L’intérêt de l’IRM mammaire et du TEP scanner dans le diagnostic du cancer du sein

L’intérêt de l’IRM mammaire et du TEP scanner dans le diagnostic du cancer du sein

Lorsqu’une masse suspecte a été détectée dans un sein, des examens complémentaires peuvent être prescrits afin de poser le diagnostic. C’est le cas de l’IRM mammaire et du TEP scanner qui sont parfois envisagés. Ces examens ne sont pas systématiquement proposés, mais peuvent présenter certains bénéfices dans des situations particulières.

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Ménopause et cancer du sein : un risque accru de développer un cancer à la suite des traitements hormonaux

Afin d’améliorer la prévention du cancer du sein, une étude épidémiologique alerte sur un risque accru de développer un cancer du sein chez les patientes traitées par traitement hormonal substitutif (THS) de la ménopause.

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Ménopause et cancer du sein : un risque accru de développer un cancer à la suite des traitements hormonaux
Les performances de la mammographie 3D pour diagnostiquer le cancer de sein

Les performances de la mammographie 3D pour diagnostiquer le cancer de sein

Le cancer du sein est le cancer responsable du plus grand nombre de décès chez les femmes. Si le taux de survie à 5 ans est en constante amélioration, le dépistage un cancer du sein reste au cœur des préoccupations pour assurer une prise en charge thérapeutique efficace. Plus le diagnostic est réalisé à un stade précoce, plus les chances de guérison sont élevées.

Les examens et analyses visant à améliorer la rapidité et l’efficacité de la détection des tumeurs sont en constante progression. C’est dans cette perspective que se pose la question des performances de la mammographie 3D face aux examens d’imagerie de référence.

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L’intelligence artificielle : un outil capable de dépister le cancer du sein jusqu’à 5 ans à l’avance

Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont mis au point un outil d’intelligence artificielle (IA) capable de dépister un cancer du sein jusqu’à 5 ans avant sa formation. Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Radiology mardi 7 mai 2019.

On rappelle que le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme, et qu’il est diagnostiqué chaque année en France chez plus de 54 000 nouvelles patientes. Le pronostic des patientes est plus favorable quand le dépistage est réalisé précocement.

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L’intelligence artificielle : un outil capable de dépister le cancer du sein jusqu’à 5 ans à l’avance
Autopalpation du sein : modalités et conseils

Autopalpation du sein : modalités et conseils

Afin de compléter les examens réalisés dans le cadre du dépistage du cancer du sein, les médecins encouragent vivement toutes les femmes à pratiquer régulièrement une autopalpation mammaire. Cet examen s’inscrit dans une démarche d’autodépistage du cancer du sein, et peut parfois permettre de découvrir des maladies du sein, comme les tumeurs cancéreuses.

 

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Le cancer inflammatoire du sein : symptômes et traitements

Le cancer inflammatoire est un type rare de cancer du sein et représente moins de 4 % des types de cancer mammaire chez la femme.

Le cancer inflammatoire du sein est de forme agressive : il se développe de façon très rapide. Son diagnostic s’établit souvent à un stade déjà avancé, lorsque les cellules tumorales ont envahi les ganglions lymphatiques, ou que la tumeur s’accompagne de localisations secondaires (métastases).

 

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Le cancer inflammatoire du sein : symptômes et traitements
Les stades et types de cancer du sein

Les stades et types de cancer du sein

Déterminer le stade et le grade du cancer du sein permet au médecin d’établir un pronostic et de choisir le traitement adéquat. Plus le stade et le grade sont bas, meilleur est le pronostic.

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L’anatomie du sein – pathologies bénignes et malignes du sein

Le sein est une région étendue entre la clavicule, l’aisselle et le milieu du sternum, apposé sur le muscle du grand pectoral.

Bien que présents également chez l’homme, les seins font partie de l’appareil reproducteur féminin en tant qu’organes accessoires, et comportent chez la femme plus de tissu mammaire, ainsi que des glandes mammaires qui servent à la production de lait maternel.

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L’anatomie du sein – pathologies bénignes et malignes du sein
La biopsie mammaire – Modalité & intérêt dans le diagnostic du cancer du sein

La biopsie mammaire – Modalité & intérêt dans le diagnostic du cancer du sein

La biopsie mammaire fait partie des examens complémentaires réalisés en cas de doute survenant lors des premiers examens de dépistage d’un cancer du sein.

 

Biopsie mammaire : qu’est-ce que c’est ?

La biopsie mammaire est un acte médical consistant à prélever des cellules ou tissus qui seront ensuite examinés en laboratoire d’anatomopathologie afin de déceler la présence éventuelle de cellules cancéreuses.

La biopsie est devenue indispensable dès lors que la mammographie ou l’échographie révèle une image suspecte. Les résultats d’une biopsie mammaire apportent de précieuses informations quant à la nature de la pathologie mammaire suspectée qu’il s’agisse d’une tumeur cancéreuse (maligne) ou non cancéreuse (bénigne). Elle est d’une aide inestimable pour affiner le diagnostic, et ainsi adapter la suite de la prise en charge (examens complémentaires, traitements, etc.).

