Tumeur de l’utérus : Stade et grade des cancers de l’utérus – Carcinome de l’endomètre

Tumeur de l’utérus : Stade et grade des cancers de l’utérus – Carcinome de l’endomètre

Le grade et le stade du cancer sont des données précieuses pour affiner le diagnostic du cancer de l’utérus, élaborer un plan de traitement et connaître le pronostic.

L’équipe médicale doit connaître le stade et le grade d’un cancer de l’utérus afin de trouver le traitement adéquat pour chaque patient. On retrouve ces caractéristiques sur les examens d’imagerie et les analyses des prélèvements réalisées auprès d’un laboratoire d’anatomopathologie.

 

Grade des tumeurs cancéreuses de l’utérus – Carcinome de l’endomètre

Le grade du cancer de l’utérus permet de déterminer l’évolution du cancer et sa tendance à se propager. Il se base sur l’apparence et le comportement des cellules cancéreuses, comparativement aux cellules saines. On classe le cancer à l’aide d’un grade allant de 1 à 3. Plus le grade est élevé plus le risque d’expansion est élevé (croissance rapide).

Afin de définir le grade du cancer de l’utérus, les prélèvements de tissus de l’utérus sont examinés au microscope. On parle de cellules « différenciées » pour exprimer la différence entre les cellules cancéreuses et les cellules saines. Ainsi, les cellules cancéreuses de l’utérus de bas grade sont bien différenciées (forte ressemblance). Cela veut dire que leur aspect est quasi normal, et que leur évolution est lente, limitant le risque de propagation. En revanche, les cellules du cancer de l’utérus de haut grade sont peu différenciées (ressemblance lointaine) : leur aspect est plus atypique et leur évolution plus rapide, ce qui peut potentiellement évoquer un plus grand risque d’extension du cancer.

 

Carcinome de l’endomètre (cancer de l’utérus)

Pour ce type de cancer de l’utérus, le grade est établi en fonction de la classification histologique FIGO (Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique), basée selon la croissance en lamelle du pourcentage de cellules présentes au sein de la tumeur (composantes solides dans la tumeur). Ce système étudie également l’aspect anormal des cellules tumorales.

 

Le grade FIGO est exprimé selon 3 grades :

  • grade 1
  • grade 2
  • grade 3

 

Grade FIGO Description

1

Présence jusqu’à 5 % de composantes solides, cellules cancéreuses bien différenciées

2

Présence de composantes solides entre 6 et 50 %, cellules cancéreuses moyennement différenciées

3

présence de composantes solides à plus de 50 %, cellules cancéreuses peu différenciées

 

Sarcome de l’utérus

 

Plusieurs systèmes de classifications sont disponibles pour établir le grade d’un sarcome de l’utérus. Le plus utilisé est la classification FNCLCC (Fédération nationale des Centres de lutte contre le cancer), exprimé en additionnant plusieurs scores allant de 1 à 3 pour chaque composante : la différenciation, la fréquence des mitoses, ainsi que la nécrose tumorale.

Plus un score est bas, plus le grade est faible :

  • grade X : Impossible d’évaluer le grade ;
  • grade 1 : score total 2 – 3, risque métastatique faible ;
  • grade 2 : score total 4 – 5, risque métastatique réel ;
  • grade 3 : score total > 6, risque métastatique élevé.

 

 

Stade des tumeurs de l’utérus

Le stade du cancer de l’utérus estime la quantité de cancer présente dans le corps, ainsi que son étendue. Ce stade fait suite à l’évolution progressive de certaines anomalies comme les dysplasies cervicales, qui constituent souvent les premières lésions avant le développement d’un cancer invasif. Le cancer de l’utérus peut s’étendre aux ganglions lymphatiques, aux organes avoisinants, ou encore se propager à des parties du corps plus éloignées. Les examens complémentaires (imagerie, analyses sanguines, biopsie) permettent de définir la taille de la tumeur, son siège initial, ainsi que ses éventuelles localisations à distances. Ces informations sont importantes pour établir le diagnostic du cancer de l’utérus.

La classification FIGO est le système utilisé pour définir le stade d’un cancer de l’utérus (carcinome de l’endomètre, sarcome de l’utérus, ou carcinosarcome). Le stade, écrit généralement en chiffre romain, peut aller de 1 à 4. On emploie aussi les termes locaux (pas d’extension du cancer en dehors de l’utérus), régional (le cancer s’est propagé proche de l’utérus, notamment aux ganglions lymphatiques du bassin ou de l’aorte) ou distant (présence de localisation secondaire loin de la tumeur initiale) pour exprimer le degré d’extension de la tumeur cancéreuse.

Autres articles sur les stades du cancer de l’endomètre:

N’hésitez pas à consulter nos autres articles sur les stades du cancer de l’endomètre:

 

Carcinome de l’endomètre et carcinosarcome de l’utérus

  • Stade IA : tumeur présente dans l’endomètre, envahissement possible < la moitié du myomètre ;
  • Stade 1B : envahissement de la moitié ou plus du myomètre ;
  • Stade II : envahissement du col de l’utérus ;
  • Stade IIIA : envahissement de la séreuse utérine, et/ou des annexes (ovaires, trompes de Fallope, ligaments) ;
  • Stade IIIB : extension au vagin et/ou aux paramètres ;
  • Stade IIIC : les ganglions lymphatiques pelviens et/ou para-aortiques sont atteints ;
  • Stade IVA : la tumeur s’est propagée au revêtement de la vessie ou de l’intestin ;
  • Stade IVB : présence de métastases (poumons, foie, os…).

