L’arrêt de l’hormonothérapie après la première année augmentent le risque de rechute du cancer du sein chez les femmes jeunes

Les femmes non ménopausées récidivent plus de leur cancer du sein lorsqu’elles ne suivent pas correctement leur traitement de Tamoxifène (lire aussi notre article sur les traitements d’hormonothérapie du cancer du sein). C’est ce que révèle un communiqué publié dans le Journal of Clinical Oncology par des chercheurs de l’INSERM, de Gustave Roussy et de l’université Paris-Saclay.

Plusieurs facteurs augmentent ce risque, notamment:

  • la présence d’effets secondaires liés à l’hormonothérapie (douleurs musculaires, douleurs articulaires, fatigue) ;
  • l’absence de chimiothérapie ;
  • la présence d’autres problèmes médicaux associés ;
  • des patientes vivant seules.

 

Hormonothérapie et cancer du sein

L’hormonothérapie est en principe prescrite pour une durée variant de 5 à 10 ans. Ce traitement intervient chez les personnes touchées par un cancer du sein localisé dit hormono-sensible (soit 80 % des tumeurs malignes du sein).

Le médicament est prescrit afin de réduire le risque de rechute de la maladie. Or, il peut provoquer chez certaines patientes des effets indésirables très pénibles. Certains symptômes s’apparentent notamment aux signes cliniques qui apparaissent lors de la ménopause. C’est pourquoi l’hormonothérapie n’est pas toujours bien suivie par certaines femmes, ce qui augmente le risque de récidive du cancer du sein.

arrêt hormonothérapie et risques rechute cancer du sein

 

Quelles sont les conclusions de l’étude ?

Grâce à une analyse de la cohorte CANTO, les médecins chercheurs ont découvert que les récidives locales et à distance (présence de métastases) apparaissent de façon précoce, 3 ans après la fin des traitements du cancer du sein (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie).

Par ailleurs, le risque de récidive est multiplié par 2,31 chez les femmes jeunes qui ont arrêté leur hormonothérapie pour traiter leur cancer du sein. Les scientifiques ont aussi déterminé des causes favorisant l’arrêt de leur traitement.

Lire également : pilule et cancer du sein, quels sont les risques ?

Sur quoi porte l’analyse de la cohorte CANTO ?

L’étude a concerné 1 177 patientes, toutes non ménopausées et traitées pour un cancer du sein localisé. Toutes ces femmes ont accepté de suivre un traitement d’hormonothérapie par Tamoxifène.

Il s’agit de la première analyse regroupant les réponses d’un questionnaire au sujet du traitement, et l’analyse biologique sanguine du dosage du médicament tout au long de la prise du traitement d’hormonothérapie. L’association des résultats permet de conclure à une corrélation marquée entre le fait de ne pas prendre le médicament et le risque accru de récidive.

Selon le Dr Pistilli, qui a présenté les premières conclusions de l’étude au congrès de l’ESMO (European Society For Medical Oncology) en septembre 2018, une femme sur 6 ne suivrait pas son traitement de Tamoxèfene à un an seulement de la prescription médicale. Cela représente 16 % des patientes, selon les résultats du dosage sanguin effectué.

Elle précise par ailleurs que la moitié de ces femmes n’en faisait pas état dans le questionnaire de suivi réalisé. Il y a donc une différence importante entre la réalité et les réponses données par ces femmes dans le questionnaire. L’enjeu de cette dissonance est de comprendre pourquoi ces femmes n’ont pas stipulé l’arrêt de leur médicament dans le questionnaire prévu à cet effet afin de les aider à mieux appréhender leur traitement par un suivi personnalisé. La question de la prise en charge thérapeutique de ces patientes afin d’améliorer la bonne observance de l’hormonothérapie est de mise, selon le Dr Vaz-Luis, oncologue à Gustave Roussy.

 

Une augmentation du risque de rechute du cancer du sein de 131 %

 

La pilule contraceptive et les risques de cancer du sein

L’augmentation du risque n’est pas négligeable puisque le taux est multiplié par 2,31, soit une augmentation de 131 % de risque de récidive de la maladie. Cette augmentation concerne aussi bien le risque de récidive locale que de récidive à distance (métastases).

