Cancer de l’ovaire : une molécule prolonge la survie des femmes atteintes d’une mutation génétique

Cancer de l’ovaire : une molécule prolonge la survie des femmes atteintes d’une mutation génétique

La molécule Olaparib permettrait de prolonger la survie des patientes porteuses d’une mutation génétique BRCA et atteintes d’un cancer de l’ovaire. C’est en tout cas ce que tendent à démontrer les résultats d’une étude internationale parue récemment, dont les premières constatations sont prometteuses pour le traitement des cancers ovariens.

Lire la suite

Cancer du sein : soulager les effets secondaires de la radiothérapie

La radiothérapie est une arme thérapeutique qui fait partie du protocole de traitement traditionnel en cas de cancer du sein, souvent en association avec une chimiothérapie et une chirurgie mammaire. Bien que sa grande efficacité en fasse un traitement de choix, la radiothérapie comporte également certains inconvénients, notamment des effets secondaires lourds, parfois durables.

Il existe cependant des solutions pour atténuer l’inconfort occasionné par ce traitement, afin de conserver une bonne qualité de vie durant et après les soins.

 

Importance du dépistage du cancer du sein

Prevention cancer du seinUne femme sur 8 risque d’être touchée par un cancer du sein au cours de sa vie. Chaque année, le cancer du sein touche près de 60,000 personnes supplémentaires et reste le cancer féminin le plus répandu.

Si le cancer du sein survient plutôt chez les patientes âgées de plus de 50 ans, il est important de rappeler l’importance du dépistage précoce afin de sauver le plus de vies possible. Même sans symptôme de cancer du sein, le dépistage systématique organisé en France permet aux femmes âgées de 50 à 74 ans de bénéficier d’une mammographie/échographie tous les deux ans.

 

Ces dispositions, ainsi que l’avancée des techniques de traitement et d’imagerie médicale, permettent aujourd’hui d’observer une incidence stabilisée, ce qui n’empêche pas de poursuivre les efforts en chemin vers la guérison des patientes

 

Radiothérapie et cancer du sein

La radiothérapie est un traitement couramment pratiqué pour éliminer les cellules cancéreuses responsables de tous types de cancers. Ce traitement consiste à irradier la zone du corps où se situe la tumeur cancéreuse à l’aide de radiations ionisantes endommageant l’ADN des cellules ciblées, ce qui les empêche de se répliquer.

Plusieurs intentions peuvent motiver la prescription des séances de radiothérapie : limiter le risque de récidive du cancer du sein après une mastectomie, réduire le volume de la tumeur avant une chirurgie mammaire, traiter une récidive de la tumeur du sein qui réapparaît sur le site de mastectomie, contrôler les symptômes et douleurs liés à un cancer de stade avancé, etc.

Ce traitement n’est pas obligatoire dans le cadre du cancer du sein et dépend de multiples facteurs. Votre médecin, en concertation avec une équipe pluridisciplinaire, juge des bénéfices et risques de chaque traitement pour ses patientes.

Le centre de radiothérapie Henri Hartmann propose un article dédié aux effets secondaire de la radiothérapie pour le traitement d’un cancer du sein.

La radiothérapie peut également intervenir en amont d’une chirurgie pour réduire la taille de la tumeur et faciliter son exérèse, ou à titre de traitement principal lorsqu’une opération chirurgie n’est pas envisageable.

La radiothérapie externe est proposée post mastectomie dans le cas où le le cas si le cancer a envahi les ganglions lymphatiques, si la tumeur mesure plus de 5 cm, ou si elle s’est propagée aux muscles ou à la peau de la paroi thoracique. (source  : https://www.elsan.care/fr/centre-cancerologie-dentellieres/nos-actualites/la-radiotherapie-dans-le-traitement-du-cancer-du )

 

Effets secondaires de la radiothérapie dans le traitement du cancer du sein

Les irradiations administrées lors d’une radiothérapie sont hautement toxiques, tant pour les cellules cancéreuses que pour les cellules saines. Bien que la médecine oncologique progresse toujours vers des traitements plus ciblés, se focalisant davantage sur les cellules cancéreuses et touchant de moins en moins les cellules saines, la détérioration de certains tissus sains demeure, à l’heure actuelle, inévitable.

C’est essentiellement l’altération de ces tissus sains qui cause des effets secondaires – parfois lourds, et peut engendrer des séquelles sur le long terme.

La sévérité de ces effets indésirables varie en fonction de la dose de radiations administrée, de la quantité de tissus sains irradiés, du rôle des cellules détruites dans le fonctionnement de l’organisme, mais aussi du profil de la patiente, chacune réagissant différemment à la radiothérapie.

 

Effets secondaires généraux de la radiothérapie

La fatigue généralisée est un effet secondaire fréquent de la radiothérapie, quelle que soit la zone traitée. Elle survient en réponse à la destruction des cellules de l’organisme, le corps ayant de fait besoin d’utiliser davantage d’énergie pour se régénérer.

La peau, à travers laquelle passent les radiations, est également le premier tissu détérioré, bien que toutes les patientes ne présentent pas systématiquement d’effets secondaires cutanés. Elle peut devenir rouge, sèche, irritée, et occasionner des douleurs, gênes ou démangeaisons. Elle tend aussi à changer de couleur, prenant une teinte plus foncée qui peut perdurer à vie.

Une perte d’appétit, des douleurs et sécheresses buccales, une difficulté à déglutir, des nausées et vomissements sont aussi des effets secondaires communs de la radiothérapie.

Quand la radiothérapie est associée à une chimiothérapie, on observe fréquemment une diminution du nombre de cellules sanguines dans le système circulatoire, qui accentue la fatigue et peut engendrer un essoufflement et des troubles de la coagulation.

À noter que les effets secondaires de la radiothérapie peuvent se manifester durant le traitement ou en différé, parfois des mois après la fin de ce dernier.

Effets secondaires de l’irradiation du sein

Dans le cadre du traitement du cancer du sein, des désordres esthétiques surviennent fréquemment. L’aspect du sein, dans sa forme, sa densité et sa taille, est souvent altéré, tout comme celui de la peau à travers laquelle doivent passer les radiations ionisantes.

Des atteintes fonctionnelles peuvent aussi apparaître, et il est rarement possible d’allaiter après une radiothérapie du sein.

Par ailleurs, la radiothérapie administrée pour traiter le cancer du sein est dirigée vers le thorax et, bien que cela soit de plus en plus rare grâce à l’évolution des traitements, de nombreux organes situés dans cette zone peuvent être détériorés.

En plus de troubles fonctionnels, la formation de tissus cicatriciels dans les poumons, le sein ou au niveau de l’épaule peut engendrer des gènes ou des douleurs perdurant sur le long terme.

Lire également notre article sur la vie après un cancer du sein chez la jeune femme 

Soulager les effets secondaires de la radiothérapie

Infirmière conseillère en image mini

Les principaux effets secondaires de la radiothérapie se font ressentir au niveau de la peau, qui est en première ligne pour recevoir les radiations.  Il est important de ne rien mettre sur sa peau en amont de la séance de radiothérapie. En revanche, il est conseillé d’appliquer une lotion hydratante douce après la séance pour réhydrater et apaiser la peau.