 

Sarcome de l’utérus

  • Stade IA : tumeur < 5 cm présente uniquement dans l’endomètre ;
  • Stade IB : tumeur > 5 cm présente uniquement dans l’endomètre ;
  • Stade IIA : envahissement des annexes ;
  • Stade IIB : envahissement d’autres tissus du bassin ;
  • Stade IIIA : extension à une région de l’abdomen ;
  • Stade IIIB : extension à au moins 2 régions de l’abdomen ;
  • Stade IIIC : les ganglions lymphatiques pelviens ou para-aortiques sont atteints ;
  • Stade IVA : la vessie ou le rectum sont envahis ;
  • Stade IVB : cancer métastatique (présence de localisations à distance).

Quelle espérance de vie pour les sarcomes utérins ?

L’espérance de vie varie selon les stades de la tumeur cancéreuse. Concernant le sarcome des tissus mous, le taux de survie atteint les cinq ans pour 65% des patients.

  • Environ 60% des sarcomes sont localisés. Cela signifie que la tumeur cancéreuse se trouve dans une seule zone du corps. Dans ce cas, l’espérance de survie est de 81% à 5 ans.
  • 15% des sarcomes présentent des métastases, c’est-à-dire la propagions du cancer aux différentes parties du corps. À 5 ans, le taux de survie des personnes atteintes de sarcome métastatique est de 16%.

Que signifie une grosseur dans l’utérus ?

Souvent, la découverte d’une tumeur cancéreuse à l’utérus a lieu dans ces circonstances :

  • Un examen gynécologique de routine et la découverte d’une grosseur dans l’utérus
  • Saignement en dehors des menstruations, souvent lors des rapports sexuels

Il se peut également que des grosseurs à l’utérus soient dues à un fibrome utérin.

Qu’est-ce que le carcinome de l’endomètre ?

Il s’agit d’un cancer touchant le corps de l’utérus, avec une présence d'une tumeur à l'utérus.

Combien de femmes sont touchées par une tumeur de l’utérus ?

Le carcinome de l’endomètre concerne 6% des cancers chez la femme.

Quels sont les symptômes du carcinome de l’endomètre ?

Il peut s’agir de saignements non justifiés ou de pertes malodorantes.

Comment réagir aux pertes de sang chez les femmes après la ménopause ?

Chez la femme ménopausée, les saignements doivent immédiatement être signalés à votre gynécologue.

Les modalités du diagnostic d’un cancer du col de l’utérus

Si votre médecin a retrouvé une anomalie lors d’un examen gynécologique ou un frottis cervico-utérin, ou en cas d’apparition de symptômes pouvant faire suspecter un cancer du col de l’utérus, des examens complémentaires doivent être réalisés. Ceux-ci permettent d’établir le diagnostic du cancer du col de l’utérus et d’évaluer son stade afin de proposer un traitement adapté.

 

Dans le cadre du dépistage du cancer du col de l’utérus, il est bon de rappeler qu’un frottis cervico-utérin régulier ainsi que la vaccination contre le papillomavirus sont les meilleurs moyens de prévenir le cancer du col de l’utérus. Un frottis cervico utérin peut révéler la présence de lésions précancéreuses qui peuvent être prises en charge avant qu’un cancer ne se développe.

 

Cancer du col de l’utérus : les symptômes

Un cancer du col utérin peut être détecté à un stade encore précoce lors d’un bilan gynécologique classique, sur un frottis de dépistage. Il peut être asymptomatique. Lorsque le cancer du col de l’utérus se développe, des symptômes peuvent apparaître, tels que :

  • des saignements suspects en dehors des règles, ou après un rapport sexuel ;
  • des pertes vaginales inhabituelles ;
  • des douleurs pelviennes, lombaires, ou encore à la pénétration durant les rapports sexuels.

 

Ces symptômes, bien que communs, doivent mettre la puce à l’oreille et motiver une consultation médicale.

 

 

Interrogatoire et examen gynécologique

Une consultation médicale auprès de votre médecin traitant ou de votre gynécologue permet de recueillir toutes les informations qui contribuent à l’élaboration du diagnostic de cancer du col de l’utérus, notamment : les antécédents familiaux, médicaux et chirurgicaux, les facteurs de risque…

Durant cette consultation, un examen gynécologique comprenant des touchers vaginal et rectal, un examen au spéculum, ainsi qu’une palpation abdominale et des aires ganglionnaires sont réalisés pour s’assurer de l’absence de lésion visible ou palpable.

 

 

Diagnostic du cancer de l’utérus : la biopsie

En cas d’anomalie décelée lors de la consultation médicale, la biopsie est conseillée et reste l’examen de référence dans le diagnostic du cancer du col de l’utérus. La biopsie permet de prélever des fragments de tissu au niveau de la lésion suspecte présente dans le col utérin. Elle peut être réalisée dans le cadre d’une colposcopie ou lors d’une conisation. Les analyses de ce prélèvement permettent de définir le type de tumeur cancéreuse, observer sa taille et sa possible extension aux vaisseaux lymphatiques voisins.