 

Biopsie mammaire : quelles sont les modalités ?

Selon la nature de l’anomalie repérée lors du bilan sénologique (examen clinique des seins, mammographie, échographie mammaire), plusieurs types de biopsies mammaires peuvent être envisagés :

 

La ponction cytologique

Elle consiste à prélever des cellules dans le sein, à travers la peau, afin d’aider au diagnostic. Elle est généralement réalisée auprès d’un gynécologue, d’un chirurgien ou d’un radiologue, et ne nécessite pas d’hospitalisation ou d’anesthésie.

Bien que peu contraignante, on lui préfère la biopsie percutanée qui permet de prélever plus de tissu, et s’avère ainsi être plus précise pour le diagnostic.

 

La biopsie percutanée

Elle permet de prélever des tissus provenant de la masse découverte en mammographie ou échographie, à l’aide d’une aiguille à travers la peau.

Le diamètre de l’aiguille utilisée peut varier selon la taille et l’emplacement de la zone à ponctionner : on parle alors de microbiopsie (diamètre compris entre 3 et 5 mm) ou de macrobiopsie (diamètre compris entre 5 et 10 mm).

 

La biopsie stéréotaxique

Lorsque la lésion du sein est non palpable, peu visible en raison de sa petite taille ou que le sein présente des microcalcifications, le radiologue peut envisager de réaliser la biopsie sous guidage mammographique.

 

La biopsie échoguidée

Lorsque la lésion retrouvée est peu visible, non palpable, mais bien réceptive aux ultrasons, la réalisation d’une biopsie guidée par échographie peut alors être envisagée.

À la fin d’une biopsie, il peut être nécessaire de poser un « clip » (un repère sous forme d’agrafe métallique) afin de marquer l’endroit précis du prélèvement réalisé. Ce repérage est nécessaire en cas de décision de chirurgie mammaire.

Quelle que soit la nature de la biopsie, les cellules et tissus prélevés sont ensuite envoyés en laboratoire d’anatomopathologie pour être analysés au microscope. Cette étape est essentielle afin d’établir le diagnostic.

 

La biopsie chirurgicale

La biopsie chirurgicale est plus rarement effectuée. Elle est nécessaire lorsque la biopsie percutanée n’a pas été suffisante pour établir à elle seule le diagnostic de cancer (par exemple, dans le cas où le résultat de la biopsie percutanée est en contradiction avec les caractéristiques de l’image retrouvée lors de la mammographie ou l’échographie mammaire). Elle consiste à prélever une partie ou la totalité de la lésion observée, par chirurgie et sous anesthésie générale.

 

Comment se déroule une biopsie mammaire ?

Dans le cas d’une biopsie percutanée :

La biopsie percutanée ne nécessite pas de préparation particulière.

Le geste dure au maximum une heure, et ne nécessite pas d’hospitalisation, quelle que soit la technique utilisée. Le geste s’effectue sous anesthésie locale en hospitalisation de jour, ou en service de radiologie par un radiologue. Pour des raisons de sécurité, le geste peut être suivi d’un temps d’observation pouvant varier de 1 à 4 h.

Une biopsie peut nécessiter 2 ou 3 prélèvements.

Une légère douleur peut survenir dans les suites, disparaissant d’elle-même rapidement.

 

Dans le cas d’une biopsie chirurgicale :

La biopsie chirurgicale est réalisée sous anesthésie générale, en ambulatoire (la patiente entre le matin et ressort le soir) ou dans le cadre d’une hospitalisation. Une consultation d’anesthésie préopératoire est nécessaire afin d’évaluer les risques liés à cette anesthésie.

Le prélèvement est analysé au microscope par un médecin anatomopathologiste durant l’anesthésie. On parle alors d’examen extemporané.

Les résultats permettent de savoir immédiatement si le prélèvement est de nature cancéreuse. Il permet de définir quel type de chirurgie est le mieux adapté à la patiente.

Si une chirurgie s’avère effectivement nécessaire, le chirurgien en informe aussitôt la patiente afin d’accélérer la prise en charge.

Cet examen extemporané est complété par un prélèvement de la pièce opératoire. Selon les résultats finaux, il sera peut-être nécessaire d’effectuer une reprise chirurgicale.

Quelle que soit la nature de la biopsie, il est indispensable de signaler au médecin toute prise médicamenteuse (anticoagulants, Aspirine, etc.) pouvant engendrer des complications (saignements, hématome).

Dans les jours suivant l’examen, il est important de signaler au médecin tout ce qui peut paraître suspect (douleur, saignement, gonflement, hématome, etc.)