Pour ne pas endommager davantage votre peau, il est également conseillé de bannir tous les cosmétiques agressifs (déodorants, parfums, etc.) le temps de votre traitement et d’opter pour un savon doux.

De même, il est recommandé d’éviter les baignades dans l’eau chlorée des piscines, l’exposition au soleil, le port de vêtements rêches ou irritants, ainsi que les douches trop chaudes.

Par ailleurs, il est important de se préserver au mieux au cours d’une radiothérapie pour limiter la fatigue souvent associée à ce traitement. Le repos et, autant que possible, la relaxation sont de rigueur pour aider le corps à récupérer plus rapidement.

En cas de nausées, vomissements, perte d’appétit, douleurs ou gènes (quelle que soit leur localisation), il est important de consulter votre équipe médicale qui vous proposera une prise en charge adaptée.

La médecine permet aujourd’hui de contrôler efficacement la plupart des effets secondaires de la radiothérapie, et il est essentiel de ne pas négliger les symptômes, même légers, survenant au cours ou à la suite d’un traitement contre le cancer.

De nombreuses patientes peuvent être rebutées par l’idée de prendre davantage de médicaments pour contrôler les effets secondaires dus au traitement de leur cancer du sein, ou peuvent songer que ces effets secondaires ne sont pas suffisamment importants pour nécessiter une consultation.

En réalité, la prise en charge des troubles consécutifs à une radiothérapie, quelle que soit leur intensité, fait partie intégrante du traitement contre le cancer du sein et ne doit pas être négligée.

Par ailleurs, le traitement des effets secondaires dus aux irradiations n’est pas toujours médicamenteux, et il existe un vaste éventail de soins de supports pris en charge par l’Assurance Maladie pouvant être proposés aux patientes pour les aider à conserver une bonne qualité de vie sans alourdir leur traitement.

Par ailleurs, malgré une prise en charge par l’assurance maladie de la majeure partie des traitements liés au cancer du sein, certains frais peuvent rester à charge du patient. Vous pourriez avoir besoin de souscrire une mutuelle santé. En choisissant cette option, votre complémentaire santé pourra prendre en charge des dépenses diverses telles que les frais journaliers hospitaliers, la chambre individuelle du patient ainsi que les dépassements d’honoraires.

 

Radiothérapie du sein : les effets secondaires à l’étude

Une étude réalisée par un groupe de chercheurs britanniques a tenté de réévaluer les effets à distance d’une radiothérapie effectuée dans le cadre de la prise en charge du cancer du sein. L’étude a souhaité mettre en évidence les réels bénéfices et risques d’un tel traitement réalisé à la suite d’une chirurgie d’ablation du sein.

Afin de mesurer ces effets secondaires, les essais ont porté sur la qualité de vie des patientes atteintes de cancer du sein et traitées par radiothérapie post-mastectomie. Deux groupes de patientes âgées de plus de 18 ans et porteuses d’un cancer du sein ont été opposés. Un de deux groupes de femmes avait subi une mastectomie +/- curage axillaire (si les ganglions étaient revenus positifs) suivi d’une radiothérapie mammaire. Le second groupe, quant à lui, comprenait des femmes n’ayant pas été traitées par radiothérapie post-mastectomie.

Pour comprendre l’impact des effets secondaires des rayons chez toutes ces femmes, les scientifiques ont pris le temps d’étudier plusieurs critères : la fatigue, la forme physique, l’état général, l’état de la paroi thoracique, de l’épaule et du bras, l’état psychologique des patientes (anxiété, dépression, l’image corporelle…) et la qualité de vie générale des participantes. Ils ont également tenté de déterminer quelles patientes présentaient les chances de survie à 10 ans les plus élevées.

 

Impact de la radiothérapie post-mastectomie

Les résultats sont surprenants puisqu’ils indiquent que deux ans après les traitements du cancer du sein, aucune différence notable n’est observée au niveau de la qualité de vie générale, de l’état général et physique, et de l’état psychologique. Il en est de même pour les effets secondaires au niveau du bras ou de l’épaule.

La seule différence notable réside en des effets secondaires plus marqués au niveau de la paroi thoracique chez les patientes ayant subi une radiothérapie mammaire. Mais ces effets sont toutefois en voie d’amélioration après un ou deux ans, comme cela a été constaté dans les deux groupes de patientes.

Le temps de récupération après une radiothérapie du cancer du sein

Après une radiothérapie du cancer du sein, la récupération dépend de plusieurs facteurs tels que la zone traitée, le rythme des séances, l’âge et de l’état de santé de la patiente au début du traitement. En général, on observe une amélioration nette des effets secondaires dits “précoces” au cours des semaines qui suivent l’arrêt des séances, avec un retour d’énergie progressif autour de la 3e à la 4e semaine. Cela dit, certains symptômes peuvent s’installer plus longtemps, surtout si d’autres traitements ont été réalisés avant, ou sont encore en cours, ce qui peut rallonger la convalescence.

Le plus important est de ne pas rester seul face aux symptômes : le suivi avec l’équipe soignante sert précisément à mesurer la fatigue, vérifier l’évolution et repérer rapidement toute complication.

Un temps de repos, la reprise progressive d’une activité physique légère, une alimentation variée et équilibrée ainsi qu’un un suivi régulier par des professionnels de santé permettent d’optimiser la récupération pendant la convalescence des séances de radiothérapie du cancer du sein

 

Cancer du sein : soulager les effets secondaires de la radiothérapie
Un nouveau médicament contre les formes agressives de cancers du sein

Un nouveau médicament contre les formes agressives de cancers du sein

Des chercheurs de Londres ont fait une découverte capable de révolutionner le traitement des formes avancées du cancer du sein.

Le cancer du sein reste l’un des cancers les plus fréquents chez la femme. Il représente un quart de tous les cancers diagnostiqués chez la femme à travers le monde. Si les progrès en termes de traitement et de diagnostic améliorent le pronostic, les formes agressives avec métastases restent difficiles à traiter.

 

Peut-on guérir d’un cancer du sein agressif ?

Le cancer du sein de stade avancé, ou métastatique, ne peut être guéri. Cependant, de nombreux traitements existent pour tenter de ralentir la progression des cellules tumorales. Les traitements du cancer du sein agressifs ont surtout un rôle de confort puisqu’ils permettent d’améliorer la symptomatologie et la qualité de vie des patients.

La difficulté dans ce type de cancer est la résistance aux médicaments. Chez beaucoup de patientes en récidive de cancer du sein, les traitements sont moins efficaces, car les cellules cancéreuses sont devenues résistantes aux traitements.

 

Lutter contre la résistance aux traitements thérapeutiques du cancer du sein agressif

traitement contre le cancer du sein agressif

Les traitements actuels sont surtout prescrits à visée antalgique et dépendent des caractéristiques de la tumeur, de l’historique personnel et médical de la patiente, des traitements antérieurs administrés, des symptômes présents et de l’étendue de la propagation tumorale. Ces traitements peuvent être la radiothérapie, la chimiothérapie ou l’immunothérapie.