 

Biopsie par colposcopie

La colposcopie est l’examen pratiqué dans le but d’observer le vagin et le col de l’utérus grâce à un spéculum et un colposcope (une loupe munie de lumière). Cet examen est généralement pratiqué auprès du gynécologue. La colposcopie permet de rechercher les anomalies visibles des parois du vagin et du col utérin et de prélever des fragments de tissu par biopsie. Des saignements vaginaux peuvent apparaître dans les jours qui suivent cet examen, ainsi que quelques douleurs (type douleurs menstruelles).

 

Conisation du col de l’utérus (ou biopsie conique)

Lorsque la lésion est difficilement accessible pour en réaliser un prélèvement sous colposcopie, on réalise une conisation, ou biopsie conique, qui permet de prélever un fragment des tissus de la lésion sous forme conique. La conisation est réalisée en ambulatoire, sous anesthésie locorégionale ou générale.

Il est possible que ce geste soit suffisant pour retirer la totalité des cellules cancéreuses. Dans cette configuration, il n’y a pas de traitement complémentaire à réaliser.

Une sensation de gêne et des douleurs légères sont courantes dans le mois qui suit l’examen, il est recommandé d’éviter les rapports sexuels ou encore l’utilisation de tampons hygiéniques.

 

 

Examens complémentaires

Afin de déterminer si le cancer du col utérin s’est développé aux organes proches ou à d’autres parties du corps pour former des localisations secondaires, votre médecin peut demander la réalisation d’un bilan d’extension comprenant plusieurs examens.

Ces examens complémentaires sont utiles pour adapter le traitement à chaque patiente, selon leurs résultats.

L’IRM est généralement préconisée, mais il est possible que votre médecin recommande la réalisation d’un Pet Scanner, d’une cystoscopie (endoscopie de la vessie) ou encore d’une rectoscopie (endoscopie du rectum).

Un bilan sanguin est par ailleurs nécessaire au diagnostic du cancer du col de l’utérus pour vérifier, entre autres, le taux des marqueurs tumoraux.

 

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Les symptômes du cancer du col de l’utérus peuvent passer inaperçus et ne sont pas typiques d’un cancer. Aussi, si l’on recommande d’y être attentive et de consulter votre gynécologue ou médecin traitant en cas de doute, ils ne sont pas systématiquement synonymes de tumeur cancéreuse.

On rappelle qu’un dépistage du cancer du col de l’utérus est possible grâce à un suivi gynécologique régulier. La réalisation de frottis ou encore la vaccination contre le papillomavirus permettent de prévenir le cancer du col de l’utérus

Les modalités du diagnostic d’un cancer du col de l’utérus
Une nouvelle étude prometteuse pour prédire l’évolution des cellules cancéreuses dans le sein

Une nouvelle étude prometteuse pour prédire l’évolution des cellules cancéreuses dans le sein

Les premiers résultats d’une étude à grande échelle viennent d’être révélés par Breast International Group (BIG). Baptisée Aurora, elle permet d’étudier le parcours des cellules cancéreuses lors de leur migration, afin de cartographier les chemins empruntés vers les autres parties du corps. Cela permettrait de découvrir pourquoi certains patients sont prédisposés à développer un cancer du sein métastasé. Les données permettraient également d’élaborer de nouvelles thérapies pour le cancer du sein de stade avancé.

Pour mémoire, un cancer du sein sur trois est de stade avancé, c’est-à-dire que des cellules malignes ont migré vers d’autres localisations du corps pour former des métastases. Le cancer du sein métastasé reste difficile à traiter et est responsable de la majorité des décès liés au cancer du sein.

 

Cartographier les itinéraires empruntés par les cellules cancéreuses

Le programme de recherche Aurora a pour but d’analyser un panel de gènes à différents stades du cancer du sein. En étudiant les itinéraires empruntés par les cellules cancéreuses, il serait possible d’anticiper leurs mouvements et d’utiliser de nouvelles thérapies du cancer du sein de manière plus ciblée pour les bloquer. Les données collectées permettraient d’enrayer le processus métastatique de la maladie en bloquant la migration des cellules cancéreuses.

Le Dr Philippe Aftimos, co-chercheur principal de l’étude, et responsable du développement des essais cliniques à l’Institut Jules Bordet à Bruxelles en Belgique, a annoncé les premiers résultats de l’étude lors du congrès ESMO de Berlin en Allemagne, qui a eu lieu en mai dernier. Les résultats de 381 patients inclus au sein de l’étude (sur les 1000 prévus) ont permis d’identifier des altérations génomiques en nombre important dans les localisations secondaires à mettre en relation avec le développement des cellules cancéreuses, ainsi qu’une résistance aux traitements habituels de référence.

Les scientifiques considèrent qu’une partie des altérations moléculaires ainsi reconnues pourraient aider les oncologues lors du choix des traitements. Des essais cliniques spécifiques pourraient être ainsi envisagés pour plus de patients.

Des échantillons sanguins ont aussi été étudiés : l’analyse de fragments d’ADN tumoral révèle chez certains patients la présence des altérations moléculaires qui ne seraient pas observées lors des biopsies de lésion tumorale. L’environnement immunitaire tumoral est actuellement toujours en analyse, les résultats seront révélés au fur et à mesure de l’avancée de l’étude. Ces données peuvent jouer un rôle déterminant dans le suivi de la maladie cancéreuse.

