L’intelligence artificielle : un outil capable de dépister le cancer du sein jusqu’à 5 ans à l’avance

L’intelligence artificielle : un outil capable de dépister le cancer du sein jusqu’à 5 ans à l’avance

Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont mis au point un outil d’intelligence artificielle (IA) capable de dépister un cancer du sein jusqu’à 5 ans avant sa formation. Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Radiology mardi 7 mai 2019.

On rappelle que le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme, et qu’il est diagnostiqué chaque année en France chez plus de 54 000 nouvelles patientes. Le pronostic des patientes est plus favorable quand le dépistage est réalisé précocement.

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Le fibrome utérin : Définition, symptômes et traitement

Le fibrome utérin : Définition, symptômes et traitement

Ce qu’il faut retenir

Le fibrome utérin est une tumeur bénigne fréquente, souvent sans symptôme. Lorsqu’il devient gênant, plusieurs traitements peuvent être proposés selon sa taille, sa localisation et les symptômes.

  • • Le fibrome est bénin et ne devient pas cancéreux.
  • • Il touche 30 à 50 % des femmes, principalement après 30 ans.
  • • Environ 50 % des fibromes sont asymptomatiques et nécessitent seulement une surveillance.
  • • Les principaux symptômes sont des règles abondantes, douleurs pelviennes, troubles urinaires et parfois une anémie.
  • • Les traitements vont des médicaments à la chirurgie, avec également la possibilité d’une embolisation.
  • • Les fibromes ont tendance à régresser après la ménopause.

Le fibrome utérin est la pathologie bénigne la plus couramment rencontrée chez la femme en France et touche entre 30 et 50 % des femmes. Cette affection survient essentiellement chez les femmes à partir de 30 ans, et tend à augmenter avec l’âge.

Qu’est-ce qu’un fibrome utérin ?

Le fibrome utérin (aussi appelé myome, ou léiomyome) est bénin : il n’y a pas de risque d’évolution vers un cancer utérin. Cependant, du fait de son développement au sein des cellules musculaires de l’utérus, et selon son volume ou sa vascularisation, il peut être source de symptômes handicapants pour la patiente (douleurs, saignements abondants pendant et en dehors des règles, anémie, troubles de la fertilité).

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Le suivi après un cancer du col de l’utérus

Après un cancer du col de l’utérus, il est indispensable de mettre en place un suivi régulier afin de s’assurer de l’absence de récidive de la maladie. Une surveillance régulière peut aussi être l’occasion pour les femmes de faire part au corps médical des difficultés rencontrées dans leur vie après-cancer, et aborder des sujets délicats comme la sexualité ou les troubles psychologiques.

Comment s’organise le suivi post-cancer du col de l’utérus ? La reprise d’une vie sexuelle épanouie après-cancer est-elle possible ? Voici quelques recommandations pour bien préparer l’après-cancer.

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Le suivi après un cancer du col de l’utérus
Traitement du cancer du col de l’utérus de stade précoce

Traitement du cancer du col de l’utérus de stade précoce

Chaque année, 2 920 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont diagnostiqués en France. Les chances de survie s’élèvent à 90 % quand sa prise en charge survient à un stade précoce.

 

Le traitement du cancer du col de l’utérus de stade précoce

Le cancer du col utérin touche le plus souvent les femmes autour de 40 ans, avec un pic de mortalité autour de 50 ans. Pris en charge à un stade relativement précoce, les chances de survie s’élèvent à 90 %, contre 35 % pour les cancers du col de l’utérus diagnostiqués à un stade avancé.

 

Cancer du col de l’utérus : définition des stades 1 et 2

Pour stadifier le cancer du col de l’utérus, on se réfère au système de classification FIGO, dont les deux premiers stades correspondent à un avancement précoce :

  • le stade 1 désigne les tumeurs de petite taille, n’ayant pas envahi l’extérieur du col de l’utérus ;
  • le stade 2 désigne les tumeurs qui se sont étendues localement à l’endomètre ou à la partie supérieure du vagin.

 

Cancer du col de l’utérus de stade précoce : les traitements

Que la tumeur soit de stade précoce ou avancé, toutes les décisions thérapeutiques doivent être prises en réunion de concertation pluri disciplinaire ou un collège de médecins spécialisés en cancérologie prendra la décision thérapeutique.

