le suivi après un cancer de l'utérus

Le suivi après le traitement du cancer de l’utérus est une composante à ne pas dénigrer dans le traitement de la maladie. Les spécialistes du cancer (oncologues, chirurgien) et votre médecin de famille se partagent souvent cette responsabilité. Votre équipe de soins discute avec vous afin de décider quel suivi répond à vos besoins.

N’attendez pas le prochain rendez-vous fixé pour signaler tout nouveau symptôme et tout symptôme qui ne disparaît pas.

Le risque de réapparition (récidive) du cancer de l’utérus est plus élevé au cours des premières années qui suivent le traitement, un suivi étroit est donc nécessaire durant cette période.

Le suivi

Les visites de suivi après le traitement d’un cancer de l’utérus ont habituellement lieu les 3 mois pendant les 2 ou 3 premières années puis tous les 6 mois pendant les 3 années suivantes, puis une visite annuelle par la suite.

Lors d’une visite de suivi, votre équipe de soins vous posera habituellement des questions sur les effets secondaires du traitement et sur votre degré d’adaptation.

Votre médecin procédera à un examen physique, et pourra vous prescrire des examens, comme par exemple :
 Examens d’imagerie. Afin de vérifier la réaction au traitement ou de chercher la cause de nouveaux symptômes
 Une vérification des marqueurs tumoraux type CA 125, si ceux-ci étaient élevés avant la chirurgie.

La sexualité

Certains traitements du cancer peuvent occasionner chez les femmes des troubles sexuels qui rendent les relations sexuelles douloureuses ou difficiles. Une radiothérapie au bassin, par exemple, peut causer une sécheresse vaginale. La formation de tissu cicatriciel après une radiothérapie de la région pelvienne ou après certaines chirurgies du cancer de l’utérus peut également engendrer le rétrécissement du vagin (aussi appelé sténose vaginale). Certains traitements sont susceptibles d’entraîner une ménopause précoce chez la femme (on parle de ménopause provoquée par le traitement).
Certaines femmes risquent d’éprouver d’autres problèmes sexuels, comme la perte d’intérêt envers le sexe. La baisse de libido est fréquente pendant le processus diagnostique et le traitement.

 

L’importance du suivi psychologique

Un suivi psychologique est vivement conseillé. En effet, un cancer reste une épreuve douloureuse et même si on a la chance d’être bien entouré, les risques de développer une angoisse de récidive accompagnée d’un phénomène de deuil anticipé, une dépression ou encore une anxiété pathologique sont grands.

 

Docteur Sebban, Co-Fondateur L’Institut Rafaël – Maison de l’Après Cancer

 

Institut Rafaël bureaux

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