérison et permet d’envisager des traitements moins invasifs.

Du symptôme au diagnostic du cancer du col de l’utérus

Que se passe-t-il lors de la consultation ?

En cas de symptômes évocateurs, le médecin gynécologue procède à un examen clinique et gynécologique complet.

  • L’examen au spéculum : il permet d’observer directement le col de l’utérus et d’identifier d’éventuelles lésions visibles, ulcérations, masses ou saignements anormaux.
  • Le toucher vaginal : il permet d’apprécier la taille, la consistance et la mobilité du col de l’utérus, ainsi que l’état des organes pelviens.

examen spéculum col de l'utérus

Les examens complémentaires

Si l’examen clinique révèle des anomalies, ou en cas de symptômes persistants malgré un examen normal, des examens complémentaires sont réalisés.

La colposcopie

Cet examen consiste à observer le vagin et le col de l’utérus à l’aide d’un spéculum et d’une loupe binoculaire (colposcope). Le médecin insère d’abord un spéculum dans le vagin, afin d’en écarter les parois. Il examine ensuite la surface du col de l’utérus et du vagin à l’aide du colposcope, sorte de loupe munie d’une lumière à son extrémité. L’application de réactifs colorés (acide acétique, solution de Lugol) permet de révéler les éventuelles zones anormales.

Les biopsies

Le médecin prélève par biopsie un ou plusieurs échantillons de tissus provenant du col de l’utérus au niveau des zones suspectes. Cette procédure peut causer un léger inconfort, mais elle ne dure que quelques minutes. Après l’examen, il est possible que surviennent de faibles crampes abdominales s’apparentant aux douleurs menstruelles et de légers saignements vaginaux durant quelques jours.

La conisation

Lorsque les lésions du col sont plus difficilement accessibles ou plus étendues, le chirurgien réalise une biopsie conique ou conisation. Il découpe la partie du col suspecte en forme de cône et la retire. Cet examen est réalisé sous anesthésie (loco-régionale ou générale) en structure de chirurgie ambulatoire. Parfois, l’intervention permet de retirer toutes les cellules cancéreuses et aucun autre traitement n’est alors nécessaire. Durant deux à quatre semaines suivant la conisation, la patiente peut ressentir de légères crampes, de l’inconfort et des saignements vaginaux.

dépistage col de l'utérus

L’analyse anatomopathologique des prélèvements tissulaires permettra de confirmer ou d’infirmer le diagnostic de cancer du col de l’utérus, d’en préciser le type histologique et le grade.

Le lien avec le dépistage par frottis

Il est important de souligner que dans de nombreux cas, le cancer du col de l’utérus est diagnostiqué non pas suite à l’apparition de symptômes, mais dans le cadre du dépistage organisé par frottis cervico-utérin. Un résultat anormal au frottis conduira à la réalisation d’une colposcopie avec biopsies, permettant ainsi une détection précoce avant même l’apparition de signes cliniques.

Si un cancer du col de l’utérus est confirmé, des examens d’imagerie complémentaires (IRM pelvienne, scanner thoraco-abdomino-pelvien, TEP-scanner) seront réalisés pour évaluer l’extension de la maladie et déterminer le stade du cancer, permettant ainsi de proposer le traitement le plus adapté. Dans certains cas, la chirurgie robotique peut être envisagée pour le traitement du cancer du col de l’utérus.

Le dépistage du cancer du col de l’utérus : la meilleure arme contre cette maladie

Un programme national de dépistage organisé

Les cancers du col de l’utérus sont majoritairement provoqués par des virus de la famille des papillomavirus humains (HPV). Le HPV se transmet par voie sexuelle. Beaucoup de personnes sont touchées par un virus de la famille des HPV au cours de leur vie. Dans la grande majorité des cas, ce virus s’élimine naturellement de l’organisme. Toutefois, chez un petit pourcentage de personnes, les infections au HPV persistent et peuvent entraîner des lésions au niveau du col de l’utérus. Certaines de ces lésions peuvent évoluer vers une tumeur maligne ultérieurement.