Concrètement, les résultats montrent que 89,5 % des femmes n’ayant pas bien adhéré au traitement à 3 ans n’ont pas connu de rechute, contre 95 % des patientes qui ont bien suivi leur traitement. À partir de 5 ou 10 ans, le risque de récidive et le taux de mortalité augmentent encore de manière significative en cas d’arrêt précoce de l’hormonothérapie.

 

Les causes possibles d’une mauvaise observance de l’hormonothérapie

L’analyse a pu déterminer plusieurs causes pouvant être responsables d’un moins bon suivi d’une hormonothérapie.

Les principaux facteurs sont :

  • la présence d’effets secondaires liés au traitement par Tamoxifène (douleurs articulaires et musculaires, fatigue) ;
  • d’autres problèmes de santé ;
  • l’absence de chimiothérapie lors du traitement du cancer du sein ;
  • Le fait de vivre seule.

Les résultats sont cependant complexes à interpréter. Certains autres facteurs n’ont pu être reliés de façon directe, comme le stade de la maladie, l’IMC, les effets secondaires des autres traitements du cancer, la prise en charge thérapeutique globale et l’état psychique de la patiente (anxiété, dépression).

 

La cohorte CANTO : généralités

La cohorte prospective CANTO (CANcer Toxicités) est nationale. Elle concerne, avec leur accord, 12 000 patientes touchées par un cancer du sein localisé et prises en charge dans 26 centres en France.

L’objectif de CANTO est de réussir à identifier les personnes plus à risque de développer des toxicités liées aux traitements du cancer afin d’adapter les parcours de soins de ces populations. In fine, ces recherches servent à accroître la qualité de vie des patientes après-cancer.

CANTO est promue par Unicancer qui regroupe l’ensemble des CLCC. Elle est dirigée par le Pr Fabrice André, directeur de la recherche à Gustave Toussy, Professeur à l’Université Paris-Sarlay directeur de l’unité 981 : Biomarqueurs et nouvelles cibles thérapeutiques en oncologie. Par ailleurs, la Ligue Contre le Cancer est un de ses soutiens.

Ces résultats sur les facteurs de risque capables de motiver des femmes à stopper leur traitement d’hormonothérapie précocement sont très utiles, puisqu’ils permettent aux médecins chercheurs de développer d’autres prises en charge et outils pédagogiques. Les conclusions de l’analyse vont donc servir à augmenter la qualité de vie des patientes traitées pour un cancer du sein tout en limitant leur risque de rechute.

 

 

 

Dépistage du cancer de l’ovaire: un formidable espoir grâce aux nanotechnologies

Un capteur dans le corps capable de détecter la présence d’un cancer dès le début de la maladie ? Si ce scénario semble tout droit sorti d’un film de science-fiction, des chercheurs américains travaillent aujourd’hui d’arrache-pied pour allier nanotechnologie et dépistage du cancer.

Au Memorial Sloan Kettering Institute (MSK) de New York, des scientifiques œuvrent à concevoir un appareil capable de communiquer grâce à des nanocapteurs implantés directement dans l’organisme pour prévenir de la présence d’un cancer ou même de lésions précancéreuses.

 

Un dépistage encore difficile du cancer de l’ovaire

Le cancer de l’ovaire ne présente que rarement des symptômes aux premiers stades de la maladie. Lorsque des symptômes apparaissent, cela signifie que le cancer a déjà évolué à un stade plus avancé. De plus, il n’existe, pour l’heure, aucun test de dépistage efficace pour le cancer ovarien. La maladie est donc souvent diagnostiquée lorsqu’elle s’est propagée dans l’organisme, et il est plus compliqué de lutter contre ce cancer (données épidémiologiques du cancer de l’ovaire).

De nombreux cancers, tout comme le cancer de l’ovaire, sont diagnostiqués à un stade déjà avancé. En conséquence, la prise en charge thérapeutique s’avère plus difficile et réduit les chances de guérison. Grâce aux nanotechnologies, il serait possible de détecter précocement la maladie pour augmenter les chances de guérison et la qualité de vie des patients. Cette technologie de nanocapteurs est notamment pertinente pour le cancer de l’ovaire qui connaît un taux de mortalité encore élevé chez les femmes.

Douleurs ovaires femme

 

Cancer de l’ovaire : plusieurs types de nanotechnologies possibles

L’équipe de recherche du Dr Heller au MSK travaille actuellement sur la conception de plusieurs types de nanocapteurs pour détecter la présence de cellules cancéreuses dans l’ovaire.