Plusieurs traitements du cancer du col de l’utérus de stade précoce sont envisageables : la chirurgie, la radiothérapie (qui peut être une radiothérapie externe et/ou une curiethérapie) et la chimiothérapie. Ces trois traitements peuvent être envisagés seuls ou proposés conjointement, selon la nature de la tumeur, sa taille, ainsi que d’autres facteurs (âge de la patiente, désir de grossesse, présence de métastase, etc.).

 

Traitements du cancer du col de l’utérus de stade 1

Une conisation permet de prélever un fragment de tissu du col. Son analyse en laboratoire d’anatomopathologie révèle de précieuses informations quant à la taille et la nature de la tumeur cancéreuse. Les résultats de cette conisation influencent directement le choix thérapeutique.

 

Si la tumeur est de petite taille, invisible à l’œil nu :

Une chirurgie par hystérectomie est en général proposée (une chirurgie robotique pourra être envisagée), avec une possible ablation des paramètres et des ganglions lymphatiques du pelvis.

Afin de préserver l’utérus et de permettre aux patientes d’envisager une grossesse ultérieure, une chirurgie conservatrice peut être conseillée dans des cas très sélectionnés.

En cas d’envahissement des ganglions pelviens, on complétera cette chirurgie par une radiochimiothérapie concomitante.

 

Si la tumeur est limitée au col de l’utérus et visible sans microscope, mais que sa taille reste inférieure à 4 cm de grand axe :

Une chirurgie par colpohystérectomie élargie est la chirurgie la plus souvent envisagée dans le cadre des traitements du cancer du col de l’utérus de stade 1. Cette intervention consiste à retirer l’utérus en totalité, le tiers supérieur du vagin, les paramètres, les ovaires et les ganglions lymphatiques pelviens.

En cas de contre-indication à la chirurgie, une radiothérapie externe et une curiethérapie peuvent être proposées. Une curiethérapie seule peut également être envisagée avant une chirurgie par colpohystérectomie élargie.

Une chimiothérapie concomitante à la radiothérapie est proposée lorsque la chirurgie n’a pas permis de retirer la totalité des cellules cancéreuses sur les ganglions ou les marges de la pièce opératoire.

 

Traitement du cancer du col de l’utérus stade 2

Lorsque la tumeur est limitée au col de l’utérus et de taille supérieure à 4 cm de grand axe, ou si elle s’est propagée au-delà du col (partie supérieure du vagin, paramètres) le traitement principal privilégié est la radiochimiothérapie. Le traitement du cancer du col utérin de stade 2 associe donc majoritairement : une radiothérapie externe, une chimiothérapie et une curiethérapie.

Avant d’entreprendre ces traitements, il faut s’assurer de l’absence d’envahissement des ganglions lymphatiques par les cellules cancéreuses. L’analyse de ces ganglions peut être réalisée par imagerie, ou bien grâce à une chirurgie par lymphadénectomie, qui vise à enlever les ganglions pelviens et/ou lombo-aortiques.

Cette analyse est nécessaire afin de définir précisément la zone à irradier (pelvis +/- région lombo-aortique).

Une radiothérapie seule peut être envisagée dans les cas où un traitement par radiochimiothérapie ne serait pas réalisable.

Une chirurgie complémentaire peut également être proposée.

 

Risque d’évolution de la maladie

La tumeur maligne du col utérin est susceptible d’envahir les tissus voisins, et se propager à d’autres organes pour former des localisations secondaires (métastases).

Le traitement du cancer du col de l’utérus précoce parvient à un meilleur pronostic que celui d’un cancer du col de l’utérus à un stade avancé.

Il est nécessaire de pouvoir diagnostiquer le cancer du col de l’utérus à son stade le plus précoce pour maximiser le taux de réussite du traitement. Le choix du meilleur chirurgien du cancer du col de l’utérus constitue un facteur tout aussi déterminant, notamment pour les stades précoces où la décision chirurgicale engage directement le pronostic et les possibilités de conservation de la fertilité.