Un programme national de dépistage du cancer du col de l’utérus a été mis en place par les autorités sanitaires en 2018. Il concerne à peu près 17,8 millions de femmes âgées de 25 à 65 ans. Ce programme de dépistage vise à diminuer le nombre de cancers du col de l’utérus et la mortalité imputable à cette pathologie. Il a aussi pour but de favoriser l’information et la qualité de suivi ou des soins des patientes.

Le dépistage organisé du cancer du col de l’utérus permet à toutes les femmes vivant en France d’accéder aux mêmes examens afin de repérer la maladie au plus tôt pour permettre une prise en charge rapide. On sait en effet que plus un cancer est diagnostiqué tôt, à un stade encore précoce, meilleures sont les chances de guérison sans rechute.

Comment se déroule le dépistage ?

Le dépistage consiste à réaliser auprès d’un professionnel de santé (médecin généraliste, sage-femme, gynécologue) un frottis du col de l’utérus. La consultation avec le professionnel de santé est prise en charge par votre caisse d’Assurance maladie et votre complémentaire santé.

Le frottis de dépistage se fait en cabinet de consultation et ne dure que quelques minutes. Le gynécologue introduit un spéculum et effectue le prélèvement de l’exocol et de l’endocol à l’aide d’une spatule ou d’une brosse. L’échantillon est ensuite envoyé et analysé au laboratoire. Pour assurer les meilleures conditions de performance du test, le frottis doit être réalisé en dehors des règles, à distance des rapports sexuels (>48h) et en l’absence d’infection cervico-vaginale ou de traitement local (crème, ovules…).

Les modalités de dépistage selon l’âge

Chez les femmes âgées de 25 à 29 ans : le test est un examen cytologique visant à rechercher la présence de cellules anormales au niveau du col utérin. Les deux premiers frottis sont réalisés à 1 an d’intervalle, puis à 3 ans si les résultats ne présentent pas d’anomalie.

Chez les femmes âgées de 30 à 65 ans : le test vise à contrôler la présence éventuelle du virus HPV à haut risque (test HPV-HR). Le frottis HPV-HR est à réaliser 3 ans après le dernier frottis normal, puis tous les 5 ans jusqu’à 65 ans en l’absence d’anomalie.

Un courrier de rappel vous est adressé automatiquement pour vous rappeler les modalités de dépistage en fonction de votre âge et de vos précédents examens.

La prévention par la vaccination

Afin de réduire le risque de contracter un virus de la famille des HPV, et donc de diminuer le risque de développer un cancer du col de l’utérus, deux solutions existent :

  • Un test de dépistage pour toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans
  • Un vaccin contre les papillomavirus humains (HPV), vivement recommandé pour toutes les adolescentes, et pour tous les jeunes garçons depuis janvier 2021 de 11 à 14 ans, avec un rattrapage vaccinal possible jusqu’à 19 ans

Le dépistage du cancer du col de l’utérus s’effectue par le biais d’un frottis cervico-utérin qui a pour but de détecter des lésions précancéreuses. Si des lésions sont découvertes, elles sont enlevées chirurgicalement lors d’une intervention appelée conisation.

Questions fréquentes sur les symptômes du cancer du col de l’utérus

Quels sont les premiers symptômes du cancer du col de l’utérus ?

Le premier signe d’alerte du cancer du col de l’utérus est un saignement vaginal anormal : après un rapport sexuel, en dehors des règles, ou après la ménopause. Des pertes vaginales inhabituelles, abondantes ou malodorantes peuvent également apparaître. Ces symptômes n’apparaissent généralement qu’une fois la tumeur développée ; aux stades précoces, la maladie est souvent totalement silencieuse, d’où l’importance du dépistage régulier.

Faut-il s’inquiéter si l’on n’a aucun symptôme ?

Non. Le cancer du col de l’utérus peut évoluer plusieurs années sans provoquer le moindre symptôme, ce qui rend le dépistage régulier par frottis essentiel, indépendamment de la présence ou non de signes d’alerte.

