Cancer de l’utérus : les aspects épidémiologiques en France

Cancer de l’utérus : les aspects épidémiologiques en France

- avril 13, 2018
Cancer de l’utérus : les aspects épidémiologiques en France
Notez cet article

Le cancer de l’endomètre est le cancer gynécologique pelvien le plus fréquent en France, il se situe après le cancer du sein, du côlon, du poumon et les cancers de la peau chez la femme.

Quelles sont les tranches d’âge les plus touchées par le cancer de l’endomètre ?

L’âge moyen au moment du diagnostic est de 68 ans.

Le cancer de l’utérus touche préférentiellement les femmes de 60 à 70 ans, puis les femmes de 70 à 80 ans, et ensuite à titre équivalent les femmes de plus de 80 ans et celles de la tranche d’âge 50 à 60 ans.

Le cancer de l’endomètre chez la femme de moins de 50 ans reste plutôt rare et il est exceptionnel chez la femme de moins de 40 ans.

 

Quel est le pronostic vital du cancer de l’utérus ?

Le cancer de l’endomètre est considéré comme un cancer avec un pronostic intermédiaire.

La survie à 5 ans, tous stades confondus, est d’un peu plus de 80%.

Pour les stades localisés, les chances de guérison sont élevées, et le pronostic est bon avec une survie à 5 ans estimée à plus de 95%. Il s’agit de la situation de près de 70% des patientes diagnostiquées pour un cancer de l’utérus.

Pour les stades avec extension à distance, à un stade plus avancé, les chances de guérison sont plus faibles et la mortalité est plus importante, avec une survie relative à 5 ans estimée entre 15 et 20%.

Entre les deux stades, la survie à 5 ans est estimée aux alentours de 65%.

En 2009, le nombre de décès lié au cancer utérin en France était de 1 880 patientes (source : HAS).

 

Certaines femmes sont-elles plus touchées que d’autres ?

Les populations à risque sont les suivantes :

  1. Femmes avec antécédents familiaux de syndrome de Lynch
  2. Femmes avec antécédents familiaux d’HNPCC (syndrome de Cancer colique héréditaire sans Polypose)

 

Ces 2 groupes doivent faire l’objet d’une surveillance spécifique du fait d’une atteinte plus fréquente, et à un âge plus jeune, par le cancer de l’endomètre.

Le « spectre de cancer HNPCC » s’inscrit dans le cadre d’une maladie héréditaire.

Ce dernier facteur se positionne devant des antécédents familiaux au premier degré des cancers suivants :

 

Quels sont les facteurs de risque de cancer de l’endomètre ?

Le cancer de l’endomètre survient généralement chez la femme ménopausée.

L’obésité, le diabète et un traitement par Tamoxifène (Nolvadex) prescrit en traitement du cancer du sein sont considérés comme les principaux facteurs de risque du cancer utérin.

En effet, le rôle favorisant des œstrogènes a été démontré dans la survenue de ce cancer, et l’exposition aux œstrogènes est plus importante chez une femme qui n’a jamais eu de grossesse, et qui a eu une puberté précoce et/ou une ménopause tardive.

Le taux d’œstrogène est aussi plus élevé chez les patientes obèses.

Concernant les femmes sous Tamoxifène : Un dépistage préventif est organisé pour identifier des lésions précancéreuses de l’endomètre, en complément d’un suivi gynécologique rapproché avec des échographies pelviennes régulières.

En résumé : maintenir un poids dans les limites de la normale, lutter contre la sédentarité, et garder une activité physique et sportive permet de réduire activement le risque personnel de cancer de l’utérus.

Publié par Docteur Eric Sebban