La chimiothérapie et les thérapies ciblées dans le traitement du cancer des ovaires

La chimiothérapie et les thérapies ciblées dans le traitement du cancer des ovaires

Face à un cancer des ovaires, plusieurs stratégies thérapeutiques sont possibles. Votre médecin peut notamment décider de vous proposer une chimiothérapie ou une thérapie ciblée. Ces traitements sont appelés traitements systémiques. Cela signifie qu’ils agissent sur l’ensemble de l’organisme. Comment se passe la chimiothérapie du cancer de l’ovaire ? Comment fonctionne la thérapie ciblée pour le cancer de l’ovaire ? Quels sont leurs effets secondaires ? Voici les infos à retenir Lire la suite

Des chercheurs américains ont expérimenté l’usage de microcapsules à cytokines capables de cibler les tumeurs des ovaires

Un groupe de scientifiques américains ont expérimenté sur des souris un traitement innovant à base de microcapsules de cytokines pour lutter contre le cancer de l’ovaire et le cancer colorectal. Le nouveau mode d’administration de ces minuscules billes déjà connues pourrait bien devenir une piste prometteuse pour cibler la tumeur et traiter les cancers avancés, bien que de nouvelles investigations (notamment sur l’humain) soient nécessaires.

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Des chercheurs américains ont expérimenté l’usage de microcapsules à cytokines capables de cibler les tumeurs des ovaires
Le syndrome de Demons-Meigs – Symptômes, diagnostic et prise en charge

Le syndrome de Demons-Meigs – Symptômes, diagnostic et prise en charge

Le syndrome de Demons-Meigs est une tumeur de l’ovaire associée à une ascite et à un épanchement pleural. Il est difficile à diagnostiquer, car sa symptomatologie peut faire évoquer d’autres pathologies. Cette affection est généralement bénigne, mais peut cependant entraîner des complications plus sévères.

C’est pourquoi il est très important de diagnostiquer correctement la maladie pour apporter les solutions thérapeutiques adaptées et éviter les risques de récidive et les complications.

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Dépistage du cancer de l’ovaire: un formidable espoir grâce aux nanotechnologies

Un capteur dans le corps capable de détecter la présence d’un cancer dès le début de la maladie ? Si ce scénario semble tout droit sorti d’un film de science-fiction, des chercheurs américains travaillent aujourd’hui d’arrache-pied pour allier nanotechnologie et dépistage du cancer.

Au Memorial Sloan Kettering Institute (MSK) de New York, des scientifiques œuvrent à concevoir un appareil capable de communiquer grâce à des nanocapteurs implantés directement dans l’organisme pour prévenir de la présence d’un cancer ou même de lésions précancéreuses.

 

Un dépistage encore difficile du cancer de l’ovaire

Le cancer de l’ovaire ne présente que rarement des symptômes aux premiers stades de la maladie. Lorsque des symptômes apparaissent, cela signifie que le cancer a déjà évolué à un stade plus avancé. De plus, il n’existe, pour l’heure, aucun test de dépistage efficace pour le cancer ovarien. La maladie est donc souvent diagnostiquée lorsqu’elle s’est propagée dans l’organisme, et il est plus compliqué de lutter contre ce cancer (données épidémiologiques du cancer de l’ovaire).

De nombreux cancers, tout comme le cancer de l’ovaire, sont diagnostiqués à un stade déjà avancé. En conséquence, la prise en charge thérapeutique s’avère plus difficile et réduit les chances de guérison. Grâce aux nanotechnologies, il serait possible de détecter précocement la maladie pour augmenter les chances de guérison et la qualité de vie des patients. Cette technologie de nanocapteurs est notamment pertinente pour le cancer de l’ovaire qui connaît un taux de mortalité encore élevé chez les femmes.

Douleurs ovaires femme

 

Cancer de l’ovaire : plusieurs types de nanotechnologies possibles

L’équipe de recherche du Dr Heller au MSK travaille actuellement sur la conception de plusieurs types de nanocapteurs pour détecter la présence de cellules cancéreuses dans l’ovaire.

  1. Une des possibilités consisterait à implanter directement dans l’utérus un nanocapteur, au même titre qu’un stérilet ou dispositif intra-utérin (DIU).
  2. Une alternative se concentre, quant à elle, sur la détection des protéines présentes sur les cellules tumorales. Plusieurs nanocapteurs pourraient détecter ces protéines dans le sang. Il serait alors envisageable d’en placer un sous la peau.
  3. Un autre type de nanotechnologie à l’étude permettrait de détecter simultanément des milliers de marqueurs potentiels du cancer de l’ovaire grâce à la présence de nombreux nanocapteurs différents. Elle serait alors capable de réaliser une empreinte de la pathologie grâce au Machine Learning. Selon les réponses des différents capteurs associés, les chercheurs seraient en mesure de déterminer différents états spécifiques de la maladie.

In fine, les scientifiques aimeraient que ce type de technologies puisse être proposé aux personnes qui présentent un risque de développer un cancer de l’ovaire, comme les patientes porteuses d’une mutation génétique BRCA ou présentant des antécédents familiaux de la maladie.