 

Aurora : le programme de recherche sur le cancer du sein en pratique

L’étude Aurora est conduite par BIG, de façon conjointe avec l’Unité de soutien aux essais cliniques de l’Institut Jules Bordet de Bruxelles, en Belgique. BIG est le réseau de groupes de recherche universitaire le plus important en termes de recherche sur le cancer du sein.

Le programme clinique va collecter pendant 10 ans des milliers d’échantillons de sang et de tissu tumoral afin de générer un catalogue de données cliniques et génétiques sur le cancer du sein métastatique.

Afin d’assurer la cohérence des analyses et éviter les divergences d’interprétation, toutes les données recueillies seront analysées au sein du même laboratoire durant toute la durée du programme. Une plateforme informatique a été créée à cet effet, permettant aux scientifiques impliqués au sein de l’étude d’enregistrer les données cliniques des patients, mais également d’examiner les rapports d’analyses en temps réel.

La collecte des échantillons et des données cliniques est effectuée auprès de tous les patients inclus au sein du programme Aurora, par plusieurs hôpitaux à travers différents pays. 12 pays participent à cette étude (Belgique, Allemagne, Islande, Italie, Luxembourg, Portugal, Pologne, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni et Autriche). Les échantillons sont systématiquement envoyés au laboratoire central après leur prélèvement. Les chercheurs étudieront ensuite pas moins de 411 gènes grâce à des techniques de séquençage modernes, afin de repérer les éventuelles altérations. Les résultats sont alors interprétés par une équipe pluridisciplinaire d’experts afin d’identifier les anomalies potentiellement présentes. Ces anomalies pourraient être corrélées à l’évolution du cancer du sein en tumeur métastatique.

 

Les échantillons sont prélevés chez les patients lors du diagnostic initial de cancer du sein non métastatique, mais également sur des lésions secondaires chez les patients présentant des métastases ou une récidive de la maladie. Ces prélèvements seront renouvelés tous les 6 mois pendant une durée de 10 ans, afin de suivre l’évolution de la maladie et repérer les modifications au sein des cellules tumorales.

Cette banque de données inédite permettra d’envisager de nouvelles études cliniques dans le but de concevoir de nouvelles thérapies du cancer du sein, plus ciblées, qui pourront agir plus efficacement sur les cancers du sein métastatique.

 

Sources :

Les traitements de la récidive d’un cancer du col de l’utérus

Après avoir suivi un traitement dans le cadre d’un cancer du col utérin, il arrive que celui-ci récidive. Il peut réapparaître soit à l’emplacement d’origine, soit dans une zone limitrophe comme une partie de l’utérus ou divers organes du bassin. La récidive peut aussi avoir lieu sous forme de localisation plus à distance du siège primitif du cancer de l’utérus, et même s’étendre à d’autres parties du corps.

Lorsque le diagnostic de cancer de l’utérus récidivant a été établi, un plan de traitement personnalisé est proposé en concertation avec l’équipe médicale. Il dépend de la zone de récidive et de son étendue, du traitement réalisé au préalable pour traiter la tumeur initiale, ainsi que des souhaits de la patiente. Les traitements d’un cancer du col utérin récidivant peuvent comprendre plusieurs approches : la chimiothérapie, la radiothérapie, la chirurgie, les traitements ciblés, ou encore la combinaison de plusieurs de ces thérapeutiques.

 

Chirurgie

Dans le cas d’une récidive de cancer du col de l’utérus, un geste chirurgical peut être envisagé. Il est possible de réaliser une exentération pelvienne, si la récidive survient au niveau du bassin sans propagation à la paroi latérale de celui-ci. Le cas échéant, une pelvectomie peut être retenue.

Si le cancer du col de l’utérus récidive au niveau local, au sein du col ou du corps de l’utérus, et si la patiente a déjà bénéficié d’une radiothérapie lors du traitement initial, peut se discuter une indication d’hystérectomie totale.

Lorsque le cancer utérin récidive à distance de la localisation primitive (dans une autre partie du corps) on ne retient pas l’indication de chirurgie, qui ne présente alors que peu de bénéfices.

 

Chimiothérapie

La chimiothérapie est souvent l’option retenue comme traitement du cancer du col de l’utérus récidivant. Elle permet d’agir sur les symptômes causés par la tumeur et soulager les douleurs.

Elle peut être administrée en associant plusieurs agents chimiothérapeutiques (en première ligne), ou en monothérapie. Les associations d’agents chimiothérapeutiques les plus couramment proposées pour traiter le cancer du col de l’utérus sont :

 

  • Cisplatine – Ifosfamide (IFEX)
  • Cisplatine – Paclitaxel (TAXOL)
  • Cisplatine – Gemcitabine (GEMZAR)
  • Cisplatine – Topotécan (HYCAMTIN)
  • Paclitaxel (TAXOL) – Topotécan (HYCAMTIN)

 

Les médicaments suivants peuvent également être administrés, en fonction de l’indication : TAXOTERE (Docétaxel), 5-FU (5-fluorouracil), NAVELBINE (Vinorelbine), ADRIAMYCIN (Doxorubicine), etc.