Quels sont les symptômes du cancer du col de l’utérus à un stade avancé ?

À un stade avancé, le cancer du col de l’utérus peut provoquer des douleurs pelviennes ou lombaires persistantes, des troubles urinaires (difficultés à uriner, sang dans les urines), des problèmes digestifs (constipation, douleurs à la défécation), un gonflement des jambes (lymphœdème), une fatigue intense, une perte de poids involontaire et une anémie. Dans les cas les plus graves, des fistules vésico-vaginales ou recto-vaginales peuvent se former.

Quelle est la différence entre le cancer du col de l’utérus et le cancer de l’utérus ?

Ce sont deux cancers distincts. Le cancer du col de l’utérus touche la partie basse de l’utérus, à la jonction avec le vagin, et est presque toujours causé par le papillomavirus HPV. Le cancer de l’utérus (cancer de l’endomètre) touche la muqueuse interne du corps utérin et concerne principalement les femmes ménopausées. Leurs facteurs de risque, symptômes et traitements sont différents.

Quand faut-il consulter un médecin pour un cancer du col de l’utérus ?

Il faut consulter un médecin ou gynécologue sans délai en cas de : saignements après la ménopause, saignements répétés après les rapports sexuels, saignements vaginaux en dehors des règles, pertes vaginales inhabituelles ou malodorantes, douleurs pelviennes persistantes inexpliquées. Ces symptômes sont le plus souvent bénins, mais seul un examen clinique permet d’établir un diagnostic précis et d’exclure un cancer.

Comment se déroule le dépistage du cancer du col de l’utérus en France ?

Le dépistage du cancer du col de l’utérus concerne toutes les femmes de 25 à 65 ans. Entre 25 et 29 ans, un frottis cytologique est réalisé tous les 3 ans (après deux premiers frottis à 1 an d’intervalle). De 30 à 65 ans, un test HPV-HR est effectué tous les 5 ans. Le frottis est réalisé par un médecin, sage-femme ou gynécologue, et pris en charge par l’Assurance maladie.

La fatigue est-elle un signe du cancer du col de l’utérus ?

La fatigue peut être associée au cancer du col de l’utérus, mais elle n’est jamais spécifique à cette maladie. Elle est généralement liée à une anémie provoquée par des saignements chroniques répétés. Une fatigue isolée a très peu de chances d’être liée à un cancer du col. En revanche, associée à des saignements anormaux ou d’autres symptômes, elle justifie une consultation gynécologique.

La vaccination contre le HPV protège-t-elle du cancer du col de l’utérus ?

Oui, la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) réduit significativement le risque de développer un cancer du col de l’utérus. Elle est recommandée pour toutes les adolescentes et, depuis janvier 2021, pour tous les garçons entre 11 et 14 ans, avec un rattrapage vaccinal possible jusqu’à 19 ans. La vaccination ne remplace toutefois pas le dépistage par frottis, qui reste indispensable pour toutes les femmes de 25 à 65 ans.

En résumé : quelle attitude adopter face à ces symptômes ?

Retenir un symptôme isolé ne doit ni rassurer à l’excès, ni inquiéter à l’excès : la plupart des signes décrits dans cet article ont des causes bénignes, mais aucun ne doit être ignoré ou minimisé s’il persiste. C’est la combinaison entre l’écoute de son corps et un suivi gynécologique régulier qui permet la prise en charge la plus précoce possible.

Parce que le cancer du col de l’utérus peut évoluer plusieurs années sans se manifester, le frottis reste l’outil de référence : il détecte les lésions avant même qu’elles ne provoquent le moindre symptôme, ce qu’aucune vigilance personnelle ne peut remplacer. Un dépistage à jour, associé si besoin à la vaccination contre le HPV, demeure la meilleure protection dont dispose une femme face à cette maladie.

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  7. “Dépistage du cancer du col de l’utérus : le test HPV-HR …”. has-sante.fr. Voir la source
  8. “Etat des lieux et recommandations pour le dépistage du …”. has-sante.fr. Voir la source


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