 

Comment les nanocapteurs peuvent-ils détecter le cancer de l’ovaire ?

Les cellules cancéreuses de l’ovaire présentent un certain type de protéines spécifiques : les biomarqueurs. Certaines d’entre elles se diffusent dans le sang. Mais le taux de biomarqueurs du cancer de l’ovaire présent dans le sang n’est pas assez significatif pour détecter la maladie avec une prise de sang classique.

C’est là que la nanotechnologie entre en jeu. En plaçant un capteur dans une zone stratégique où l’activité des biomarqueurs est plus forte (comme l’utérus ou les trompes de Fallope), les médecins seraient capables de détecter le cancer à un stade encore précoce.

Afin de percevoir ces rares molécules, les chercheurs du MSK se focalisent sur les nanotubes de carbone. Il s’agit de particules en forme de bâtonnets minuscules capables d’émettre une lumière infrarouge inoffensive. Cette lumière peut être perçue par un détecteur présent à l’extérieur du corps humain. Les nanotubes sont attachés à un anticorps qui eux-même se lient à un biomarqueur spécifique du cancer. Cette association provoque alors un changement de couleur de la lumière diffusée par le nanotube.

De précédentes études du laboratoire Heller avaient démontré qu’un nanocapteur implanté est capable de détecter le cancer de l’ovaire chez la souris en traçant le biomarqueur HE4. Les scientifiques travaillent à développer la même technologie pour le marqueur CA125, le biomarqueur spécifique du cancer de l’ovaire.

Actuellement, l’équipe du Dr Heller, aidée par le Dr Long Roche, teste l’implantation de nanocapteurs dans des utérus retirés durant une chirurgie, afin de tester la technologie sur du tissu humain. Cela permet d’observer le fonctionnement des capteurs avant de les implanter chez des patientes.

 

La nanotechnologie dans cancer de l’ovaire serait donc en mesure d’aider à dépister la maladie avec plus de précision qu’un dosage du CA125 dans le sang. Elle pourrait par ailleurs contribuer à surveiller la progression de la maladie sans devoir réaliser des tests sanguins, ou en espaçant les visites de surveillance chez le médecin.

 

Dépistage du cancer de l’ovaire:  un formidable espoir grâce aux nanotechnologies
Les différents stades du cancer de l’ovaire

Les différents stades du cancer de l’ovaire

Pour que l’on diagnostique un cancer, il est nécessaire d’établir son stade afin de mesurer la quantité et l’extension de la maladie, ainsi que sa localisation précise. On parle aussi d’étendue du cancer. Pour le cancer de l’ovaire, la stadification utilisée est le système FIGO qui permet également de déterminer le stade de plusieurs sortes de cancers. Les résultats des analyses des différents examens aident les spécialistes à connaître la taille de la tumeur, les zones exactes atteintes par le cancer dans l’organe et la propagation des cellules tumorales au-delà du siège initial. Cette stadification du cancer de l’ovaire est une étape obligatoire pour le choix des traitements et l’estimation du pronostic.

 

Le système de stadification FIGO

Pour stadifier le cancer de l’ovaire, on utilise le système de stadification FIGO. Pour ce type de cancers, il existe 4 stades numérotés de 1 à 4. En règle générale, ces stades sont exprimés en chiffres romains (I, II, III, et IV). Plus le stade est élevé, plus la maladie s’est étendue dans le corps. Plusieurs sous-catégories existent, exprimées de A à C. Elles servent à préciser l’envahissement des cellules tumorales.

Pour déterminer le stade du cancer de l’ovaire de façon formelle, on analyse en laboratoire d’anatomopathologie les échantillons de tissus prélevés lors de l’intervention chirurgicale des ovaires ou d’une biopsie.

Dans le cas des tumeurs malignes de l’ovaire, le système de stadification FIGO permet de déterminer le stade des tumeurs stromales ou épithéliales de l’ovaire. Il est également utilisé pour stadifier les carcinomes péritonéaux primitifs ainsi que les tumeurs dites “à la limite de la malignité”.

 

Stade I du cancer de l’ovaire

Le stade I du cancer ovarien concerne les tumeurs situées seulement dans un ovaire ou dans les deux, mais sans extension aux régions voisines.

  1. La tumeur de stade IA est située uniquement dans un seul des deux ovaires. Par ailleurs, la capsule qui entoure l’ovaire est intacte et ne s’est pas rompue.
  2. La tumeur de stade IB est située dans les deux ovaires sans extension à l’extérieur. La capsule est également intacte.
  3. Les tumeurs de stade IC comprennent les cancers situés dans un ou les deux ovaires, et il existe une rupture de la capsule. Celle-ci intervient soit avant la chirurgie, soit durant la chirurgie.

 

Stade II du cancer de l’ovaire

Les tumeurs de stade II regroupent les cancers ayant pris naissance dans un seul ovaire ou les deux, et s’étant étendu dans les organes à proximité immédiate de ceux-ci.

  1. Une tumeur classée IIA signifie qu’il existe un envahissement de l’utérus ou des trompes de Fallope, ou encore de ces deux organes.
  2. Une tumeur dite IIAB indique qu’il existe une extension à d’autres organes voisins, comme le rectum.