La biopsie mammaire – Modalité & intérêt dans le diagnostic du cancer du sein

La biopsie mammaire fait partie des examens complémentaires réalisés en cas de doute survenant lors des premiers examens de dépistage d’un cancer du sein.

 

Biopsie mammaire : qu’est-ce que c’est ?

La biopsie mammaire est un acte médical consistant à prélever des cellules ou tissus qui seront ensuite examinés en laboratoire d’anatomopathologie afin de déceler la présence éventuelle de cellules cancéreuses.

La biopsie est devenue indispensable dès lors que la mammographie ou l’échographie révèle une image suspecte. Les résultats d’une biopsie mammaire apportent de précieuses informations quant à la nature de la pathologie mammaire suspectée qu’il s’agisse d’une tumeur cancéreuse (maligne) ou non cancéreuse (bénigne). Elle est d’une aide inestimable pour affiner le diagnostic, et ainsi adapter la suite de la prise en charge (examens complémentaires, traitements, etc.).

 

Biopsie mammaire : quelles sont les modalités ?

Selon la nature de l’anomalie repérée lors du bilan sénologique (examen clinique des seins, mammographie, échographie mammaire), plusieurs types de biopsies mammaires peuvent être envisagés :

 

1er type de Biopsie mammaire : La ponction cytologique

Elle consiste à prélever des cellules dans le sein, à travers la peau, afin d’aider au diagnostic. Elle est généralement réalisée auprès d’un gynécologue, d’un chirurgien ou d’un radiologue, et ne nécessite pas d’hospitalisation ou d’anesthésie.

Bien que peu contraignante, on lui préfère la biopsie percutanée qui permet de prélever plus de tissu, et s’avère ainsi être plus précise pour le diagnostic.

 

2nd type de Biopsie mammaire : La biopsie percutanée

Elle permet de prélever des tissus provenant de la masse découverte en mammographie ou échographie, à l’aide d’une aiguille à travers la peau.

Le diamètre de l’aiguille utilisée peut varier selon la taille et l’emplacement de la zone à ponctionner : on parle alors de microbiopsie (diamètre compris entre 3 et 5 mm) ou de macrobiopsie (diamètre compris entre 5 et 10 mm).

 

3eme type de Biopsie mammaire : La biopsie stéréotaxique

Lorsque la lésion du sein est non palpable, peu visible en raison de sa petite taille ou que le sein présente des microcalcifications, le radiologue peut envisager de réaliser la biopsie sous guidage mammographique.

 

4eme type de Biopsie mammaire : La biopsie échoguidée

Lorsque la lésion retrouvée est peu visible, non palpable, mais bien réceptive aux ultrasons, la réalisation d’une biopsie guidée par échographie peut alors être envisagée.

À la fin d’une biopsie, il peut être nécessaire de poser un « clip » (un repère sous forme d’agrafe métallique) afin de marquer l’endroit précis du prélèvement réalisé. Ce repérage est nécessaire en cas de décision de chirurgie mammaire.

Quelle que soit la nature de la biopsie, les cellules et tissus prélevés sont ensuite envoyés en laboratoire d’anatomopathologie pour être analysés au microscope. Cette étape est essentielle afin d’établir le diagnostic.

 

5eme type de Biopsie mammaire : La biopsie chirurgicale

La biopsie chirurgicale est plus rarement effectuée. Elle est nécessaire lorsque la biopsie percutanée n’a pas été suffisante pour établir à elle seule le diagnostic de cancer (par exemple, dans le cas où le résultat de la biopsie percutanée est en contradiction avec les caractéristiques de l’image retrouvée lors de la mammographie ou l’échographie mammaire). Elle consiste à prélever une partie ou la totalité de la lésion observée, par chirurgie et sous anesthésie générale.

 

Comment se déroule une biopsie mammaire ?

Dans le cas d’une biopsie percutanée :

La biopsie percutanée ne nécessite pas de préparation particulière.

Le geste dure au maximum une heure, et ne nécessite pas d’hospitalisation, quelle que soit la technique utilisée. Le geste s’effectue sous anesthésie locale en hospitalisation de jour, ou en service de radiologie par un radiologue. Pour des raisons de sécurité, le geste peut être suivi d’un temps d’observation pouvant varier de 1 à 4 h.

