L’après cancer de l’ovaire

L’après cancer de l’ovaire

- octobre 14, 2018
L’après cancer de l’ovaire
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Les examens de surveillance après un cancer de l’ovaire traité :

Comme tout cancer, le cancer de l’ovaire présente un risque de récurrence à moyen et long terme, d’autant plus qu’il s’agit d’un cancer de diagnostic souvent tardif et donc d’une prise en charge à un stade souvent évolué.

Le meilleur outil de prévention des récidives sera la surveillance rapprochée.

Celle-ci est organisée tous les 3 à 4 mois pendant 2 ans, puis tous les 6 mois pendant les trois années suivantes, et enfin tous les ans au-delà de 5 ans.

Lors de cette consultation, un interrogatoire exhaustif à la recherche de signes suspects sera effectué ainsi qu’un examen clinique complet comprenant un toucher vaginal ainsi qu’un examen gynécologique à l’aide d’un spéculum.

En cas de recours à une chimiothérapie ou immunothérapie, l’examen clinique comprendra systématiquement une recherche d’effets secondaires des traitements.

Lors du suivi, une échographie pelvienne pourra être réalisée.

Le dosage du marqueur tumoral CA-125 dans le sang aura d’autant plus d’intérêt que son taux était initialement augmenté au diagnostic de cancer.

En cas de doute, un scanner peut se révéler nécessaire.

 

Une grossesse après un cancer de l’ovaire est-elle envisageable ?

La réponse est non, le cancer de l’ovaire touche l’élément principal du système reproducteur de la femme.

Le traitement du cancer de l’ovaire peut devoir faire appel à des méthodes invasives, telles que la chirurgie dite « radicale », à savoir l’ablation des ovaires et de l’utérus, qui seront responsables de façon systématique d’une stérilité.

 

Reprendre une vie sexuelle normale après un cancer de l’ovaire : est-ce possible ?

L’ablation des organes sexuels par la chirurgie a souvent un impact sur la sécrétion d’hormones sexuelles. D’autre part, il est fréquent que les cancers gynécologiques soient vécus comme une altération de sa féminité ou de l’image corporelle.

Cela peut entraver la libido ainsi que l’état émotionnel. Il est donc tout à fait normal d’éprouver une diminution du désir sexuel ou des difficultés à reprendre une activité sexuelle normale.

Il est important d’anticiper ces problématiques en en parlant avec son gynécologue, le médecin référent ainsi que le conjoint avant et après tout traitement.

Un soutien psychologique permet souvent d’accompagner les troubles, trouver les mots adéquats, si besoin en présence partenaire.

 

Le soutien psychologique après un cancer de l’ovaire :

Le cancer de l’ovaire, comme tout cancer, vient souvent rompre un équilibre, physique et psychique aux conséquences parfois professionnelles et familiales.

Il est parfaitement normal de rencontrer différentes phases contrastées. Le recours à un psycho-oncologue peut grandement aider à traverser ce chemin.

Un psycho-oncologue est un psychologue spécialisé dans la prise en charge de patients cancéreux et de leurs proches.

Son aide est généralement proposée dès le diagnostic, mais peut s’avérer tout aussi nécessaire lors du suivi après le traitement.

 

BIBLIOGRAPHIE :

  1. http://cancerdelovaire.ch/la-rcidive-du-cancer-de-lovaire-traitement-aprs-une-rcidive-dun-cancer-ovarien
  2. http://cancerdelovaire.ch/
Publié par Docteur Eric Sebban