  1. Une des possibilités consisterait à implanter directement dans l’utérus un nanocapteur, au même titre qu’un stérilet ou dispositif intra-utérin (DIU).
  2. Une alternative se concentre, quant à elle, sur la détection des protéines présentes sur les cellules tumorales. Plusieurs nanocapteurs pourraient détecter ces protéines dans le sang. Il serait alors envisageable d’en placer un sous la peau.
  3. Un autre type de nanotechnologie à l’étude permettrait de détecter simultanément des milliers de marqueurs potentiels du cancer de l’ovaire grâce à la présence de nombreux nanocapteurs différents. Elle serait alors capable de réaliser une empreinte de la pathologie grâce au Machine Learning. Selon les réponses des différents capteurs associés, les chercheurs seraient en mesure de déterminer différents états spécifiques de la maladie.

In fine, les scientifiques aimeraient que ce type de technologies puisse être proposé aux personnes qui présentent un risque de développer un cancer de l’ovaire, comme les patientes porteuses d’une mutation génétique BRCA ou présentant des antécédents familiaux de la maladie.

 

Comment les nanocapteurs peuvent-ils détecter le cancer de l’ovaire ?

Les cellules cancéreuses de l’ovaire présentent un certain type de protéines spécifiques : les biomarqueurs. Certaines d’entre elles se diffusent dans le sang. Mais le taux de biomarqueurs du cancer de l’ovaire présent dans le sang n’est pas assez significatif pour détecter la maladie avec une prise de sang classique.

C’est là que la nanotechnologie entre en jeu. En plaçant un capteur dans une zone stratégique où l’activité des biomarqueurs est plus forte (comme l’utérus ou les trompes de Fallope), les médecins seraient capables de détecter le cancer à un stade encore précoce.

Afin de percevoir ces rares molécules, les chercheurs du MSK se focalisent sur les nanotubes de carbone. Il s’agit de particules en forme de bâtonnets minuscules capables d’émettre une lumière infrarouge inoffensive. Cette lumière peut être perçue par un détecteur présent à l’extérieur du corps humain. Les nanotubes sont attachés à un anticorps qui eux-même se lient à un biomarqueur spécifique du cancer. Cette association provoque alors un changement de couleur de la lumière diffusée par le nanotube.

De précédentes études du laboratoire Heller avaient démontré qu’un nanocapteur implanté est capable de détecter le cancer de l’ovaire chez la souris en traçant le biomarqueur HE4. Les scientifiques travaillent à développer la même technologie pour le marqueur CA125, le biomarqueur spécifique du cancer de l’ovaire.

Actuellement, l’équipe du Dr Heller, aidée par le Dr Long Roche, teste l’implantation de nanocapteurs dans des utérus retirés durant une chirurgie, afin de tester la technologie sur du tissu humain. Cela permet d’observer le fonctionnement des capteurs avant de les implanter chez des patientes.

 

La nanotechnologie dans cancer de l’ovaire serait donc en mesure d’aider à dépister la maladie avec plus de précision qu’un dosage du CA125 dans le sang. Elle pourrait par ailleurs contribuer à surveiller la progression de la maladie sans devoir réaliser des tests sanguins, ou en espaçant les visites de surveillance chez le médecin.

 

Dépistage du cancer de l’ovaire:  un formidable espoir grâce aux nanotechnologies
La pollution atmosphérique associée à un plus grand risque de cancer du sein

La pollution atmosphérique associée à un plus grand risque de cancer du sein

Des études menées par des scientifiques en Europe et en Amérique du Nord mettent en évidence la responsabilité du dioxyde d’azote dans l’apparition du cancer du sein chez les femmes. La pollution atmosphérique serait en effet associée à une augmentation du risque de tumeur mammaire.

 

Les méfaits connus des polluants atmosphériques sur la santé

Certains polluants atmosphériques, et notamment les particules en suspension présentes au sein de la pollution atmosphérique globale, sont reconnus comme étant cancérigènes. Si l’on sait déjà qu’ils constituent un facteur de risque du cancer du poumon, on commence à entrevoir aussi son impact dans l’apparition de certains cancers du sein.

On rappelle que le cancer du sein est l’un des cancers les plus courants en Europe.