Une biopsie peut nécessiter 2 ou 3 prélèvements.

Une légère douleur peut survenir dans les suites, disparaissant d’elle-même rapidement.

 

Dans le cas d’une biopsie chirurgicale :

La biopsie chirurgicale est réalisée sous anesthésie générale, en ambulatoire (la patiente entre le matin et ressort le soir) ou dans le cadre d’une hospitalisation. Une consultation d’anesthésie préopératoire est nécessaire afin d’évaluer les risques liés à cette anesthésie.

Le prélèvement est analysé au microscope par un médecin anatomopathologiste durant l’anesthésie. On parle alors d’examen extemporané.

Les résultats permettent de savoir immédiatement si le prélèvement est de nature cancéreuse. Il permet de définir quel type de chirurgie est le mieux adapté à la patiente.

Si une chirurgie s’avère effectivement nécessaire, le chirurgien en informe aussitôt la patiente afin d’accélérer la prise en charge.

Cet examen extemporané est complété par un prélèvement de la pièce opératoire. Selon les résultats finaux, il sera peut-être nécessaire d’effectuer une reprise chirurgicale.

Quelle que soit la nature de la biopsie, il est indispensable de signaler au médecin toute prise médicamenteuse (anticoagulants, Aspirine, etc.) pouvant engendrer des complications (saignements, hématome).

Dans les jours suivant l’examen, il est important de signaler au médecin tout ce qui peut paraître suspect (douleur ou mastodynie, saignement, gonflement, hématome, etc.)

 

La biopsie mammaire – Modalité & intérêt dans le diagnostic du cancer du sein
Cancer du sein triple négatif : diagnostic et traitements

Cancer du sein triple négatif : diagnostic et traitements

Les progrès en matière de diagnostic du cancer du sein permettent aujourd’hui de classifier les différentes tumeurs malignes. Les cancers du sein les plus fréquents sont hormono-dépendants (c’est-à-dire que les hormones jouent un rôle dans la prolifération des cellules cancéreuses), et permettent ainsi des traitements ciblés.

De nature plus agressive que les autres, et semblant moins réceptif aux traitements ciblés, le cancer du sein triple négatif représente environ 17 % des cancers du sein. Il toucherait plus particulièrement les femmes de moins de 40 ans non ménopausées.

 

Le diagnostic du cancer du sein triple négatif

Comme pour tout cancer du sein, le dépistage doit se faire sur la base de plusieurs examens : examen physique, et mammographie bilatérale de dépistage. Les antécédents personnels et familiaux seront également recherchés. Ces premiers examens peuvent être complétés, en cas d’anomalie, par des examens complémentaires : échographie mammaire, biopsie mammaire, bilan sanguin, IRM, etc.

Mais c’est avec la biopsie que le diagnostic de cancer du sein triple négatif sera posé.

L’analyse immunohistochimique du statut des récepteurs hormonaux des cellules permet de diagnostiquer le cancer du sein triple négatif.

Cette analyse est effectuée par un laboratoire anatomopathologique sur une pièce de biopsie mammaire, qu’elle soit réalisée dans le cadre des examens complémentaires ou après analyse des tissus de la pièce opératoire.

Les trois éléments recherchés afin de pouvoir poser le diagnostic du cancer du sein triple négatif sont :

  • les récepteurs d’œstrogène,
  • les récepteurs de progestérone,
  • les récepteurs de la protéine HER2.

 

En l’absence de réponse de ces trois éléments (s’ils reviennent négatifs), on peut alors parler de cancer du sein triple négatif. Les cellules cancéreuses ne sont alors pas sensibles et influencées par les hormones.

 

Particularités du cancer du sein triple négatif

Le cancer du sein triple négatif est diagnostiqué le plus souvent chez des femmes jeunes et non ménopausées (moins de 40 ans), les femmes d’origine asiatique ou africaine.

Beaucoup de cancers du sein triple négatif sont diagnostic entre deux mammographies de dépistage régulièrement programmées, on parle alors de « cancer d’intervalle », ce qui requiert la plus grande vigilance.

Le cancer du sein triple négatif ne surexprime donc aucun des récepteurs hormonaux (œstrogène, progestérone) ni le récepteur HER2.