La difficulté majeure des traitements du cancer du sein de stade avancé est la capacité des cellules tumorales à résister aux traitements. Lorsque l’on induit un traitement qui fonctionne pour diminuer la taille de la lésion, il n’est pas rare d’observer ensuite une résistance, permettant aux cellules cancéreuses de se propager.

 

Un nouveau traitement contre le cancer du sein agressif

Une étude récente a démontré les bénéfices d’un nouveau type de traitement pouvait être utilisé pour traiter les cancers du sein de stade avancé. Ce traitement serait utilisé pour bloquer l’évolution de la tumeur afin de surseoir à la chimiothérapie.

Cette étude s’inscrit dans la volonté de poursuivre l’amélioration de la prise en charge des cancers de sein. Elle pourrait ouvrir la voie à la conception de plusieurs médicaments pour traiter le cancer du sein agressif.

L’équipe de chercheurs de l’Institut de recherches du Cancer de Londres a donc mis en évidence le médicament BOS172722 capable d’accélérer le processus de division cellulaire des cellules cancéreuses, provoquant de ce fait des anomalies dans le fractionnement de l’ADN. Cette action permettrait de ralentir voire d’empêcher le développement et la prolifération des cellules cancéreuses. Dans ces conditions, le recours à la chimiothérapie ne serait pas nécessaire.

Note: Les recherches conduites par l’équipe de recherches de cancer de Londres en lien avec le médicament BOS172722 ne constituent pas à l’heure actuelle un “standard of care” des tumeurs mammaires agressives. Le Dr Sebban n’est donc pas habilité à administrer ce traitement expérimental.

 

Comment ce nouveau médicament permet de guérir d’un cancer du sein agressif ?

Les mécanismes de résistance aux traitements sont complexes. Le processus intervient au moment de l’évolution cellulaire. La division des cellules se déroule selon un cycle cellulaire particulier. De façon très schématique, ce cycle est constitué de deux phases :

1) La duplication des chromosomes de l’ADN de la cellule,

2) La mitose (ségrégation de deux chromosomes « filles »).

La protéine kinase Mps1 est un des acteurs majeurs de la mitose et de la division cellulaire. Elle permet de veiller au bon agencement des chromosomes durant la mitose entre les paires. Par ailleurs, elle s’assure que la division des cellules se passe au bon rythme, sans accélération précoce.

Durant cette phase, l’administration d’un médicament capable de bloquer la protéine Mps1 permet d’accélérer le processus de division des cellules cancéreuses. Ainsi, celles-ci recevront un nombre de chromosomes inapproprié, ce qui provoquera leur mort. Le médicament force donc les erreurs fatales de l’ADN de façon à détruire les cellules tumorales.

Le médicament était en cours d’essais de phase 1 à la fin de l’année 2019. La phase 2 devrait suivre rapidement. Si les résultats sont concluants, cela ouvrirait la voie vers l’élaboration de nouveaux traitements capable de contourner la résistance des cellules cancéreuses.

Cette découverte est une véritable révolution en matière de traitement des formes agressives de cancer du sein. En combinaison d’un traitement par chimiothérapie, elle représente notamment un espoir dans la lutte contre le cancer du sein triple négatif, difficile à traiter et pour lequel les traitements ne sont pas très efficaces. L’élaboration d’un nouveau traitement médicamenteux offrirait une option supplémentaire pour les patients devenus résistants à l’administration de la chimiothérapie seule. Cela pourrait permettre d’augmenter la durée de vie des patients porteurs de tumeurs avancées.

L’irradiation partielle du sein dans le traitement des cancers au stade précoce

L’irradiation partielle du sein est une thérapie qui fait parler d’elle ces dernières années. Ses résultats encourageants et les séquelles moindres qu’elle engendre laissent en effet entrevoir de belles avancées dans la lutte contre le cancer du sein.

De fait, les traitements plus ciblés et moins agressifs constituent un enjeu majeur de la recherche en thérapies oncologiques, ces dernières présentant à l’heure actuelle des effets secondaires très lourds, parfois à l’origine de refus de soins chez les patientes.

C’est dans ce contexte que l’irradiation partielle du sein s’affirme comme une alternative ambitieuse aux radiothérapies traditionnelles, se voulant moins traumatique pour les cellules saines et moins toxiques sur le long terme, tout en offrant une efficacité similaire.

 

L’irradiation partielle du sein (IPS), qu’est-ce que c’est ?

La radiothérapie fait partie de l’arsenal thérapeutique couramment utilisé dans la lutte contre le cancer du sein. Ce traitement consiste à irradier le sein atteint par la maladie, afin de détruire les cellules cancéreuses qui ne peuvent être ôtées chirurgicalement.

La radiothérapie est presque systématique après une tumorectomie, ablation chirurgicale de la tumeur visant à conserver le maximum de tissus mammaires sains (chirurgie conservatrice). Elle se déroule sur 4 à 6 semaines, et vise alors à réduire les risques de récidive. On parle de radiothérapie adjuvante.

Elle peut également intervenir en amont d’une opération chirurgicale afin de réduire la taille de la tumeur pour faciliter son exérèse. Dans ce cas, il s’agit d’une radiothérapie néoadjuvante.

Enfin, la radiothérapie peut être administrée seule ou en complément de traitements médicamenteux lorsqu’une opération chirurgicale n’est pas indiquée, et notamment dans le cas de cancers métastatiques.

 

Radiothérapie du sein entier VS Irradiation partielle du sein

Si les irradiations sont d’une efficacité redoutable contre le cancer, elles présentent également une forte toxicité pour les cellules saines de l’organisme. De fait, la radiothérapie engendre de nombreux effets secondaires, parfois lourds, variant d’une patiente à l’autre, et pouvant engendrer des séquelles durables.

L’altération de l’aspect du sein (forme, taille, teinte de la peau, etc.) est presque inévitable, et des lésions aux organes avoisinants (cœur, poumon, épaule, etc.) peuvent également survenir.

Aussi, l’irradiation partielle du sein s’inscrit dans l’avancée de la recherche en oncologie vers des traitements toujours plus ciblés, moins agressifs que les thérapies actuelles dont le rayon d’action, encore très large, tend à détériorer de nombreux tissus sains au détriment de la santé de la patiente sur le long terme.

De fait, l’irradiation partielle du sein s’oppose à l’irradiation complète de l’organe mammaire en se focalisant uniquement sur la zone où s’est développée la tumeur et où a été réalisée la tumorectomie. L’utilisation de l’IPS repose sur le constat que les récidives surviennent essentiellement dans la région où est née la tumeur primaire et atteignent surtout les tissus avoisinant la zone d’exérèse.

Par ailleurs, les cancers apparaissant dans un cadran du sein différent de celui opéré sont généralement de nouveaux cancers, et non des récidives de la tumeur ôtée. La radiothérapie du sein entier ne permettrait donc pas de les prévenir.