 

Pollution et cancer du sein

Des chercheurs de l’INSERM, du CNRS et de l’Université Grenoble Alpes ont étudié la littérature internationale à ce sujet afin de synthétiser des pistes de réflexion. Les résultats ont été publiés dans la revue Environmental Health Perspectives. Ils mettent en évidence une corrélation entre certains polluants atmosphériques et l’augmentation du risque du cancer du sein.

Le dioxyde de carbone représenterait le polluant le plus impactant parmi les trois principaux polluants analysés. Les données révèlent en effet qu’environ 1 700 diagnostics de cancer du sein annuels pourraient être attribués à une exposition aux polluants atmosphériques en France.

Lire aussi notre article sur l’impact du tabac sur les risques de cancer du sein 

 

Le dioxyde d’azote est le plus problématique

Dioxyde d’azote et pollutionLe dioxyde d’azote est émis, entre autres, par le chauffage utilisé dans nos villes ou les moteurs thermiques de nos véhicules. Il résulte de plusieurs processus de combustion de combustibles fossiles.

L’étude a porté sur les trois polluants atmosphériques principaux :

  • le dioxyde d’azote (N02) ;
  • les particules en suspension de diamètre < 2.5 microns (PM2.5) ;
  • les particules en suspension de diamètre < 10 microns (PM10).

 

Les chercheurs ont ainsi analysé les résultats de 36 études sur le dioxyde d’azote lié au cancer du sein en Europe et en Amérique du Nord. Cela représente plus de 120 000 cas sur 3,9 millions de sujets. Les données liées aux PM2.5 représentaient quant à elles 32 études, et celles liées aux PM10, 27 études.

De plus, les résultats indiquent que le dioxyde d’azote représente un risque plus élevé chez les patientes atteintes de cancer du sein hormono-dépendant, même si les études réalisées n’ont pas toutes pris en compte cette donnée.

Au total, l’exposition aux polluants atmosphériques serait responsable d’environ 3 % des cas de cancer du sein diagnostiqués chaque année en France (soit 1 200 personnes par an).

Une estimation des coûts liés aux dépenses de santé et à l’impact sur la qualité de vie des patients a également été réalisée. Elle représenterait une somme comprise entre 600 millions et 1 milliard d’euros chaque année. Cette estimation prend en considération les coûts tangibles et intangibles que peut engendrer ce type de pathologies.

Pour les deux autres polluants atmosphériques (PM10 et PM2.5), les preuves accumulées n’étaient pas suffisantes pour affirmer qu’il existe une réelle augmentation du risque de développer un cancer du sein. Cependant, cette hypothèse n’est pas à exclure, car leur taux de concentration atmosphérique est lié à celui du dioxyde de carbone. Par ailleurs, les hydrocarbures aromatiques polycliques contenus eux aussi dans la pollution atmosphérique sont reconnus pour perturber la fonction des œstrogènes. Il se pourrait donc que ces polluants soient aussi corrélés à certains cancers hormono-dépendants, mais ceci reste à démontrer.

Lire aussi notre article sur la pilule contraceptive : des risques de cancer du sein accrus ?

 

Des résultats à prendre avec des pincettes

La méthode utilisée au cours de cette étude d’envergure synthétise des résultats de publications disponibles afin d’en faire une moyenne. Il s’agit d’une méta-analyse. Ici, elle permet de considérer la relation dose/réponse entre apparition du cancer du sein et pollution atmosphérique.

Toutefois, certains biais de publication et de confusion entrent en jeu. On sait par exemple qu’une étude qui met en évidence une relation entre pollution et cancer du sein a plus de chances d’être publiée qu’une étude qui contredit ces résultats.

Toutefois, la méta-analyse s’est concentrée sur les publications qui présentent les mesures d’expositions aux polluants les plus précises. Des données plus approfondies quant aux taux d’exposition aux polluants de certaines études seraient nécessaires afin de tirer des conclusions de façon plus formelle.

 

 

La biopsie du col de l’utérus : Modalités et intérêts

La biopsie du col de l’utérus est un examen indispensable de la prise en charge du cancer du col de l’utérus. Elle permet de déceler toute anomalie du col utérin, comme des lésions précancéreuses, avant que le cancer ne se développe.

 

On rappelle que le cancer du col de l’utérus est diagnostiqué chaque année chez environ 3 000 femmes en France. Le dépistage de cette pathologie est absolument nécessaire pour prendre en charge au plus tôt la tumeur et maximiser les chances de guérison.

