L’intelligence artificielle : un outil capable de dépister le cancer du sein jusqu’à 5 ans à l’avance

L’intelligence artificielle : un outil capable de dépister le cancer du sein jusqu’à 5 ans à l’avance

Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont mis au point un outil d’intelligence artificielle (IA) capable de dépister un cancer du sein jusqu’à 5 ans avant sa formation. Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Radiology mardi 7 mai 2019.

On rappelle que le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme, et qu’il est diagnostiqué chaque année en France chez plus de 54 000 nouvelles patientes. Le pronostic des patientes est plus favorable quand le dépistage est réalisé précocement.

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Autopalpation du sein : modalités et conseils

Afin de compléter les examens réalisés dans le cadre du dépistage du cancer du sein, les médecins encouragent vivement toutes les femmes à pratiquer régulièrement une autopalpation mammaire. Cet examen s’inscrit dans une démarche d’autodépistage du cancer du sein, et peut parfois permettre de découvrir des maladies du sein, comme les tumeurs cancéreuses.

 

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Autopalpation du sein : modalités et conseils
Le cancer inflammatoire du sein : symptômes et traitements

Le cancer inflammatoire du sein : symptômes et traitements

Le cancer inflammatoire est un type rare de cancer du sein et représente moins de 4 % des types de cancer mammaire chez la femme.

Le cancer inflammatoire du sein est de forme agressive : il se développe de façon très rapide. Son diagnostic s’établit souvent à un stade déjà avancé, lorsque les cellules tumorales ont envahi les ganglions lymphatiques, ou que la tumeur s’accompagne de localisations secondaires (métastases).

 

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Le fibrome utérin : Définition, symptômes et traitement

Le fibrome utérin est la pathologie bénigne la plus couramment rencontrée chez la femme en France et touche entre 30 et 50 % des femmes. Cette affection survient essentiellement chez les femmes à partir de 30 ans, et tend à augmenter avec l’âge.

Le fibrome utérin (aussi appelé myome, ou léiomyome) est bénin : il n’y a pas de risque d’évolution vers un cancer utérin. Cependant, du fait de son développement au sein des cellules musculaires de l’utérus, et selon son volume ou sa vascularisation, il peut être source de symptômes handicapants pour la patiente (douleurs, saignements abondants pendant et en dehors des règles, anémie, troubles de la fertilité).

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Le fibrome utérin : Définition, symptômes et traitement
Le suivi après un cancer du col de l’utérus

Le suivi après un cancer du col de l’utérus

Après un cancer du col de l’utérus, il est indispensable de mettre en place un suivi régulier afin de s’assurer de l’absence de récidive de la maladie. Une surveillance régulière peut aussi être l’occasion pour les femmes de faire part au corps médical des difficultés rencontrées dans leur vie après-cancer, et aborder des sujets délicats comme la sexualité ou les troubles psychologiques.

Comment s’organise le suivi post-cancer du col de l’utérus ? La reprise d’une vie sexuelle épanouie après-cancer est-elle possible ? Voici quelques recommandations pour bien préparer l’après-cancer.

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Les stades et types de cancer du sein

Déterminer le stade et le grade du cancer du sein permet au médecin d’établir un pronostic et de choisir le traitement adéquat. Plus le stade et le grade sont bas, meilleur est le pronostic.

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Les stades et types de cancer du sein
L’anatomie du sein – pathologies bénignes et malignes du sein

L’anatomie du sein – pathologies bénignes et malignes du sein

Le sein est une région étendue entre la clavicule, l’aisselle et le milieu du sternum, apposé sur le muscle du grand pectoral.

Bien que présents également chez l’homme, les seins font partie de l’appareil reproducteur féminin en tant qu’organes accessoires, et comportent chez la femme plus de tissu mammaire, ainsi que des glandes mammaires qui servent à la production de lait maternel.

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Evolution de la chirurgie gynécologique et mammaire

Dans le domaine de l’oncologie mammaire, les techniques d’oncoplastie se sont généralisées de même que la technique du ganglion sentinelle.

La chirurgie minimale invasive se développe de plus en plus dans la pathologie bénigne.

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Evolution de la chirurgie gynécologique et mammaire
Traitement du cancer du col de l’utérus de stade précoce

Traitement du cancer du col de l’utérus de stade précoce

Chaque année, 2 920 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont diagnostiqués en France. Les chances de survie s’élèvent à 90 % quand sa prise en charge survient à un stade précoce.

 

Le traitement du cancer du col de l’utérus de stade précoce

Le cancer du col utérin touche le plus souvent les femmes autour de 40 ans, avec un pic de mortalité autour de 50 ans. Pris en charge à un stade relativement précoce, les chances de survie s’élèvent à 90 %, contre 35 % pour les cancers du col de l’utérus diagnostiqués à un stade avancé.