Ces observations permettent de conclure qu’irradier la totalité du sein par principe de précaution n’est pas systématiquement utile, et qu’il peut être préférable de traiter uniquement le lit opératoire (zone d’exérèse), afin de limiter les séquelles durables.

 

Intérêts et modalités de l’IPS

Infirmière conseillère en image miniOutre les effets secondaires physiologiques de la radiothérapie que l’IPS entend amoindrir, ce nouveau procédé s’affirme également comme un traitement moins contraignant, dont l’impact sur la qualité de vie de la patiente et son état psychologique est moins important.

Avec seulement une dizaine de séances d’irradiation, le retour au travail et à un quotidien « normal » est plus rapide, un bénéfice non négligeable pour le moral des patientes, qui a une grande importance dans le combat contre la maladie.

L’IPS a aussi vocation à faciliter l’accès aux traitements radiothérapeutiques dans les pays où ces derniers sont couteux, mais aussi en France où les centres de traitement sont parfois débordés. Comme la radiothérapie , l’IPS utilise des rayonnements ionisants pour altérer l’ADN des cellules cancéreuses, les empêchant ainsi de se multiplier, ce qui engendre fatalement leur destruction.

Deux procédés peuvent être utilisés pour administrer un traitement par irradiation : la radiothérapie externe, lors de laquelle les rayonnements passent à travers la peau, et la curiethérapie, qui consiste à insérer un implant radioactif au plus près de la zone à traiter pour l’irradier de l’intérieur.

Dans le cas du cancer du sein, c’est la radiothérapie externe qui est actuellement privilégiée, bien que la curiethérapie puisse aussi être prescrite, notamment dans le cadre des IPS.

 

L’irradiation partielle du sein : quels cancers, quelles patientes ?

Les recommandations décrivant le profil des patientes et les caractéristiques des cancers susceptibles de répondre favorablement à une thérapie par IPS varient légèrement d’une étude à l’autre, ce protocole étant encore en phase de développement.

Les travaux actuels s’entendent néanmoins sur un point majeur : l’IPS est indiquée chez les patientes présentant des risques de récidives faibles et des tumeurs à bon pronostic. L’IPS cible ainsi les patientes de plus de 60 ans, ou de plus de 50 ans selon le protocole utilisé. Les tumeurs concernées sont des carcinomes de moins de 2 cm (ou 3cm selon les études), sans envahissement ganglionnaire et entièrement ôtées au cours de la tumorectomie.

À l’inverse, l’IPS est contrindiquée chez les patientes de moins de 40 ans et dans le cas de cancers infiltrant, de tumeurs à un stade avancé de leur évolution ou de cancers métastatiques. L’irradiation partielle du sein offre des résultats prometteurs, similaires ou très proches de ceux obtenus à l’aide d’une radiothérapie traditionnelle, pour des effets secondaires moindres.

Néanmoins, ce traitement en est encore au stade des essais cliniques, et les résultats d’études de grande ampleur sont encore attendus pour juger des réels avantages de ce protocole et offrir une vision plus complète de ses potentiels inconvénients, notamment sur le long terme, encore mal connus. N’hésitez pas à en à votre médecin oncologue .

 

Bibliographie :

  1. https://www.cochrane.org/fr/CD007077/BREASTCA_irradiation-partielle-du-sein-pour-un-cancer-du-sein-au-stade-precoce;
  2. https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-sein/Radiotherapie
L’irradiation partielle du sein dans le traitement des cancers au stade précoce
L’immunothérapie pour traiter le cancer du sein

L’immunothérapie pour traiter le cancer du sein

L’immunothérapie fait partie des nouveaux traitements de lutte contre le cancer. Son principe repose sur l’utilisation du système immunitaire des patients pour se protéger des cellules cancéreuses. L’immunothérapie présente des bénéfices certains, aux côtés des autres traitements de référence, face à plusieurs formes de cancers du sein. Le recours à ces thérapeutiques devrait peu à peu s’étendre à d’autres types de cancers.

 

Qu’est-ce que l’immunothérapie ?

L’immunothérapie est un traitement faisant partie des thérapies ciblées. Elle agit sur des cellules cibles de la tumeur ou sur les cellules immunitaires. Elle permet de renforcer les lymphocytes T présents dans le système immunitaire afin de booster l’organisme et lutter contre le cancer.

Cette approche thérapeutique permet donc d’utiliser le système immunitaire comme « médicament naturel ». Certains chercheurs parlent de véritable révolution thérapeutique. L’utilisation de l’immunothérapie devrait bientôt pouvoir être proposée à de nombreux patients pour plusieurs types de cancers. De nouveaux médicaments et molécules sont en cours d’essais pour répondre aux besoins des patients.

 

Immunothérapie : fonctionnement

Les recherches récentes ont permis de créer des médicaments capables d’inhiber le contrôle exercé par les cellules cancéreuses sur le système immunitaire d’une personne. Grâce à cette action, les tumeurs régressent, et parfois de façon importante. On peut aussi noter des rémissions plus longues qu’avec certains traitements du cancer actuels.

Cependant, l’immunothérapie est pour le moment limitée à quelques types de tumeurs et ne peut être proposée à un grand nombre de patients. Les scientifiques travaillent à l’heure actuelle sur l’expansion de son utilisation afin d’inclure de plus en plus de patients.

 

Différents types d’immunothérapie

Il existe plusieurs types d’immunothérapie pour lutter contre le cancer :

Les anticorps monoclonaux

Leur but est de provoquer une réaction immunitaire, au même titre que les anticorps présents dans le corps humain. Ce traitement ciblé s’attaque à une partie bien spécifique de la cellule cancéreuse (par exemple, la protéine Her2). Ils bloquent ainsi la croissance des cellules tumorales.

 

Les inhibiteurs du point de contrôle immunitaire

Ce sont des anticorps monoclonaux qui bloquent les protéines spécifiques de ce que l’on appelle les points de contrôle. Ces points de contrôle sont des voies empruntées par le système immunitaire pour appliquer ses réactions et empêcher les lymphocytes T de s’en prendre aux cellules saines. Certaines cellules cancéreuses peuvent agir sur ces points de contrôle afin de brouiller les signaux.

 

Chimiothérapie dans le traitement du cancer du seinLes anticorps monoclonaux conjugués

Ils sont utilisés pour administrer une chimiothérapie ou une radiothérapie. Ainsi, les traitements sont plus ciblés. Des associations avec des agents chimiothérapeutiques sont possibles pour obtenir des conjugués anticorps-médicament.

 

 

 

Dans quel cas avoir recours à l’immunothérapie ?

L’immunothérapie a déjà fait ses preuves pour plusieurs types de cancer. Elle est particulièrement administrée chez les patients atteints de mélanomes à un stade avancé, ou dans le cancer du poumon. Plusieurs autres tumeurs peuvent être réceptives à l’immunothérapie, comme les cancers ORL, les cancers de vessie, les cancers du rein, la maladie de Hodgkin. De plus en plus de résultats positifs sont aujourd’hui visibles dans le traitement des cancers du sein.