 

Biopsie du col de l’utérus : qu’est-ce que c’est ?

La biopsie du col utérin est l’examen qui permet de prélever de façon indolore un échantillon de tissu dans cette zone pour l’analyser. L’étude de cet échantillon contribue au diagnostic du cancer du col de l’utérus.

En présence d’une lésion suspecte, votre médecin peut être conduit à demander la réalisation d’une biopsie. Les analyses du fragment de tissu réalisées en laboratoire d’anatomopathologie déterminent s’il s’agit d’un cancer ou non, et donnent de précieuses indications sur la nature, le stade, le grade de la maladie. Tous ces éléments contribuent à mettre en place une stratégie thérapeutique adaptée.

 

Quand réaliser une biopsie du col de l’utérus ?

La prescription d’une biopsie du col utérin fait généralement suite à des résultats anormaux retrouvés dans le cadre du dépistage du cancer de l’utérus.

On sait en effet que le cancer du col de l’utérus est étroitement lié à la présence d’un papillomavirus humain (HPV) dans l’organisme. Si ce virus touche un grand nombre de personnes sexuellement actives, il disparaît habituellement de manière spontanée. Or, il se peut que l’infection persiste chez certaines personnes pouvant entraîner des anomalies plus importantes comme le développement de cellules cancéreuses.

 

La biopsie peut aussi être demandée en présence de certains symptômes suspects :

  • saignements en dehors des règles ;
  • règles anormalement abondantes ou plus longues que d’habitude ;
  • pertes vaginales suspectes (malodorantes, abondantes…) ;
  • douleurs lors des rapports sexuels ;
  • difficultés à uriner ;
  • constipation ;
  • fuites urinaires ou de selles par le vagin ;
  • douleurs pelviennes ou dans le bas du dos ;
  • une ou les deux jambes enflées ;
  • fatigue inhabituelle, perte de poids, etc.

 

À savoir : le cancer du col utérin peut être asymptomatique et passer inaperçu durant une certaine période. Lorsque plusieurs signes cliniques apparaissent, cela signifie généralement que la tumeur a déjà progressé. Toutefois, la présence de ces symptômes peut être liée à d’autres problèmes de santé et ne signifie pas forcément qu’il existe un cancer. C’est pourquoi il est important de consulter votre médecin au moins signe inhabituel.

 

Le frottis cervico-utérin et le test HPV

Le premier examen est le frottis cervico-utérin (ou frottis gynécologique) réalisé par un gynécologue, une sage-femme ou votre médecin traitant. Si les résultats de ce frottis reviennent anormaux, le praticien peut demander la réalisation d’un test HPV.

Le test HPV peut être réalisé par la patiente elle-même.  Si celui-ci revient négatif, on peut considérer que les anomalies décelées au frottis vont disparaître spontanément.  En revanche, en cas de test HPV positif, il faut poursuivre les investigations grâce à des examens supplémentaires afin de confirmer, ou non, la présence de lésions précancéreuses ou cancéreuses.

 

La colposcopie

Votre médecin est amené à demander la réalisation d’une colposcopie si votre frottis a découvert des cellules suspectes. C’est notamment le cas en présence d’une dysplasie légère, moyenne ou sévère, d’une infection HPV, etc.

Cet examen consiste à examiner le col de l’utérus grâce à un appareil muni d’une lumière et d’un effet grossissant afin de bien observer toutes les parties de l’utérus. Pour visualiser les zones anormales, des colorants sont utilisés. La colposcopie permet ainsi de déceler des anomalies de manière précise en fonction de la coloration de certaines zones utérines.

 

La biopsie

Si une ou plusieurs zones utérines se colorent en blanc lors de la colposcopie, le médecin effectue une biopsie. Un échantillon de la muqueuse utérine de la ou des zones suspectes est alors prélevé. Il arrive que le médecin réalise un curetage endocervical, enlevant alors toute la zone suspecte. S’il le juge nécessaire, le praticien peut aussi réaliser une biopsie du ganglion sentinelle.

Les fragments de tissus sont ensuite envoyés dans un laboratoire d’anatomopathologie pour les faire analyser. Une cartographie précise des zones suspectes est par ailleurs établie par le gynécologue. Il peut aussi réaliser des clichés de la colposcopie/biopsie si son équipement le permet.