 

Radiothérapie

La radiothérapie est une des possibilités thérapeutiques de la récidive du cancer du col de l’utérus. L’irradiation peut être réalisée soit par radiothérapie externe, soit par curiethérapie. Le plan thérapeutique peut comprendre l’association de ces deux formes, après avoir respecté un délai de quelques jours entre les deux. Le protocole de soins est adapté à chaque patiente. La radiothérapie externe s’étale sur plusieurs semaines et inclut des séances quotidiennes, de courte durée. La curiethérapie, quant à elle, ne nécessite que très peu de séances et permet d’irradier en interne la zone concernée par la récidive.

La radiothérapie, quel que soit son mode d’administration, permet d’agir sur les symptômes de la maladie, soulager les douleurs, ou encore stopper un saignement. On l’envisage aussi dans le cadre d’un traitement palliatif, lorsqu’il s’agit d’un stade avancé.

Elle peut être délivrée seule en traitement de principal ou combinée à une chimiothérapie de façon conjointe afin de potentialiser les effets de l’irradiation.

 

Thérapies ciblées

L’équipe médicale responsable de la prise en charge thérapeutique de la récidive du cancer du col de l’utérus peut proposer une thérapie ciblée, que l’on associe couramment à de la chimiothérapie. Le médicament le plus souvent proposé est l’AVASTIN.

 

Essais cliniques

Une inclusion dans un essai thérapeutique est parfois envisageable, au cas par cas. La décision de rejoindre un essai clinique doit être discutée lors d’une consultation auprès de l’oncologue médical. Il permet de tester l’efficacité de nouvelles associations médicamenteuses dans le cadre du traitement du cancer.

Une récidive de cancer peut survenir même après une prise en charge thérapeutique globale initiale. Elle apparaît souvent après une période de rémission où aucun signe clinique d’appel n’est observé. La prise en charge d’une récidive de cancer du col de l’utérus doit faire l’objet de nouveaux examens complémentaires permettant de confirmer le diagnostic, et d’une nouvelle RCP afin de proposer les meilleurs soins possible pour chaque patiente.

Un suivi alterné auprès de tous les professionnels de santé engagés dans le traitement initial du cancer est indispensable, ainsi que la réalisation d’examens de contrôle réguliers. Ces éléments permettent d’évaluer la rémission du cancer et de détecter, le plus rapidement possible, la présence de signes cliniques pouvant faire suspecter la présence de récidive.

Les traitements de la récidive d’un cancer du col de l’utérus
La Radiothérapie pour traiter le cancer du col de l’utérus

La Radiothérapie pour traiter le cancer du col de l’utérus

La radiothérapie est utilisée dans le cadre du traitement du cancer du col de l’utérus. C’est un traitement locorégional (seule la zone où est/était située la tumeur maligne est traitée, et parfois les tissus avoisinants) qui nécessite des séances régulières de rayonnements ionisants très ciblés, sur une période de plusieurs semaines.

Le traitement par radiothérapie pour traiter le cancer de l’utérus peut être associé à une chimiothérapie concomitante, et est délivré soit de façon externe (radiothérapie externe) soit de façon interne (curiethérapie) afin de détruire les cellules tumorales et éviter leur prolifération. Ces deux techniques sont souvent réalisées l’une à la suite de l’autre afin d’accroître leur efficacité dans le traitement du cancer de l’utérus.

 

Principes de la radiothérapie

Plusieurs raisons peuvent motiver le choix d’une radiothérapie pour traiter le cancer de l’utérus : détruire les cellules cancéreuses restantes après un traitement chirurgical et/ou une chimiothérapie, réduire la taille d’une tumeur avant une chirurgie, limiter le risque de récidive, soulager une douleur ou encore réduire les symptômes entraînés par un cancer de l’utérus de stade avancé.

La radiothérapie nécessite la mobilisation d’une équipe polyvalente, sous la conduite de l’oncologue radiothérapeute : des manipulateurs en radiologie, un physicien médical, ainsi qu’un dosimétriste.

La technique varie en fonction du dossier de la patiente. Le plan thérapeutique, les modalités de délivrance (nombre de séances, fréquence, dose par séance), ainsi que les effets secondaires précoces et tardifs possibles sont communiqués à la patiente lors de la première consultation auprès de l’oncologue radiothérapeute. Les doses sont exprimées en Gray (Gy).

 

 

Radiothérapie externe du cancer de l’utérus

Avant de commencer les séances d’irradiation, le traitement nécessite de réaliser un scanner de repérage (ou scanner de simulation) afin de repérer la zone à traiter et protéger les organes à risques. Cette étape permet de calculer de façon très précise la distribution de la dose (par le dosimétriste) nécessaire au traitement et de trouver la position optimale pour administrer les rayons. Cette position sera à reproduire à chaque séance.

Le dossier est ensuite étudié en dosimétrie afin de déterminer la répartition des doses de rayons sur la zone à traiter. Le médecin, le physicien et le dosimétriste étudient les possibilités de traitement (en prenant en compte également les précédents champs d’irradiation en cas d’antécédent de radiothérapie) afin d’optimiser l’irradiation de la tumeur. La dose est réévaluée après quelques séances de traitement, ainsi qu’à chaque modification : il s’agit de la dosimétrie in vivo. Cette mesure de sécurité est mise en place pour s’assurer de la bonne concordance entre la dose prescrite et la dose délivrée.