L’immunothérapie peut être envisagée dans certaines formes de cancer du sein, comme le cancer du sein triple négatif ou encore dans les tumeurs métastatiques. Elle devrait, au fur et à mesure des progrès de la recherche scientifique, pouvoir traiter un grand nombre de tumeurs, même à un stade précoce.

Votre médecin oncologue peut décider de vous administrer une immunothérapie afin d’éliminer les cellules du cancer du sein, arrêter la croissance et l’expansion de la lésion tumorale mammaire, ou encore contrôler les signes cliniques engendrés par un cancer du sein métastatique. Le choix du traitement le plus adapté pour votre situation personnelle est décidé par l’équipe médicale responsable de votre prise en charge.

 

Effets secondaires de l’immunothérapie

Aujourd’hui, on note une bonne réponse thérapeutique face à l’immunothérapie qui est très bien tolérée par les patients. Dans de rares cas, il est possible d’observer des réactions auto-immunes entraînées par une “surstimulation” du système immunitaire. Cela peut causer des complications sur l’organisme de certains patients, mais ces effets secondaires restent toutefois minoritaires.

Cependant, comme dans tous les traitements du cancer du sein, certains effets secondaires peuvent apparaître. Ils sont différents d’une personne à l’autre et dépendent du type de molécules ou d’association de médicaments administrés, de la posologie, du mode d’administration et de l’état de santé général des patientes.

Ces symptômes peuvent causer une inquiétude et il est prudent d’en parler à votre médecin : transit perturbé (diarrhée ou constipation inhabituelle), perte d’appétit, fatigue, nausées, vomissements, fièvre, toux ou encore faible taux de globules blancs.

Syndrome main-pied après chimiothérapie du cancer du sein : quelles sont les solutions ?

Les traitements du cancer du sein peuvent parfois engendrer bon nombre de complications et effets secondaires sur l’organisme. Le syndrome main-pied, aussi connu sous le nom d’érythrodysesthésie palmo-plantaire, fait partie de ceux-là. Il apparaît durant ou à la suite d’un traitement du cancer. Qu’est-ce que le syndrome main-pied, et comment le soulager ?

 

Syndrome main-pied : causes et symptômes

Le syndrome main-pied regroupe un ensemble de signes cliniques qui survient pendant ou après un traitement du cancer, notamment après la chimiothérapie  ou certaines thérapies ciblées.

 

Causes du syndrome main-pied

Syndrome pied main, effet sur les onglesL’érythrodysesthésie palmo-plantaire est due à la fragilisation des vaisseaux sanguins présents au niveau de la peau des pieds et des mains. Certains traitements, notamment ceux à base de taxanes, sont plus sujets à fragiliser cette zone et peuvent même provoquer une inflammation qui touche aussi les ongles.

 

 

 

Symptômes du syndrome main-pied

Les signes cliniques sont plutôt visibles sur la peau de la paume des mains et de la plante des pieds. Ils peuvent comprendre :

  • des rougeurs
  • une sécheresse importante
  • des crevasses
  • des ampoules
  • un gonflement
  • des douleurs
  • des fourmillements dans les extrémités ou une hypersensibilité

 

Les symptômes apparaissent quelque temps après le début de traitements et tendent à disparaître progressivement après l’arrêt des thérapeutiques.

Cependant, ces signes cliniques se manifestent différemment selon les personnes. L’intensité des troubles peut varier d’un individu à l’autre : on parle alors de stade.

 

Les différents stades

Le stade 1 du syndrome main-pied n’impacte pas la vie quotidienne des patientes. On note chez les personnes des rougeurs, légers gonflements, une hypersensibilité ou des fourmillements sans réelles douleurs handicapantes.

Le stade 2 présente les mêmes signes que le stade 1 avec l’apparition d’ampoules, de crevasses, et de douleurs. La qualité de vie n’est pas impactée de façon très importante, mais ces symptômes peuvent provoquer de l’inconfort ou une gêne.

Le stade 3, quant à lui, présente la même symptomatologie accompagnée d’une vive douleur, d’une sécheresse importante pouvant aller jusqu’à la desquamation de la peau ainsi qu’un épaississement de celle-ci. Les gestes de la vie quotidienne sont impactés, la marche devient douloureuse, les patients éprouvent des difficultés pour saisir un objet, etc.

 

Comment traiter et prévenir le syndrome main-pied ?

Syndrome pied main, prévention pour atténuer les souffrances

Avant les traitements

Il est possible d’agir en préventif pour limiter l’apparition du syndrome main-pied. L’hydratation de la peau est très importante, surtout au niveau des extrémités. Cela peut limiter l’apparition de la sécheresse cutanée en cas de syndrome main-pied. Par ailleurs, une visite chez un podologue pour éliminer toute callosité peut aider à réduire les signes du syndrome. Votre oncologue ou une infirmière du service oncologie peut vous conseiller en début de traitement afin d’appliquer ces mesures préventives.

 

Pendant les traitements

Lorsque les traitements de chimiothérapie ont commencé, le froid est votre meilleur allié. Son action permet de contracter les petits vaisseaux sanguins ce qui limite l’apparition d’effets secondaires au niveau des mains ou des pieds. Dans le service oncologie, l’équipe médicale peut être ainsi amenée à vous proposer le port de gants ou de chaussons réfrigérants durant vos séances de chimiothérapie.

 

Durant toute la prise en charge thérapeutique

À titre personnel, plusieurs petits gestes du quotidien peuvent limiter l’apparition du syndrome main-pied et aider à maintenir l’hydratation de la peau :

  • évitez le port de chaussures, vêtements, bijoux ou bandages trop serrés ainsi que les talons hauts ;
  • protégez-vous de l’exposition au soleil et aux rayons UV (surtout sur les mains et les pieds) ;
  • limitez l’exposition des extrémités aux températures extrêmes (trop chaud ou trop froid) ;
  • protégez régulièrement vos mains à l’aide de gants et vos pieds avec des chaussettes ou chaussons ;
  • hydratez régulièrement et généreusement la peau avec des produits adaptés (demandez conseil à l’équipe médicale) ;
  • limitez les produits agressifs pour la manucure ou pédicure. Privilégiez plutôt un vernis à base de silicium et un dissolvant doux sans acétone.
  • Pour la toilette de tous les jours, optez pour un nettoyant surgras doux.

 

Soulager les symptômes du syndrome main-pied

Si malgré vos précautions le syndrome main-pied apparaît, voici quelques gestes qui permettent d’en limiter les désagréments :

  • Usez du froid : bains de pieds ou de mains à l’eau fraîche, port de semelles réfrigérées, applications de poche contenant des glaçons… De manière générale, toute source de chaleur est à éviter.
  • Limitez les frottements de la peau qui peuvent engendrer des irritations. La peau est fragilisée et réagit plus facilement et de manière plus intense à la moindre sollicitation.
  • Hydratez vos mains et vos pieds généreusement. Avant de dormir, vous pouvez appliquer une crème hydratante en couche bien épaisse sur vos extrémités avant de les recouvrir à l’aide de gants ou chaussettes (de préférence en coton) pour un effet décuplé.