Il correspond à un statut immunohistochimique : les cellules cancéreuses ne contiennent aucun marqueur connu en leur surface, capable de répondre à une thérapie ciblée connue.

Le cancer du sein triple négatif regroupe ainsi plusieurs sortes de tumeurs cancéreuses de type et d’évolution différents. La plupart de ces tumeurs sont des carcinomes canalaires infiltrants de haut grade. Cependant, on peut aussi y retrouver d’autres types de cancer du sein de forme plus rare, avec un pronostic moins péjoratif (carcinome médullaire, carcinome sécrétant juvénile, carcinome apocrine, carcinome métaplasique…).

 

Traitement et évolution du cancer du sein triple négatif

La prise en charge thérapeutique pour le cancer du sein triple négatif comporte des similitudes avec le traitement de tous les cancers du sein.

Le traitement comprend souvent une chirurgie mammaire. Le type de chirurgie dépendra de la taille de la tumeur, de son emplacement, du type de tumeur et de sa possible propagation (chirurgie conservatrice ou tumorectomie, chirurgie non conservatrice ou mastectomie totale, mastectomie partielle, curage ganglionnaire…).

Une radiothérapie peut également être proposée dans les suites.

 

La chimiothérapie fait partie du traitement du cancer du sein triple négatif, et les mêmes associations chimiothérapeutiques que celles proposées dans les différents types de cancer du sein hormono-dépendants peuvent être envisagées.

En raison de l’absence de réponse aux récepteurs hormonaux et au récepteur HER2, le traitement par hormonothérapie serait inutile et n’est donc pas envisagé dans ce type de cancer.

Les risques de récidives précoces ou de métastases sont plus élevés avec le cancer du sein triple négatif. Un suivi rapproché est indispensable durant les 5 premières années post-diagnostic.

On rappelle que le cancer du sein triple négatif représente une faible proportion des cancers du sein (17 %). Cependant, ils sont responsables d’une plus grande proportion des décès survenant dans les cas de cancer du sein.

Le pic de récidive se situerait dans les 3 premières années, et diminuerait rapidement. Pour les autres types de cancer du sein, le risque de récidive est moins élevé, mais plus persistant au fils des ans.

 

Un suivi en alternance est généralement mis en place, permettant d’alterner les consultations entre le chirurgien, l’oncologue, et le radiothérapeute. Des examens complémentaires sont aussi effectués régulièrement (mammographie annuelle, etc.) pour s’assurer de l’absence d’anomalie ou de récidive.

Mammographies bilatérales : définition, modalités et intérêt ?

Le cancer du sein touche une femme sur 8. S’il est détecté et pris en charge tôt, le cancer du sein se guérit dans près de 9 cas sur 10. D’où l’importance de se faire suivre de façon rigoureuse afin d’identifier le plus tôt possible la moindre anomalie mammaire.

Le dépistage du cancer du sein repose sur deux examens complémentaires : la mammographie bilatérale et l’échographie mammaire.

Qu’est-ce que la mammographie bilatérale ?

La mammographie bilatérale est une radiographie des seins permettant d’obtenir, grâce aux rayons X, des images de l’intérieur du sein afin de détecter toute anomalie.

L’échographie permet, quant à elle, d’identifier plus précisément la nature d’une lésion identifiée par mammographie.

Mammographie bilatérale : quand doit-on pratiquer cet examen ?

Mammographie bilatérale quand doit-on pratiquer cet examen

Une mammographie bilatérale peut être proposée dans deux cas :

  • Dans le cadre du dépistage d’un cancer du sein (mammographie de dépistage) ;
  • En cas de symptômes présents chez la patiente (mammographie de diagnostic).

Mammographie bilatérale de dépistage

La mammographie est l’un des premiers examens réalisés dans le cadre du dépistage du cancer du sein. Elle permet de mettre en évidence à un stade encore précoce la moindre anomalie, même de petite taille, qu’elle soit ou non accompagnée de symptômes d’un cancer du sein.

La mammographie de dépistage peut être pratiquée dans plusieurs cas :

  • Lorsqu’une boule dans le sein suspecte est détectée après palpation,
  • Dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein (réalisé chez les femmes âgées de 50 et 74 ans),
  • Chez les patientes présentant des facteurs de risque (antécédents familiaux, personnels, etc.)