 

Cancer du sein triple négatif : diagnostic et traitements

Les progrès en matière de diagnostic du cancer du sein permettent aujourd’hui de classifier les différentes tumeurs malignes. Les cancers du sein les plus fréquents sont hormono-dépendants (c’est-à-dire que les hormones jouent un rôle dans la prolifération des cellules cancéreuses), et permettent ainsi des traitements ciblés.

De nature plus agressive que les autres, et semblant moins réceptif aux traitements ciblés, le cancer du sein triple négatif représente environ 17 % des cancers du sein. Il toucherait plus particulièrement les femmes de moins de 40 ans non ménopausées.

 

Le diagnostic du cancer du sein triple négatif

Comme pour tout cancer du sein, le dépistage doit se faire sur la base de plusieurs examens : examen physique, et mammographie de dépistage. Les antécédents personnels et familiaux seront également recherchés. Ces premiers examens peuvent être complétés, en cas d’anomalie, par des examens complémentaires : échographie mammaire, biopsie mammaire, bilan sanguin, IRM, etc.

Mais c’est avec la biopsie que le diagnostic de cancer du sein triple négatif sera posé.

L’analyse immunohistochimique du statut des récepteurs hormonaux des cellules permet de diagnostiquer le cancer du sein triple négatif.

Cette analyse est effectuée par un laboratoire anatomopathologique sur une pièce de biopsie mammaire, qu’elle soit réalisée dans le cadre des examens complémentaires ou après analyse des tissus de la pièce opératoire.

Les trois éléments recherchés afin de pouvoir poser le diagnostic du cancer du sein triple négatif sont :

  • les récepteurs d’œstrogène,
  • les récepteurs de progestérone,
  • les récepteurs de la protéine HER2.

 

En l’absence de réponse de ces trois éléments (s’ils reviennent négatifs), on peut alors parler de cancer du sein triple négatif. Les cellules cancéreuses ne sont alors pas sensibles et influencées par les hormones.

 

Particularités du cancer du sein triple négatif

Le cancer du sein triple négatif est diagnostiqué le plus souvent chez des femmes jeunes et non ménopausées (moins de 40 ans), les femmes d’origine asiatique ou africaine.

Beaucoup de cancers du sein triple négatif sont diagnostic entre deux mammographies de dépistage régulièrement programmées, on parle alors de « cancer d’intervalle », ce qui requiert la plus grande vigilance.

Le cancer du sein triple négatif ne surexprime donc aucun des récepteurs hormonaux (œstrogène, progestérone) ni le récepteur HER2.

Il correspond à un statut immunohistochimique : les cellules cancéreuses ne contiennent aucun marqueur connu en leur surface, capable de répondre à une thérapie ciblée connue.

Le cancer du sein triple négatif regroupe ainsi plusieurs sortes de tumeurs cancéreuses de type et d’évolution différents. La plupart de ces tumeurs sont des carcinomes canalaires infiltrants de haut grade. Cependant, on peut aussi y retrouver d’autres types de cancer du sein de forme plus rare, avec un pronostic moins péjoratif (carcinome médullaire, carcinome sécrétant juvénile, carcinome apocrine, carcinome métaplasique…).

 

Traitement et évolution du cancer du sein triple négatif

La prise en charge thérapeutique pour le cancer du sein triple négatif comporte des similitudes avec le traitement de tous les cancers du sein.

Le traitement comprend souvent une chirurgie mammaire. Le type de chirurgie dépendra de la taille de la tumeur, de son emplacement, du type de tumeur et de sa possible propagation (chirurgie conservatrice ou tumorectomie, chirurgie non conservatrice ou mastectomie totale, mastectomie partielle, curage ganglionnaire…).

Une radiothérapie peut également être proposée dans les suites.

 

La chimiothérapie fait partie du traitement du cancer du sein triple négatif, et les mêmes associations chimiothérapeutiques que celles proposées dans les différents types de cancer du sein hormono-dépendants peuvent être envisagées.

En raison de l’absence de réponse aux récepteurs hormonaux et au récepteur HER2, le traitement par hormonothérapie serait inutile et n’est donc pas envisagé dans ce type de cancer.

 

Les risques de récidives précoces ou de métastases sont plus élevés avec le cancer du sein triple négatif. Un suivi rapproché est indispensable durant les 5 premières années post-diagnostic.

On rappelle que le cancer du sein triple négatif représente une faible proportion des cancers du sein (17 %). Cependant, ils sont responsables d’une plus grande proportion des décès survenant dans les cas de cancer du sein.

Le pic de récidive se situerait dans les 3 premières années, et diminuerait rapidement. Pour les autres types de cancer du sein, le risque de récidive est moins élevé, mais plus persistant au fils des ans.

 

Un suivi en alternance est généralement mis en place, permettant d’alterner les consultations entre le chirurgien, l’oncologue, et le radiothérapeute. Des examens complémentaires sont aussi effectués régulièrement (mammographie annuelle, etc.) pour s’assurer de l’absence d’anomalie ou de récidive.

Cancer du sein triple négatif : diagnostic et traitements