 

Les symptômes du syndrome main-pied peuvent entraver la qualité de vie des patientes traitées pour un cancer du sein. Afin de réduire les risques d’apparition et les effets indésirables, des recommandations personnalisées sont communiquées par l’oncologue ou l’équipe médicale en tout début de traitement. Cependant, au moindre signe clinique anormal (apparition de douleurs, de rougeurs, etc.), parlez-en avec votre médecin pour réduire l’inconfort et adapter vos thérapeutiques en conséquence si besoin.

 

Syndrome main-pied après chimiothérapie du cancer du sein : quelles sont les solutions ?
L’Infirmière conseillère en image : Aider les patientes atteintes de cancer du sein à renouer avec leur corps

L’Infirmière conseillère en image : Aider les patientes atteintes de cancer du sein à renouer avec leur corps

Les services oncologiques des établissements de santé en France proposent divers soins de supports pour accompagner les patientes durant toute la prise en charge thérapeutique. La présence d’une infirmière conseillère en image aide les femmes à renouer avec leur corps.

Face à cette maladie aux conséquences parfois lourdes sur le physique et le mental, elle aide les patientes atteintes de cancer du sein et dont l’image du corps est altérée par les différents traitements chirurgicaux ou médicaux.

 

Conseil en image et cancer du sein

Le rôle de l’infirmière conseillère en image

L’infirmière conseillère en image apporte son soutien aux femmes suivies pour un cancer du sein. Elle partage ses conseils et aide toutes ces patientes à renouer avec leur image, afin de se réapproprier leur corps. Pour ce faire, elle s’adapte aux besoins de chaque femme durant toute la prise en charge de la maladie.

 

Son travail peut consister à :

  • délivrer des conseils vestimentaires et esthétiques ;
  • aider les femmes à se préparer aux traitements ;
  • être à l’écoute ;
  • valoriser l’image de soi ;
  • partager des astuces sur la façon de se maquiller ;
  • fournir des réponses aux problèmes de peau (sécheresse, irritation) et d’ongles, etc.

Par-dessus tout, elle assure aux patientes traitées pour un cancer une vraie présence humaine pendant tout le parcours de soins et après la fin des traitements.

 

L’importance des soins socio-esthétiques

Les divers traitements (mastectomie, chimiothérapie…) ont des effets secondaires qui sont parfois mal vécus par les patientes. La perte des cheveux ou l’ablation d’un sein perturbent la confiance en soi et la féminité. Les femmes ne se reconnaissent pas dans ce nouveau corps et en souffrent parfois au quotidien.

Le bénéfice des soins de support socio-esthétiques pour ces patientes et de garder une qualité de vie correcte durant toute la maladie. En renouant avec leur féminité et leur estime de soi, les femmes tolèrent mieux les différentes étapes des traitements. Par ailleurs, cela les aide à ne pas interrompre leur vie sociale, même en dehors des services oncologiques.

 

Les soins de support en oncologie

Soins de support : qu’est-ce-que c’est ?

Les soins de support regroupent plusieurs spécialités et sont proposés à tous les patients traités pour un cancer. Les accompagnements sont différents selon chaque établissement de soins, en fonction de ses ressources.

Il peut s’agir de :

  • yoga
  • naturopathie
  • méditation
  • coiffure
  • acupuncture
  • psychologie
  • sophrologie
  • art thérapie
  • socio-esthétique, etc.

Les possibilités sont multiples, de façon à couvrir tous les besoins des malades et leur proposer un accompagnement personnalisé, aussi bien sur le plan physique que psychologique. Plusieurs professionnels de santé assurent ainsi des permanences, quelques demi-journées par semaine, au sein de l’établissement de santé (comme par exemple l’institut Rafaël, maison de l’après cancer) afin de recevoir les patients qui le souhaitent.

 

A quoi servent les soins de support ?

Ces accompagnements personnalisés ont plusieurs rôles :

  • booster le moral de patientes ;
  • limiter les effets néfastes des traitements du cancer ;
  • aider à mieux vivre la maladie ;
  • réduire le sentiment d’abandon (que certaines patientes ressentent en dehors des séances de traitement) ;
  • assurer une meilleure réponse aux divers traitements ;
  • contribuer à la guérison ;
  • diminuer les risques de récidive du cancer ;
  • limiter les séquelles physiques et psychologiques ultérieures (qui peuvent perdurer des années après les traitements du cancer).

Ils font partie d’une approche de prise en charge globale, plutôt qu’une approche orientée uniquement sur la maladie. En outre, ces accompagnements contribuent à rendre les patientes actrices de leur santé. Elles ont ainsi moins l’impression de subir la maladie et ses traitements lorsqu’elles s’engagent dans des activités ou des rencontres supports telles que la socio-esthétique.

Ces soins sont aussi, dans certains cas, l’occasion de rencontrer d’autres patientes atteintes de la même maladie et de pouvoir échanger sur ses doutes, ses craintes et ses joies.

Tous ces soins « annexes » ne sont pas obligatoires. Ils sont proposés par l’oncologue ou l’équipe soignante chargée de traiter les malades. Toutes les informations nécessaires pour en bénéficier sont normalement communiquées aux patients en début de prise en charge.

Pour autant, ces soins de supports sont encore mal connus des patientes qui les assimilent parfois à de simples supports psychologiques. Par ailleurs, l’information de l’existence de ces soins de support circule parfois mal et les patientes n’en bénéficient pas autant qu’elles le devraient.

Les soins de supports ne sont pas un « gadget ». Leur rôle est primordial pour maintenir une vie sociale de qualité, et pour anticiper le retour à la normale et la vie après un cancer du sein. Ils font partie intégrante de la prise en charge des patients atteints de cancer et sont indispensables pour vivre sereinement la maladie.

L’infirmière conseillère en image assure donc un rôle clé dans la prise en charge du cancer du sein chez les femmes. Son soutien est très important pour apporter la confiance en soi nécessaire pour traverser les épreuves du cancer.

L’infirmière libérale pour parer à tout aléa/imprévu doit s’assurer qu’elle dispose d’une couverture médicale et financière. Faisons le point ci après sur ce qu’il faut retenir.

 

La caisse de retraite et prévoyance des infirmières libérales

La CARPIMKO, la caisse de retraite obligatoire des infirmières libérales créée en 1949, puis profondément réformée depuis, a pour mission principale de gérer la retraite de ces professionnels de santé libéraux. Elle offre également des prestations en matière de prévoyance, assurant ainsi une couverture médicale et financière aux infirmières libérales en cas de maladie, d’invalidité, voire de décès.

Fonctionnement et Cotisations de la caisse de prévoyance des infirmières libérales

Mécanisme de Cotisation

Les infirmières libérales cotisent à la CARPIMKO selon un système défini en fonction de leurs revenus. Une part de ces cotisations est dédiée à la constitution de leur future retraite, tandis qu’une autre partie est allouée à la prévoyance, assurant ainsi une double protection pour leur avenir.