Mammographie bilatérale de diagnostic

La mammographie de diagnostic, quant à elle, est proposée en cas de symptômes découverts par la patiente ou son médecin (rougeur de peau, écoulement mamelonnaire, palpation d’une grosseur, etc.).

L’échographie mammaire complémentaire

En cas d’anomalie décelée sur une mammographie, une échographie mammaire doit être effectuée afin d’analyser plus finement la nature de la lésion découverte. Cet examen est très souvent proposé en complément d’une mammographie puisqu’il contribue à établir le diagnostic d’une lésion mammaire maligne ou bénigne comme un kyste, un adénofibrome ou un hamartome mammaire.

L’échographie permet, grâce aux ultrasons, de révéler les zones liquidiennes, les tissus mous, ainsi que les structures solides. Ces informations permettent d’améliorer les premiers résultats obtenus lors de la mammographie.

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Quelle préparation avant une mammographie bilatérale ?

Il n’existe aucune préparation particulière avant de passer une mammographie bilatérale.

On conseille cependant de ne pas appliquer de crème hydratante ou de parfum sur la poitrine avant l’examen, et de signaler toute prise médicamenteuse à l’équipe médicale.

Munissez-vous simplement de vos précédents clichés le jour de votre mammographie.

Mammographie bilatérale : comment se déroule l’examen ?

Cet examen se pratique dans un cabinet ou service de radiologie, par un médecin radiologue aidé d’un manipulateur en radiologie. La mammographie est effectuée grâce à un mammographe. Cet appareil émet des rayons X à faible dose afin d’obtenir des images du sein. La plupart des appareils sont aujourd’hui dotés d’une technologie de pointe produisent aujourd’hui des images numériques en haute définition.

Avant l’examen de la mammographie bilatérale

Le médecin vous accueillant vous interrogera sur votre historique médical, les antécédents familiaux, si vous êtes enceinte ou si vous pouviez l’être, si vous avez des prothèses mammaires, etc. Dans le cas où vous seriez ménopausée, le médecin vous demandera si vous suivez un traitement hormonal.

Mammographie bilatérale comment se déroule l’examenPendant la mammographie bilatérale

  • Après vous avoir correctement positionné sur l’appareil, la mammographie bilatérale est réalisée en position debout, torse nu.
  • Pour assurer des clichés de bonne qualité, il est nécessaire de comprimer chaque sein entre deux plaques afin de bien l’étaler. L’examen peut être désagréable et parfois légèrement douloureux chez certaines femmes, mais il ne dure que quelques secondes. Il ne comporte toutefois aucun risque pour la patiente. La procédure est nécessaire afin d’assurer une bonne lecture des images et éviter toute erreur engendrée par une superposition.
  • Dans le cas d’une mammographie bilatérale, on réalise les clichés un sein après l’autre.
  • Deux clichés par sein sont en général effectués afin de visualiser le sein sous différents angles : un de face, et un de côté.

Après la mammographie bilatérale

  • Une fois l’imagerie obtenue, le médecin pratiquera un examen clinique de vos seins (peau et mamelons). Il palpera donc vos seins et vos aisselles afin de vérifier la présence de ganglions anormaux.
  • Le médecin radiologue, à la fin de l’examen, vous recevra et vous fera part de ses premiers résultats. Les clichés, à destination de votre médecin, vous seront remis, ainsi qu’un compte rendu.

Combien de temps dure une mammographie de dépistage ?

La durée d’une mammographie bilatérale est habituellement d’une quinzaine de minutes. Cela comprend l’examen complet la préparation, la mise en place sur l’appareil et la prise des clichés).

Une échographie mammaire complémentaire est souvent proposée pour analyser plus en détail une anomalie décelée, ou quand les conditions de réalisation d’une mammographie sont difficiles (seins trop denses, jeune âge, grossesse, allaitement, etc.).

Découvrez notre article sur octobre rose 2025 : les nouveaux dispositifs pour encourager le dépistage dans le cadre de la prévention du cancer du sein.