 

Cancer du col de l’utérus : définition des stades 1 et 2

Pour stadifier le cancer du col de l’utérus, on se réfère au système de classification FIGO, dont les deux premiers stades correspondent à un avancement précoce :

  • le stade 1 désigne les tumeurs de petite taille, n’ayant pas envahi l’extérieur du col de l’utérus ;
  • le stade 2 désigne les tumeurs qui se sont étendues localement aux paramètres ou à la partie supérieure du vagin.

 

Cancer du col de l’utérus de stade précoce : les traitements

Que la tumeur soit de stade précoce ou avancé, toutes les décisions thérapeutiques doivent être prises en réunion de concertation pluri disciplinaire ou un collège de médecins spécialisés en cancérologie prendra la décision thérapeutique.

Plusieurs traitements du cancer du col de l’utérus de stade précoce sont envisageables : la chirurgie, la radiothérapie (qui peut être une radiothérapie externe et/ou une curiethérapie) et la chimiothérapie. Ces trois traitements peuvent être envisagés seuls ou proposés conjointement, selon la nature de la tumeur, sa taille, ainsi que d’autres facteurs (âge de la patiente, désir de grossesse, présence de métastase, etc.).

 

Traitements du cancer du col de l’utérus de stade 1

Une conisation permet de prélever un fragment de tissu du col. Son analyse en laboratoire d’anatomopathologie révèle de précieuses informations quant à la taille et la nature de la tumeur cancéreuse. Les résultats de cette conisation influencent directement le choix thérapeutique.

 

Si la tumeur est de petite taille, invisible à l’œil nu :

Une chirurgie par hystérectomie est en général proposée (une chirurgie robotique pourra être envisagée), avec une possible ablation des paramètres et des ganglions lymphatiques du pelvis.

Afin de préserver l’utérus et de permettre aux patientes d’envisager une grossesse ultérieure, une chirurgie conservatrice peut être conseillée dans des cas très sélectionnés.

En cas d’envahissement des ganglions pelviens, on complétera cette chirurgie par une radiochimiothérapie concomitante.

 

Si la tumeur est limitée au col de l’utérus et visible sans microscope, mais que sa taille reste inférieure à 4 cm de grand axe :

Une chirurgie par colpohystérectomie élargie est la chirurgie la plus souvent envisagée dans le cadre des traitements du cancer du col de l’utérus de stade 1. Cette intervention consiste à retirer l’utérus en totalité, le tiers supérieur du vagin, les paramètres, les ovaires et les ganglions lymphatiques pelviens.

En cas de contre-indication à la chirurgie, une radiothérapie externe et une curiethérapie peuvent être proposées. Une curiethérapie seule peut également être envisagée avant une chirurgie par colpohystérectomie élargie.

Une chimiothérapie concomitante à la radiothérapie est proposée lorsque la chirurgie n’a pas permis de retirer la totalité des cellules cancéreuses sur les ganglions ou les marges de la pièce opératoire.

 

Traitement du cancer du col de l’utérus stade 2

Lorsque la tumeur est limitée au col de l’utérus et de taille supérieure à 4 cm de grand axe, ou si elle s’est propagée au-delà du col (partie supérieure du vagin, paramètres) le traitement principal privilégié est la radiochimiothérapie. Le traitement du cancer du col utérin de stade 2 associe donc majoritairement : une radiothérapie externe, une chimiothérapie et une curiethérapie.

Avant d’entreprendre ces traitements, il faut s’assurer de l’absence d’envahissement des ganglions lymphatiques par les cellules cancéreuses. L’analyse de ces ganglions peut être réalisée par imagerie, ou bien grâce à une chirurgie par lymphadénectomie, qui vise à enlever les ganglions pelviens et/ou lombo-aortiques.

Cette analyse est nécessaire afin de définir précisément la zone à irradier (pelvis +/- région lombo-aortique).

Une radiothérapie seule peut être envisagée dans les cas où un traitement par radiochimiothérapie ne serait pas réalisable.

Une chirurgie complémentaire peut également être proposée.

 

Risque d’évolution de la maladie

La tumeur maligne du col utérin est susceptible d’envahir les tissus voisins, et se propager à d’autres organes pour former des localisations secondaires (métastases).

Le traitement du cancer du col de l’utérus précoce parvient à un meilleur pronostic que celui d’un cancer du col de l’utérus à un stade avancé.

Il est nécessaire de pouvoir diagnostiquer le cancer du col de l’utérus à son stade le plus précoce pour maximiser le taux de réussite du traitement.

La biopsie mammaire – Modalité & intérêt dans le diagnostic du cancer du sein

La biopsie mammaire fait partie des examens complémentaires réalisés en cas de doute survenant lors des premiers examens de dépistage d’un cancer du sein.

 

Biopsie mammaire : qu’est-ce que c’est ?

La biopsie mammaire est un acte médical consistant à prélever des cellules ou tissus qui seront ensuite examinés en laboratoire d’anatomopathologie afin de déceler la présence éventuelle de cellules cancéreuses.

