Les méthodes de traitement du cancer du col de l’utérus

Les méthodes de traitement du cancer du col de l’utérus

- août 13, 2018
Les méthodes de traitement du cancer du col de l’utérus
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Le type de traitement du cancer du col de l’utérus est fonction de son stade et étendue au moment du diagnostic.

Les examens préliminaires permettront de préciser la taille de la tumeur, évaluer l’atteinte cervicale et extra-cervicale, en vue de planifier le traitement le plus adapté à votre cas.

 

Qu’est-ce que la conisation ?

La conisation est réalisée en cas de suspicion de dysplasie du col utérin ou de suspicion de carcinome in situ.

Il ne s’agit pas d’un test de dépistage, mais d’une intervention chirurgicale permettant de retirer une partie du col de l’utérus.

Elle a deux objectifs, traiter la pathologie localement, et obtenir un diagnostic de certitude de l’atteinte tumorale, par analyse histologique de la pièce opératoire.

Elle est réalisée par voie d’abord naturelle, et peut être pratiquée sous anesthésie locale, loco-régionale ou générale, en fonction de l’état de la patiente et de son choix, ainsi que les préférences du chirurgien pour chaque situation.

Ce geste ne cause pas de douleurs post-opératoires, mais peut être à l’origine, dans de rares cas, de complications telles que la survenue des saignements, ou l’apparition d’une sténose du col utérin (rétrécissement focal du calibre du col utérin).

 

Quels sont les traitements envisageables pour soigner le cancer du col utérin ?

Les différentes alternatives thérapeutiques dépendent du stade auquel le cancer est pris en charge.

Lorsque la tumeur est très petite et limitée au col de l’utérus deux types de prise en charge sont envisageables : une surveillance simple après conisation, ou un traitement chirurgical.

La chirurgie peut être conservatrice sur la fertilité, auquel cas seuls le col de l’utérus et les ganglions sont extraits, et on parle de « trachélectomie » pour l’ablation du col utérin.

Elle peut être aussi non conservatrice, consistant à retirer l’utérus et son environnement avoisinant (comme les ganglions). On parle « d’hystérectomie » pour le retrait de l’utérus.

Au stade précoce, la chirurgie est le plus souvent l’unique traitement nécessaire, mais une chimiothérapie, plus ou moins associée à une radiothérapie, est parfois proposée en complément si une atteinte ganglionnaire est décelable.

Lorsque la tumeur est petite, mais visible à l’œil nu, les options thérapeutiques possibles sont : la chirurgie, conservatrice ou non conservatrice, et la radiothérapie.

Il existe dans cette situation, deux types de radiothérapie : soit par application directe d’une source radioactive au contact de la tumeur, c’est la curiethérapie, soit par des rayons produits par un système en dehors de corps de la patiente, et dirigés vers la région atteinte, c’est la radiothérapie externe.

Dans ce cas aussi, si les ganglions pelviens sont atteints, une chimiothérapie peut être proposée de façon concomitante, dans le même temps, que la chirurgie.

Lorsque la tumeur est un peu plus grosse (plus de 4 centimètres) ou qu’elle a diffusé à l’environnement direct du col (vagin, vessie, rectum), le traitement le plus souvent proposé en première intention est la radio-chimiothérapie. La radio-chimiothérapie étant une association entre la radiothérapie externe, la chimiothérapie, et une curiethérapie.

Enfin, lorsque la tumeur a métastasé à des organes éloignés, la chimiothérapie, ou une radiothérapie, ou une association de ces deux traitements sera proposée en première intention.

Dans quels cas un traitement par cryothérapie ou par laser peut-il être proposé ?

Lorsque le col utérin est le siège de lésions bénignes, comme la présence d’un ectropion (éversion du col utérin), d’un condylome (petite excroissance due à l’infection par Papillomavirus), ou de néoplasie intra-épithéliale cervicale (CIN), une technique de destruction par vaporisation laser ou par cryothérapie pourra être envisagée.

 

Publié par Docteur Eric Sebban