L’étape suivante consiste, selon les équipements du service, à réaliser soit une mise en place (repositionnement des champs repérés lors du scanner de simulation dans les conditions de traitement), soit une première séance directement.

Les séances de radiothérapie externe sont délivrées généralement en ambulatoire et ne durent pas plus de 10 à 15 minutes et comprends le temps de déshabillage, l’installation sur la table et l’irradiation. Une hospitalisation peut être envisagée si le lieu de résidence est éloigné du lieu de traitement, ou si l’état général de la patiente ne permet pas des allers/retours quotidiens répétés sur plusieurs semaines.

La salle de traitement est protégée contre les rayonnements ionisants. Par ailleurs, les séances ne rendent pas radioactif. Aucune précaution particulière n’est nécessaire à la suite des séances de radiothérapie externe.

Lors de la séance, un manipulateur procédera à votre installation dans la position définie au préalable lors du scanner de simulation. L’irradiation nécessite une immobilité totale puisque les faisceaux sont dirigés de façon très précise sur la zone à traiter. La patiente êtes seule dans la salle lors de cette étape, une caméra vidéo et un interphone permettent de communiquer avec les manipulateurs tout au long de la séance.

L’appareil tourne autour de la patiente sans contact direct. La séance ne provoque aucune douleur ou sensation particulière lors de la délivrance des rayons.

Une consultation est prévue auprès de l’oncologue radiothérapeute une fois par semaine afin de s’assurer de la bonne tolérance du traitement.

Les effets secondaires précoces ou tardifs possibles de la radiothérapie externe pour traiter le cancer du col de l’utérus sont : troubles digestifs, troubles génito-urinaires, troubles cutanés, fatigue, ou fistule.

 

Radiothérapie interne du cancer de l’utérus

La radiothérapie interne, ou curiethérapie permet de placer des sources radioactives (iridium ou césium) soit au contact de la tumeur soit directement à l’intérieur de celle-ci. La première technique consiste à insérer les éléments radioactifs dans un applicateur que l’on introduit dans le vagin, contre la tumeur : c’est la curiethérapie endocavitaire. Dans le cadre du traitement du cancer du col utérin, c’est l’indication la plus fréquemment retenue. Il est aussi possible de placer les éléments radioactifs directement au sein de la tumeur à l’aide de fines aiguilles : on parle alors de curiethérapie interstitielle. Ce mode d’administration n’est bien souvent pas le choix principal pour traiter ce type de cancer.

La première étape de la curiethérapie endocavitaire consiste à appliquer un applicateur à l’intérieur du vagin afin de recevoir les sources radioactives. L’applicateur est, en règle générale, réalisé à partir d’une empreinte du vagin et mis en place sous anesthésie générale. Des examens complémentaires (radiographie, IRM, scanner…) sont nécessaires pour contrôler sa position par rapport à la tumeur et les organes avoisinants. Les clichés de ces examens permettent d’obtenir des images tridimensionnelles nécessaires à la dosimétrie.

Une fois le calcul des doses effectué, on relie l’applicateur au projeteur de sources radioactives installé dans la chambre de la patiente. Selon le débit de projection, la curiethérapie peut être à bas débit de dose ou à débit pulsé (les plus utilisées dans le traitement du cancer du col de l’utérus), ou encore à haut débit de dose. L’applicateur est enlevé en fin de curiethérapie et ne nécessite généralement pas d’anesthésie.

Une fois la curiethérapie terminée, il n’y a plus de risque de radioactivité. Des soins locaux sont prescrits par le médecin (notamment lavages vaginaux) ainsi que des antidouleurs si besoin.

Les effets secondaires précoces et tardifs possibles de la curiethérapie sont : accentuation des pertes vaginales, réactivation des saignements.

La Chimiothérapie dans le traitement du cancer du sein

La chimiothérapie est l’un des traitements de référence du cancer du sein. Elle n’est pas systématique et généralement proposée aux patientes présentant un taux de récidive élevé.

La décision d’administrer une chimiothérapie est prise en fonction du stade du cancer du sein, de l’âge de la patiente, de l’histoire de la maladie, des antécédents médicaux et chirurgicaux, etc.

 

Chimiothérapie et cancer du sein

Modalités

La chimiothérapie peut être proposée avant ou après la chirurgie. Dans la plupart des cas, ce traitement est réalisé après la chirurgie (chimiothérapie adjuvante). Son objectif est de limiter les risques de récidive. Elle est souvent suivie d’une radiothérapie, et peut être associée à une thérapie ciblée ou une hormonothérapie. Dans ce schéma, les cures de chimiothérapie débutent rapidement dans les premiers mois qui suivent la chirurgie du cancer du sein.

 

Lorsque le volume de la tumeur est trop important, l’équipe médicale peut décider d’administrer la chimiothérapie avant la chirurgie (chimiothérapie néoadjuvante). Cela permet de réduire la taille de la masse cancéreuse pour permettre par la suite une chirurgie conservatrice du sein. La chimiothérapie néoadjuvante est notamment retenue comme traitement du cancer inflammatoire du sein.

La chimiothérapie peut être envisagée de façon adjuvante ou néoadjuvante dans le traitement du carcinome infiltrant.