La biopsie est devenue indispensable dès lors que la mammographie ou l’échographie révèle une image suspecte. Les résultats d’une biopsie mammaire apportent de précieuses informations quant à la nature de la pathologie mammaire suspectée qu’il s’agisse d’une tumeur cancéreuse (maligne) ou non cancéreuse (bénigne). Elle est d’une aide inestimable pour affiner le diagnostic, et ainsi adapter la suite de la prise en charge (examens complémentaires, traitements, etc.).

 

Biopsie mammaire : quelles sont les modalités ?

Selon la nature de l’anomalie repérée lors du bilan sénologique (examen clinique des seins, mammographie, échographie mammaire), plusieurs types de biopsies mammaires peuvent être envisagés :

 

La ponction cytologique

Elle consiste à prélever des cellules dans le sein, à travers la peau, afin d’aider au diagnostic. Elle est généralement réalisée auprès d’un gynécologue, d’un chirurgien ou d’un radiologue, et ne nécessite pas d’hospitalisation ou d’anesthésie.

Bien que peu contraignante, on lui préfère la biopsie percutanée qui permet de prélever plus de tissu, et s’avère ainsi être plus précise pour le diagnostic.

 

La biopsie percutanée

Elle permet de prélever des tissus provenant de la masse découverte en mammographie ou échographie, à l’aide d’une aiguille à travers la peau.

Le diamètre de l’aiguille utilisée peut varier selon la taille et l’emplacement de la zone à ponctionner : on parle alors de microbiopsie (diamètre compris entre 3 et 5 mm) ou de macrobiopsie (diamètre compris entre 5 et 10 mm).

 

La biopsie stéréotaxique

Lorsque la lésion du sein est non palpable, peu visible en raison de sa petite taille ou que le sein présente des microcalcifications, le radiologue peut envisager de réaliser la biopsie sous guidage mammographique.

 

La biopsie échoguidée

Lorsque la lésion retrouvée est peu visible, non palpable, mais bien réceptive aux ultrasons, la réalisation d’une biopsie guidée par échographie peut alors être envisagée.

À la fin d’une biopsie, il peut être nécessaire de poser un « clip » (un repère sous forme d’agrafe métallique) afin de marquer l’endroit précis du prélèvement réalisé. Ce repérage est nécessaire en cas de décision de chirurgie mammaire.

Quelle que soit la nature de la biopsie, les cellules et tissus prélevés sont ensuite envoyés en laboratoire d’anatomopathologie pour être analysés au microscope. Cette étape est essentielle afin d’établir le diagnostic.

 

La biopsie chirurgicale

La biopsie chirurgicale est plus rarement effectuée. Elle est nécessaire lorsque la biopsie percutanée n’a pas été suffisante pour établir à elle seule le diagnostic de cancer (par exemple, dans le cas où le résultat de la biopsie percutanée est en contradiction avec les caractéristiques de l’image retrouvée lors de la mammographie ou l’échographie mammaire). Elle consiste à prélever une partie ou la totalité de la lésion observée, par chirurgie et sous anesthésie générale.

 

Comment se déroule une biopsie mammaire ?

Dans le cas d’une biopsie percutanée :

La biopsie percutanée ne nécessite pas de préparation particulière.

Le geste dure au maximum une heure, et ne nécessite pas d’hospitalisation, quelle que soit la technique utilisée. Le geste s’effectue sous anesthésie locale en hospitalisation de jour, ou en service de radiologie par un radiologue. Pour des raisons de sécurité, le geste peut être suivi d’un temps d’observation pouvant varier de 1 à 4 h.

Une biopsie peut nécessiter 2 ou 3 prélèvements.

Une légère douleur peut survenir dans les suites, disparaissant d’elle-même rapidement.

 

Dans le cas d’une biopsie chirurgicale :

La biopsie chirurgicale est réalisée sous anesthésie générale, en ambulatoire (la patiente entre le matin et ressort le soir) ou dans le cadre d’une hospitalisation. Une consultation d’anesthésie préopératoire est nécessaire afin d’évaluer les risques liés à cette anesthésie.

Le prélèvement est analysé au microscope par un médecin anatomopathologiste durant l’anesthésie. On parle alors d’examen extemporané.

Les résultats permettent de savoir immédiatement si le prélèvement est de nature cancéreuse. Il permet de définir quel type de chirurgie est le mieux adapté à la patiente.

Si une chirurgie s’avère effectivement nécessaire, le chirurgien en informe aussitôt la patiente afin d’accélérer la prise en charge.

Cet examen extemporané est complété par un prélèvement de la pièce opératoire. Selon les résultats finaux, il sera peut-être nécessaire d’effectuer une reprise chirurgicale.

Quelle que soit la nature de la biopsie, il est indispensable de signaler au médecin toute prise médicamenteuse (anticoagulants, Aspirine, etc.) pouvant engendrer des complications (saignements, hématome).

Dans les jours suivant l’examen, il est important de signaler au médecin tout ce qui peut paraître suspect (douleur, saignement, gonflement, hématome, etc.)

 

La biopsie mammaire – Modalité & intérêt dans le diagnostic du cancer du sein