Quels sont les facteurs de risque de développer un cancer du col utérin?

Quels sont les facteurs de risque de développer un cancer du col utérin?

- mai 4, 2018
Quels sont les facteurs de risque de développer un cancer du col utérin?
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Le cancer du col de l’utérus est dans la plupart des cas consécutif à une infection liée à un virus. La maladie tumorale a ensuite une évolution lente. Les facteurs de risque de contracter ce virus sont donc aussi les facteurs de risque de développer un cancer du col utérin.

Le germe responsable du cancer du col de l’utérus est le Papillomavirus humain.

Il peut se contracter lors de relations sexuelles non protégées et ce risque augmente lorsque :

  • Les premiers rapports sexuels ont été précoces,
  • Les partenaires sexuels sont nombreux.

L’infection par certains stéréotypes de ce Papillomavirus, est alors responsable de lésions susceptibles de dégénérer en cancer, c’est ce qu’on appelle les « néoplasies cervicales intra-épithéliales ».

Le tabac et l’immunodépression acquise participent aussi au développement du cancer du col, en étant eux des facteurs de risque de persistance de l’infection par Papillomavirus.

 

Quels sont les symptômes du cancer du col de l’utérus?

Rarement, et à un stade avancé, il peut exister des symptômes locaux spécifiques, comme :

  • Des saignements survenant après les rapports sexuels,
  • Des saignements en dehors des règles,
  • Des pertes blanches,
  • Des douleurs pelviennes ou du bas du dos
  • Ou encore des douleurs provoquées par les rapports sexuels.

À un stade précoce, le cancer du col utérin n’est pas symptomatique, c’est pourquoi les femmes se situant dans la tranche d’âge concernée par le dépistage (25-65ans) doivent faire le FCU (frottis cervico-utérin), en dehors même de tout symptôme.

 

Existe-t-il un dépistage du cancer du col de l’utérus ?

Il existe un dépistage des lésions précancéreuses du cancer du col de l’utérus.

Ces lésions, appelées CIN pour néoplasies cervicales intra-épithéliales, peuvent régresser spontanément et sans traitement, ou se transformer plus tard en cancer.

L’intérêt du dépistage est de prendre en charge ces lésions à fort potentiel de malignité, une fois qu’elles sont encore bénignes, avant que celles-ci dégénèrent en cancer.

Ce dépistage s’adresse à toutes les femmes, qu’elles aient ou non des facteurs de risque de développer un cancer du col, et qu’elles aient ou non été vaccinées contre le HPV (Human Papilloma Virus), et ceci, de leur 25 à leur 65 ans.

Le FCU, ou test de Papanicolaou (test PAP) est un geste non douloureux, qui peut être réalisé par un médecin gynécologue, une sage-femme, un médecin traitant, dans un cabinet ou dans un centre de planification familiale.

La patiente est installée en position gynécologique afin que l’opérateur prélève des cellules du col de l’utérus et du vagin.

Le frottis est ensuite étalé sur une lame de verre pour être examiné au microscope à la recherche de cellules anormales.

Des études ont montré que 90% des cancers du col de l’utérus pourraient être évités si toutes les patientes réalisaient leur FCU dans les délais recommandés.

Le frottis est recommandé tous les trois ans, après deux frottis normaux réalisés à un an d’intervalle.

 

Que se passe-t-il si le frottis cervico-utérin revient positif ?

Si le frottis est positif, trois types de prise en charge peuvent être proposés à la patiente :

  • Un nouveau frottis à six mois
  • Un test de détection des HPV
  • Une colposcopie, qui est un examen permettant d’examiner le col utérin.

Un colorant peut être appliqué afin de mettre en évidence les lésions pré-cancéreuses et d’orienter les prélèvements biopsiques.

Au terme de ces examens complémentaires, et en fonction de leurs résultats, un bilan biologique complet et des biopsies cervicales pour analyse histologique des lésions peuvent être proposés.

Publié par Docteur Eric Sebban