Avantages de la CARPIMKO

En adhérant à la CARPIMKO, les infirmières libérales bénéficient d’une sécurité sociale adaptée à leur statut particulier. Les prestations couvrent une variété de situations, offrant une tranquillité d’esprit face aux aléas de la vie.

La Nécessité d’une Prévoyance Complémentaire pour les infirmières libérales

Limites de la Couverture de Base des infirmières libérales

Malgré les avantages offerts par la CARPIMKO, il est important de reconnaître ses limites. Les indemnités versées en cas de maladie ou d’accident sont souvent insuffisantes à couvrir l’ensemble des besoins financiers de l’infirmière libérale et de sa famille. Il est important pour elle d’avoir recours à une cotisation volontaire qui lui permettra d’obtenir une meilleure indemnisation en cas d’arrêt de travail dû à une maladie ou un accident.

La Prévoyance Complémentaire : Un Complément Indispensable pour l’infirmière libérale

Rente et Indemnités

La souscription à une prévoyance complémentaire permet aux infirmières libérales de recevoir des rentes ou des indemnités complémentaires en cas d’incapacité temporaire ou permanente. Cela garantit un niveau de revenu adapté à leur train de vie habituel, évitant ainsi des situations financières difficiles.

Choix de la Prévoyance Complémentaire

Il est essentiel que les infirmières libérales choisissent une prévoyance complémentaire adaptée à leurs besoins spécifiques. En comparant les offres sur le marché, elles peuvent trouver celle qui correspond le mieux à leur situation personnelle et professionnelle. Le Bureau d’Etudes des Assurances Médicales est en mesure d’apporter les meilleures réponses en matière de prévoyance volontaire.

La prévoyance médicale des infirmières libérales est un aspect crucial de leur sécurité financière et de leur bien-être global. La CARPIMKO offre une base solide, mais la compléter par une prévoyance complémentaire permet de garantir une protection optimale. En prenant des décisions éclairées et en anticipant les défis potentiels, les infirmières libérales peuvent ainsi assurer un avenir serein pour elles-mêmes et leurs proches.

Cancer du sein chez les femmes jeunes de nouvelles options thérapeutiques

De nouvelles approches thérapeutiques émergent pour lutter contre le cancer du sein chez les femmes jeunes. Des perspectives encourageantes pour ces patientes de moins de 40 ans qui sont plus touchées par certaines formes agressives de cancer du sein que les patientes âgées.

En France, 5 % des patientes atteintes de cancer du sein ont moins de 40 ans, dont 15 à 20 % sont reliés à une prédisposition génétique. Lorsqu’il s’agit de tumeurs agressives, comme le cancer triple négatif, la proportion de femmes âgées de moins de 40 ans varie entre 25 et 40 % (contre 9 % chez les patientes âgées de plus de 70 ans). Pourtant, pour ces types de cancer, les possibilités thérapeutiques restent encore limitées.

 

Cancer de stade avancé chez les femmes jeunes : étudier les métastases

Avec des formes de tumeurs malignes agressives comme le cancer triple négatif, le pronostic vital est souvent sombre. Ce qui n’est pas le cas des cancers du sein de stade précoce qui représentent des chances de survie de 90 % à 5 ans.

Logo Institut CurieL’institut Curie a lancé un essai à travers 6 centres français sur plus d’une centaine de patientes. Cette étude s’est étalée sur 10 ans et vise à étudier les métastases au niveau moléculaire. Le Docteur Paul Cottu, principal instigateur de cet essai, explique que des mutations génétiques de la tumeur primaire ont été notées dans les métastases.

Par ailleurs, de nouvelles informations semblent démontrer un avantage plus important pour établir le pronostic, comme le nombre de localisations secondaires présentes, plutôt que leur localisation.

Les scientifiques responsables de l’essai précisent également que la présence de cellules tumorales circulantes (CTC) dans le sang est un élément à prendre en compte pour le pronostic de la maladie. Cette présence indique l’existence de métastases. Cet élément n’influe pas dans l’approche thérapeutique à ce jour mais il pourrait, dans les années à venir, être une aide précieuse pour décider des traitements à proposer à ces jeunes femmes.

Le tissu qui entoure une tumeur, appelé stroma, semble aussi revêtir une importance majeure. Le Docteur Fatima Mechta-Grigoriou, directrice de recherche  à l’NSERM dans l’Unité INSERM U830 de l’Institut Curie a pu mettre en évidence le rôle de ce tissu et ses implications dans le cancer du sein chez les femmes jeunes. Le stroma serait plus ou moins chargé en cellules immunitaires et en fibroblastes, selon les types de cancer et de tumeurs. En fonction de leur densité, il serait possible d’établir les bénéfices ou non d’un traitement par immunothérapie.

 

Les derniers traitements disponibles pour les femmes jeunes

traitement hormonal substitutif et cancer du sein

De nouvelles options thérapeutiques ont fait leur apparition ces dernières années.

On peut notamment citer le TDM1 (ou « Herceptin amélioré ») pour traiter les cancers Her2+, un cancer du sein fréquemment développé par les femmes jeunes. Le TDM1 est une chimiothérapie ultra ciblée qui agit seulement sur les cellules cancéreuses. Il a reçu une autorisation temporaire d’utilisation en attendant son autorisation de mise sur le marché, de façon à pouvoir être administré rapidement aux patientes qui en ont besoin.

Concernant les cancers héréditaires associés à une mutation des gènes BRCA1 et BRCA2, l’Olaparib et le Talazoparib font aussi partie des nouvelles options thérapeutiques. Cependant, les tests doivent se poursuivre afin d’améliorer la qualité au niveau tumoral. L’organisation des tests est aussi à repenser. Il est important d’assurer un meilleur accompagnement des jeunes patientes qui en font partie, ainsi que de leur famille proche qui pourrait potentiellement être impliquée par les résultats.

Aujourd’hui, de nouvelles combinaisons de chimiothérapie et l’immunothérapie commencent à émerger. Ces nouvelles combinaisons de traitements offrent un meilleur contrôle de la maladie pour améliorer la qualité de vie des patientes, et ce durant plusieurs années.

Les essais sont de plus en plus ciblés sur le profil moléculaire des métastases pour étendre les possibilités thérapeutiques des cancers de stade avancé, notamment chez ces patientes jeunes. Les caractéristiques des tumeurs primaires, mais aussi des cellules tumorales circulantes et des tumeurs secondaires (métastases) permettent de dresser des profils de plus en plus précis. Toutes ces informations sont de précieuses alliées pour aider à établir le pronostic et choisir les approches thérapeutiques les plus bénéfiques pour ces jeunes femmes.

 

Cancer du sein chez les femmes jeunes de nouvelles options thérapeutiques
Gérer sa nouvelle vie après un cancer du sein

Gérer sa nouvelle vie après un cancer du sein

Avec près de 60.000 nouveaux cas par an, le cancer du sein est le cancer le plus répandu chez la femme. C’est également le cancer qui cause le plus grand nombre de décès. Face à ces chiffres, aux risques de récidives, aux dommages tant physiques que psychiques, et au long parcours que doivent suivre les patientes, le moment du retour à la vie après un cancer du sein n’est pas simple à gérer, particulièrement chez les seniors. Voyons comment s’y préparer et retrouver une vie pleine et épanouie.
Lire la suite

Traitements du cancer du sein : comment gérer les problèmes d’ongles et de peau ?