 

Stade III du cancer de l’ovaire

Un cancer de stade III indique que la maladie est présente dans l’un des deux ovaires, ou les deux, ou bien qu’elle s’est formée dans le péritoine. Par ailleurs, la maladie s’est étendue à des zones plus éloignées que le bassin.

  1. Lorsque la tumeur est dite IIIA, il existe une petite extension. Celle-ci concerne les ganglions lymphatiques rétropéritonéaux (situés en arrière de l’abdomen) ou le péritoine jusqu’à atteindre l’intestin, avec possibilité d’envahissement ganglionnaire lymphatique rétropéritonéal.
  2. Lorsque la tumeur est classée IIIB, celle-ci s’est étendue en grande quantité au péritoine jusqu’à l’intestin avec envahissement possible des ganglions lymphatiques rétropéritonéaux.
  3. Le stade IIIC désigne les tumeurs qui se sont propagées au péritoine à une bonne distance de celui-ci (plus de 2 cm de distance). Par ailleurs, on peut retrouver cette extension sur la capsule entourant la rate ou le foie sans envahissement de l’intérieur de ceux-ci.

 

Stade IV du cancer de l’ovaire

Le stade IV indique qu’il existe un envahissement d’autres parties du corps à distance du bassin ou de l’abdomen. On parle également de métastases à distance.

  1. Une tumeur IVA indique la présence de cellules tumorales accumulées au sein de la cavité pleurale (épanchement pleural).
  2. Une tumeur IVB révèle l’existence du cancer dans d’autres organes à distance, tels que les poumons, le foie, ou d’autres ganglions lymphatiques en dehors de la région abdominale.

 

Cancer ovarien : la récidive

Une récidive du cancer de l’ovaire, ou rechute, caractérise la réapparition du cancer après la fin des traitements réalisés pour celui-ci. Il peut s’agir d’une récidive locale lorsque la maladie réapparaît au même endroit que la première tumeur, ou d’une récidive ou métastase à distance si la maladie réapparaît dans d’autres zones et organes du corps.

Cancer de l’ovaire : une molécule prolonge la survie des femmes atteintes d’une mutation génétique

La molécule Olaparib permettrait de prolonger la survie des patientes porteuses d’une mutation génétique BRCA et atteintes d’un cancer de l’ovaire. C’est en tout cas ce que tendent à démontrer les résultats d’une étude internationale parue récemment, dont les premières constatations sont prometteuses pour le traitement des cancers ovariens.

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Cancer de l’ovaire : une molécule prolonge la survie des femmes atteintes d’une mutation génétique
Données épidémiologiques du cancer des ovaires

Données épidémiologiques du cancer des ovaires

Le cancer de l’ovaire ne représente qu’un faible pourcentage des cancers féminins et son incidence reste globalement stable au fil des ans. Cependant, il est considéré comme un cancer de très mauvais pronostic.

La mortalité du cancer des ovaires est élevée et tend à augmenter chez les femmes âgées de plus de 60 ans. On note toutefois une augmentation du taux de survie du cancer des ovaires chez les patientes plus jeunes, âgées de 20 à 44 ans. Certains facteurs de risque pourraient avoir un impact sur l’apparition de cette tumeur maligne.

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Récidive du cancer de l’ovaire : les différentes options thérapeutiques

Malgré un traitement adéquat comprenant une intervention chirurgicale et une chimiothérapie, il est possible d’être confronté à une récidive du cancer des ovaires après une période de rémission qui peut durer plusieurs mois, voire plusieurs années. Cette récidive peut intervenir si toutes les cellules cancéreuses n’ont pas pu être éliminées du corps et prolifèrent de façon anormale.

 

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Récidive du cancer de l’ovaire : les différentes options thérapeutiques
Cancer de l’ovaire : une nouvelle protéine pourrait empêcher le développement des métastases

Cancer de l’ovaire : une nouvelle protéine pourrait empêcher le développement des métastases

Une nouvelle étude menée par des chercheuses québécoises a dévoilé des premiers résultats encourageants pour le traitement du cancer des ovaires. Les essais portent sur le rôle prédominant d’une protéine dans l’apparition des métastases.

Le cancer de l’ovaire est diagnostiqué chez 4 500 nouvelles patientes chaque année en France. Dans la majorité des cas, cette maladie est découverte à un stade déjà bien avancé, entraînant un taux de survie peu élevé à 5 ans.

 

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Surveillance des cancers de l’ovaire traités

INTRODUCTION

L’incidence des tumeurs malignes de l’ovaire est d’environ 10 pour 100.000 femmes, soit près de 4000 nouveaux cas par an en France qui sont responsables de plus de 3000 décès par an.

Il n’existe pas à proprement parler de dépistage possible du cancer de l’ovaire.

Le traitement initial est essentiellement chirurgical et comprend dans la majorité des cas une annexectomie bilatérale couplée à une hystérectomie avec une stadification complète, une omentectomie et une appendicectomie et des prélèvements ganglionnaires pelviens et lombo aortique.

 

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Surveillance des cancers de l’ovaire traités