Elle est l’un des traitements de référence du cancer du sein avancé, qui reposent surtout sur des traitements médicamenteux (chimiothérapie, thérapie ciblée, et possible hormonothérapie) afin de ralentir l’évolution de la propagation des cellules cancéreuses.

 

Mode d’administration

La chimiothérapie peut être prise sous forme orale (per os) ou par voie injectable (intraveineuse). Les médicaments circulent par flux sanguin et agissent sur l’ensemble du corps : on parle alors de traitement systémique.

Le mode d’administration le plus fréquent est par voie injectable. Plusieurs cycles sont prévus, selon une fréquence déterminée au préalable avec l’équipe médicale et selon les associations médicamenteuses retenues.

La mise en place d’une chambre implantable (port-à-cath) sous la peau au niveau du thorax est courante. Celle-ci est reliée à un cathéter installé dans une grosse veine. L’opération est réalisée sous anesthésie locale avant de débuter les cycles de chimiothérapie, pour faciliter les injections et limiter les séquelles engendrées par des piqûres répétées dans les veines.

 

Chimiothérapie : les principaux traitements

 

Les principaux agents-chimiothérapeutiques utilisés dans les protocoles de chimiothérapie sont :

 

  • les agents intercalants (Adriamycine, Epirubicine) ;
  • les alkylants (Carboplatine, Oxaliplatine, etc.) ;
  • les antimétabolites (5 — Fluorouracile, Capécitabine, antagonistes puriques ou foliques) ;
  • les poisons du fuseau (Vinorelbine, Taxanes, Eribuline).

 

Traitement du cancer du sein précoce

Pour les cancers du sein précoce (cancer du sein stade 1A, 1B ou 2A) et les cancers du sein localement avancé (cancer du sein stade 2B, 3 A, 3 B ou 3 C) qui présentent un taux de récidive important, l’oncologue peut proposer plusieurs associations médicamenteuses. Celles-ci sont plus efficaces que l’administration d’un seul médicament.

 

Traitement du cancer du sein avancé

Le cancer du sein de stade 4 avancé sous-entend que les cellules cancéreuses se sont propagées à d’autres parties du corps (métastases). On administre souvent un seul médicament, qui présente plus de bénéfices pour la patiente. Il n’existe pas de protocole standard. Les cures de chimiothérapie sont proposées par le médecin et administrées tant que la tolérance est correcte. Si la patiente présente trop d’effets secondaires, alors l’oncologue peut proposer un autre agent chimiothérapeutique.

Les thérapies ciblées

Une thérapie ciblée peut compléter la chimiothérapie. Elle cible de façon très sélective les cellules cancéreuses selon une des caractéristiques (protéine, gène, récepteur) influant le développement de la tumeur. Ces thérapies ciblées entraînent en général moins d’effets secondaires que les chimiothérapies auxquelles elles sont associées.

Lorsque les résultats anatomopathologiques de la tumeur du sein retrouvent une expression de la protéine Her2 positive, on peut adjoindre à la chimiothérapie un traitement par Trastuzumab (Herceptin).

 

Les essais cliniques

L’oncologue peut occasionnellement proposer à certaines patientes de participer à un essai clinique afin d’évaluer l’efficacité et la tolérance de nouvelles associations médicamenteuses. Cette éventualité est à discuter en consultation.

Lire également notre article sur la vie après un cancer du sein chez la jeune femme 

Chimiothérapie et cancer du sein : les effets secondaires

Nous connaissons les symptômes liés aux différents type cancer du sein. La chimiothérapie peut provoquer des effets secondaires, selon les patientes. Les plus fréquents sont :

  • fatigue ;
  • nausées, vomissements ;
  • inflammation buccale, aphtes ;
  • alopécie (chute de cheveux temporaire) ;
  • perturbation du cycle menstruel ;
  • modification unguéale (des ongles) ;
  • troubles cutanés ;
  • fourmillements dans les extrémités des membres ;
  • perturbation de la formule sanguine.

 

En présence de ces symptômes, des traitements complémentaires sont prescrits tels que des antiémétiques (anti-vomissement), antibiotiques (en cas d’infection), facteurs de stimulation des colonies de granulocytes (pour stimuler le développement des globules blancs), EPO, etc.

L’équipe médicale peut aussi conseiller aux patientes des équipements complémentaires comme le port d’un casque ou de chaussons réfrigérants pour limiter l’alopécie et les anomalies unguéales.

En cas d’apparition d’un ou plusieurs de ces symptômes ou de fièvre pendant le traitement du cancer du sein par chimiothérapie, il convient d’en faire part à votre médecin le plus rapidement possible.

La Chimiothérapie dans le traitement du cancer du sein
Les traitements du cancer de l’endomètre

Les traitements du cancer de l’endomètre

L’endomètre est le tissu qui recouvre la paroi interne de l’utérus. C’est cette muqueuse utérine qui est éliminée en fin de cycle menstruel au cours des règles, si aucun embryon n’a pas été implanté. Le cancer de l’endomètre touche environ 4 600 nouvelles patientes en France chaque année. Il est le 4e cancer le plus courant chez la femme.

Le choix de la prise en charge thérapeutique du cancer de l’endomètre est défini en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) en fonction du stade, du type, du grade, et de l’extension de cette tumeur cancéreuse. La décision est ensuite discutée avec la patiente afin de lui présenter les bénéfices et limites de ces thérapeutiques.