Mammographie : les résultats

La double lecture

Mammographie la double lecture avis d'une medecinLa mammographie est un examen difficile à interpréter. Une double lecture augmente la fiabilité des résultats obtenus.

Aussi, dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein, les clichés sont systématiquement lus par deux radiologues. La première lecture est effectuée lors de l’examen, dans le cabinet de radiologie. Les clichés sont ensuite envoyés à un deuxième radiologue en externe, afin de réaliser une seconde analyse (double lecture).

Les résultats définitifs sont prêts à être transmis environ 2 semaines après la mammographie.

 

La classification ACR des mammographies

Les résultats d’une mammographie sont basés sur le système BIRADS de l’American College of Radiology (ACR) qui consiste à classer les images en 6 catégories d’anomalies mammographiques, que sont appelés “classification ACR” :

ACR 0

  • L’ACR 0 indique que des examens complémentaires doivent être effectués ou qu’un avis médical d’un tiers médecin est nécessaire.

ACR 1

  • La mammographie normale, ne révélant aucun problème médical.

ACR 2

  • L’ACR2 signifie que des anomalies bénignes ont été détectées, qui ne nécessitent ni surveillance ni examen complémentaire. Une mammographie ACR2 est donc sans aucune conséquence.

ACR 3

  • présence d’une anomalie probablement bénigne, surveillance à court terme (3 ou 6 mois) conseillée.

ACR 4

  • présence d’une anomalie indéterminée ou suspecte

ACR 5

  • présence d’une anomalie évocatrice d’un cancer

L’échographie mammaire complémentaire est indispensable pour obtenir des résultats complémentaires, et des informations déterminantes pour la suite de la prise en charge thérapeutique.

Une biopsie mammaire est réalisée dans le cas de résultats revenants ACR4 et ACR5.

Mammographie de dépistage : à quelle fréquence, tous les combien de temps ?

Quel délai entre 2 mammographies ?

Mammographie  les résultatsLa mammographie proposée dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein est à réaliser tous les 2 ans. Pendant ce laps de temps, il est recommandé d’observer une surveillance attentive de ses seins, et de consulter régulièrement votre médecin traitant et votre gynécologue. Une autopalpation régulière est nécessaire entre deux mammographies pour s’assurer de l’absence de toute anomalie.

Si toutefois des changements venaient à se manifester (grosseur dans le sein ou dans l’aisselle, rougeur, aspect « peau d’orange » de la peau du sein, rétraction mamelonnaire, écoulement anormal), une consultation auprès de votre médecin est vivement recommandée.

 

Qu'est-ce qu'une mammographie bilatérale ?

Une mammographie bilatérale est un outil de dépistage utilisé pour vérifier les anomalies du tissu mammaire. Cet examen permet de visualiser la structure de chaque sein qui va être radiographié dans 2 positions différentes de façon à visualiser l’ensemble du volume de la glande mammaire en vue de détecter toute anomalie.

Pourquoi ai-je besoin d'une mammographie diagnostique bilatérale ?

La mammographie bilatérale se justifie dans le cadre du suivi d'une évaluation ciblée chez certaines patientes. Si une masse est confirmée maligne, la femme se verra prescrire d’autres examens destinés à faire un bilan plus complet.

Les radiations émises par les mammographes sont-elles dangereuses ?

Avec des niveaux inférieurs à ceux des tomodensitogrammes ou des radiographies thoraciques classsiques, les niveaux de radiations émis lors des mammographes sont conformes aux directives médicales Françaises et totalement sûres.

Dans quels cas une mammographie bilatérale est recommandée ?

Une mammographie bilatérale peut être demandée si des anomalies sont détectées dans les deux seins lors d'une mammographie de dépistage, ou si une grosseur ou un autre symptôme est ressenti lors d'un examen des seins. Dans ces cas, la mammographie permettra de confirmer ou infirmer un diagnostic de cancer du sein.

Quand doit on envisager de faire une mammographie de dépistage ?

Le risque de développer un cancer du sein augmente après l’âge de 50ans, les mammographies de dépistage sont donc recommandées à toutes les femmes entre 50 et 74 ans sans symptômes et/ou facteurs de risque particuliers (autre que l’âge).

Mammographies bilatérales : définition, modalités et intérêt ?