Les traitements du cancer du sein, comme la chimiothérapie ou la radiothérapie, peuvent fragiliser votre peau et vos ongles. Ces désagréments sont temporaires et disparaissent après la fin des séances de traitement, lorsque la peau commence à se régénérer.

S’il n’est pas rare de voir apparaître une sécheresse cutanée ou encore des ongles cassants durant les traitements, il est possible d’agir. Voici quelques recommandations pour garder une peau et des ongles en bonne santé pendant votre traitement du cancer du sein.

 

Prendre soin de sa peau pendant son traitement du cancer

Traitement cancer du sein effet secondaires peau

Le visage

La chimiothérapie entraîne un assèchement de la peau, car elle tend à réduire la production de sébum. Il en résulte une peau plus sensible, plus sèche, parfois sujette aux rougeurs ou aux démangeaisons. Des éruptions cutanées peuvent aussi apparaître durant les traitements de cancer du sein.

Quelques gestes simples peuvent venir à bout de ces désagréments, en adoptant une routine de soins très douce :

 

  • nettoyez matin et soir la peau de votre visage à l’aide de produits doux, sans alcool ou parfum, spécialement adaptés aux peaux sensibles. Evitez aussi les produits à base de savon qui pourraient être trop agressifs ;
  • évitez les gommages et les peelings, trop abrasifs durant les traitements du cancer ;
  • hydratez la peau du visage et du cou avec des produits doux, sans alcool ni parfum. Appliquez une petite quantité sur votre visage et massez légèrement du bout des doigts ;
  • pensez à l’hydratation de vos lèvres à l’aide d’un baume gras.

En plus d’une routine cosmétique douce, on recommande de boire au moins deux litres par jour (eau, tisanes, thé…).

 

Traitement soins peau contre effet secondaires

Le corps

La peau du corps peut elle aussi être sujette à des réactions cutanées. Des rougeurs, démangeaisons, et irritations ne sont pas rares.

Comme pour la peau de votre visage, il convient d’apporter un soin particulier pour renforcer l’hydratation, sans agresser la peau.

Pour la peau du corps, quelques habitudes peuvent faire toute la différence :

  • hydratez matin et soir avec une crème douce en insistant sur les zones plus sensibles et rugueuses : mains, pieds, coudes ;
  • buvez au moins deux litres par jour (eau, thé, tisanes…) ;
  • évitez les bains trop chauds et privilégiez plutôt les douches tièdes ;
  • limitez l’exposition aux températures extrêmes (trop chaudes ou trop froides), et évitez l’exposition au vent, l’utilisation d’un sèche-cheveux…) ;
  • lavez le corps à l’aide de produits doux et hydratants, sans parfum ni alcool (privilégiez les gels surgras, au pH neutre…) ;
  • évitez l’utilisation du gant, de la brosse, ou de la fleur de douche au profit des mains. Cela évite les risques contamination par des germes et assure un nettoyage plus doux pour la peau ;
  • ne frottez pas votre peau avec une serviette, et séchez-vous plutôt en tamponnant la peau ;
  • limitez le port de parfum ;
  • remplacez votre déodorant habituel par un produit sans alcool ni sels d’aluminium.

 

A savoir : Si vous suivez des séances de radiothérapie, il ne sera pas possible d’utiliser une crème pour le corps ou un déodorant. Ces informations vous sont normalement confirmées par votre médecin radiothérapeute ou un des manipulateurs en radiologie.

 

Chimiothérapie, radiothérapie : attention au soleil !

Durant les traitements du cancer du sein, il est vivement déconseillé de s’exposer au soleil. Certains traitements peuvent engendrer une photosensibilité qui causerait des dommages sur votre peau. Ces produits peuvent entraîner des éruptions cutanées ou encore des allergies lors d’une exposition aux rayons du soleil. Il est aussi possible que des tâches ou des coups de soleil apparaissent.

Si vous comptiez partir au soleil, demandez l’avis de votre médecin et protégez votre peau à l’aide d’un produit solaire à haute protection (SPF 30 ou 50). Pensez également à protéger votre tête à l’aide d’un chapeau, et vos yeux à l’aide de lunettes de soleil.

Astuce : l’utilisation d’une eau thermale peut apaiser les démangeaisons.

Dangers soleil cancer

Ces recommandations peuvent aussi être valables dans les semaines suivant un traitement du cancer du sein. C’est notamment le cas si vous suivez des séances de radiothérapie. En règle générale, l’exposition au soleil est vivement déconseillée durant le traitement ainsi que l’année qui suit la radiothérapie. Pensez à bien protéger la zone irradiée, à l’aide de produit solaire ou en portant un vêtement en cas d’exposition.

 

Traitement du cancer du sein : prendre soin de ses ongles

Les ongles aussi peuvent être sujets à quelques modifications durant les traitements d’un cancer, notamment pendant la chimiothérapie. Certains produits, comme le Taxotère, fragilisent ces derniers, les rendent cassants et ralentissent leur pousse. Vous pouvez noter parfois des décolorations, ou une sécheresse des cuticules. Ces changements sont, ici encore, temporaires et devraient rentrer dans l’ordre à l’arrêt des traitements.

Pour éviter ces désagréments, votre service de chimiothérapie peut vous proposer le port de gants ou de chaussettes réfrigérés durant votre séance. Le froid ralentit la circulation sanguine et limite le passage des produits vers vos extrémités.

Quelques astuces permettent cependant de garder des ongles en bonne santé :

  • coupez vos ongles courts pour éviter qu’ils ne se cassent, après avoir trempé vos mains ou pieds quelques minutes dans de l’eau tiède ;
  • évitez de vous ronger les ongles ;
  • portez des gants pour les travaux ménagers et le jardinage pour éviter le contact prolongé avec l’eau ou les produits trop agressifs ;
  • évitez le port de faux ongles pendant la chimio et la radiothérapie qui contiennent des produits chimiques irritants. Retirez-les en début de traitement si vous en portez habituellement ;
  • massez vos mains, pieds, ongles et cuticules avec une crème hydratante quotidiennement pour maintenir un bon niveau d’hydratation et limiter le dessèchement.
  • utilisez du vernis à base de silicium qui a la particularité de renforcer les ongles. Les vernis opaques permettent par ailleurs de protéger vos ongles des UV.

Attention, le dissolvant doit être sans acétone et ne doit pas être utilisé trop souvent pour éviter de fragiliser vos ongles (une fois par semaine maximum).

Astuce : vous pouvez utiliser une crème cicatrisante en cas de fissures des doigts. Si vous remarquez des rougeurs inhabituelles autour des ongles, vous pouvez désinfecter en réalisant un bain d’Hexomédine transcutanée ou de Chlorhexidine.

 

Traitements du cancer du sein : comment gérer les problèmes d’ongles et de peau ?