 

Traitement du cancer de l’endomètre : la chirurgie

Shema endometre cancerLa chirurgie est bien souvent la première option retenue dans le traitement du cancer de l’endomètre. Elle consiste à retirer l’utérus dans sa totalité, les ovaires et les trompes de Fallope : on parle alors d’hystérectomie totale avec salpingo-ovariectomie bilatérale. Cette opération est aujourd’hui souvent réalisée par laparoscopie, de façon à être la moins invasive possible pour la patiente tout en permettant des suites opératoires plus simples. Elle peut être robot-assistée.

 

Lorsque le stade du carcinome de l’endomètre est avancé, cette chirurgie peut-être complétée par d’autres interventions comme l’ablation des paramètres et du tiers supérieur du vagin, un curage des ganglions lymphatiques (lymphadénectomie pelvienne ou lomboaortique), ou encore l’exérèse de l’épiploon (omentectomie). Le curage ganglionnaire permet de s’assurer de l’absence de propagation des cellules cancéreuses. La technique du ganglion sentinelle peut être une alternative à ce curage ganglionnaire. L’omentectomie est envisagée dès lors qu’il existe un risque d’extension métastatique vers le péritoine.

 

Traitement du cancer de l’endomètre : La radiothérapie

La radiothérapie est proposée comme traitement adjuvant de la chirurgie du cancer de l’utérus. Selon le stade du cancer de l’endomètre, la patiente peut bénéficier d’une radiothérapie externe, d’une curiethérapie ou de la combinaison des deux méthodes.

La radiothérapie externe utilise des faisceaux très focalisés de rayons ionisants afin de détruire les cellules cancéreuses, en évitant les organes voisins (à risque). Les faisceaux sont dirigés au millimètre près sur la peau de la zone à traiter. Le planning de radiothérapie est personnel et étudié avec le radiothérapeute. Il comprend en général une série de séances s’étalant sur plusieurs semaines.

La curiethérapie, quant à elle, utilise les faisceaux ciblés directement à l’intérieur du corps, au contact de la zone à cibler. Le traitement par curiethérapie nécessite beaucoup moins de séances que la radiothérapie externe.

La radiothérapie peut aussi être retenue comme traitement principal du cancer de l’endomètre dans certains cas particuliers (par exemple, si la chirurgie ne peut être réalisée, ou en cas de saignements).

 

Traitement du cancer de l’endomètre : La chimiothérapie

La chimiothérapie n’est pas le principal traitement du cancer de l’utérus, en cas de cancer de l’endomètre de stade précoce. Elle peut toutefois être proposée comme traitement adjuvant dans certains cas afin de limiter les risques de récidive. La pertinence de son indication est aussi discutée lors de la RCP.

Lorsque le stade du cancer de l’endomètre est avancé, la chimiothérapie devient alors un des traitements principaux. Elle intervient dans le ralentissement de la propagation des cellules cancéreuses, et le soulagement des symptômes engendrés par la tumeur et ses métastases.

Les principales associations médicamenteuses retenues sont : Cisplatine + Adriamycin, Carboplatine +Taxol ou encore Carboplatine + Taxotere.

 

Traitement du cancer de l’endomètre : L’hormonothérapie

L’hormonothérapie est retenue dans les cas de stade avancé du cancer de l’endomètre, lorsque les cellules cancéreuses ont commencé à migrer pour former des métastases. Celui-ci est sensible aux hormones sexuelles de la femme (œstrogènes et progestérones). L’action de l’hormonothérapie permet de réduire l’activité des cellules cancéreuses afin de ralentir voire d’arrêter leur développement. Elle permet aussi de soulager les symptômes liés à la tumeur cancéreuse et ses localisations secondaires.

L’hormonothérapie est proposée pour les tumeurs lentement évolutives ou lorsque la chimiothérapie n’est pas retenue. Elle n’est pas envisagée chez les patientes ménopausées.

On rappelle que le cancer de l’endomètre est le cancer le plus courant du pelvis. Les patientes ménopausées de plus de 65 ans sont touchées dans la moitié des cas.

En règle générale, le diagnostic est réalisé à un stade encore précoce de la maladie, et permet un bon rétablissement. Cependant, dans environ 15 % des cas, le cancer de l’endomètre peut récidiver même après une prise en charge thérapeutique adaptée. Il est recommandé de consulter votre gynécologue ou médecin traitant dès l’apparition de symptômes suspects.

Le syndrome douloureux post-mastectomie (SDPM)

Suite à une mastectomie réalisée dans le cadre du traitement d’un cancer du sein, les patientes peuvent ressentir des douleurs dans la paroi thoracique, l’aisselle, ou le bras. Si la plupart d’entre elles disparaissent spontanément, elles peuvent aussi persister chez certaines femmes, même à distance de l’ablation mammaire. C’est ce qu’on appelle le syndrome douloureux post-mastectomie (SDPM).

L’importance de ces douleurs chroniques varie de la simple gêne à une souffrance beaucoup plus invalidante. Le SDPM peut être extrêmement handicapant pour ces patientes qui se battent déjà au quotidien contre le cancer du sein.

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Le syndrome douloureux post-mastectomie (SDPM)