Il est normal que de petits saignements apparaissent après l’examen. Ceux-ci cessent spontanément en quelques heures et la zone est totalement cicatrisée après quelques jours. Si les résultats du laboratoire d’anatomopathologie révèlent la présence de dysplasies cervicales moyennes ou sévères, cela signifie qu’il y a un risque que ces lésions se transforment en cancer du col de l’utérus. Il faut donc avoir recours à leur destruction par laser ou conisation.

 

La conisation

La conisation consiste à retirer un fragment tissulaire dans le col utérin en forme de cône pour supprimer les dysplasies à risque avant une éventuelle évolution cancéreuse.

Si une dysplasie est retrouvée après analyse de ce fragment de tissu, une surveillance avec colposcopies régulières est mise en place. Par contre, si l’analyse des résultats révèle la présence d’un cancer, des examens complémentaires (avec notamment bilan biologique, IRM, échographie ou TEP SCAN) sont nécessaires. Ils permettent de contrôler le degré d’avancement de la maladie et de connaître son éventuelle extension à d’autres parties du corps.

Selon l’ensemble des résultats obtenus, une prise en charge thérapeutique est alors mise en place pour lutter contre la maladie. C’est à ce stade qu’intervient le rôle du meilleur chirurgien du cancer du col de l’utérus, dont l’expertise conditionne le choix et la qualité du traitement proposé.

La biopsie du col de l’utérus : Modalités et intérêts
La curiethérapie dans le traitement du cancer de l’endomètre

La curiethérapie dans le traitement du cancer de l’endomètre

La curiethérapie fait partie des stratégies thérapeutiques de référence lorsqu’il s’agit de traiter le cancer de l’endomètre. Grâce à son action ultra ciblée, on l’utilise pour détruire les cellules cancéreuses directement au contact de la masse tumorale ou en son siège. Voici ce qu’il faut connaître sur son mode de fonctionnement dans le traitement des tumeurs malignes de l’endomètre.

 

Qu’est-ce que la curiethérapie ?

La curiethérapie est une méthode de radiothérapie qui délivre son irradiation à haute dose directement au sein de la tumeur, ou à l’emplacement où elle siégeait avant son retrait en chirurgie. Contrairement aux protocoles de radiothérapie externe standards, la curiethérapie est très ciblée, ce qui limite fortement les effets secondaires précoces ou tardifs d’une irradiation.

On l’utilise généralement pour détruire les cellules tumorales pouvant persister dans le fond du vagin, après une chirurgie d’ablation de l’utérus. Cependant, il se peut que votre équipe de soins se prononce en faveur d’une curiethérapie utérovaginale afin de traiter directement la tumeur lorsque l’utérus n’a pas été retiré.

Dans le cadre du traitement du cancer de l’endomètre, on parle de curiethérapie vaginale (après chirurgie d’ablation de l’utérus) ou utérovaginale (si l’utérus est toujours en place).

Le principe de la curiethérapie repose sur l’insertion d’un composant radioactif (habituellement, de l’iridium) directement au contact de la tumeur ou de la zone à irradier. La source radioactive est introduite dans un applicateur que l’équipe de soins place dans le vagin (en cas de curiethérapie vaginale) ou dans l’utérus (en cas de curiethérapie utérovaginale).

La source radioactive libère alors des rayons durant la séance. Ceux-ci vont cibler les cellules tumorales pour les détruire. Les doses d’irradiation sont très élevées et très ciblées. En effet, s’il faut compter un grand nombre de séances pour la radiothérapie externe courante, la curiethérapie est délivrée en un nombre de séances très réduit.

Lire aussi notre page sur le cancer de l’endomètre de stade 1

 

Comment se déroule la curiethérapie pour traiter le cancer de l’endomètre ?

Lors de la séance de curiethérapie, le praticien introduit l’applicateur à l’intérieur du vagin. Aucune anesthésie n’est nécessaire pour réaliser ce geste. Selon les cas, l’applicateur est de type standard ou peut être conçu selon une empreinte de votre vagin préalablement effectuée.

La position exacte de l’applicateur est contrôlée par imagerie médicale (radiographie face et profil, scanner ou IRM pelvienne). La réalisation de ces clichés est primordiale pour calculer la répartition des doses de rayons à délivrer (dosimétrie) et la durée du traitement.

Après la validation de la pose de l’applicateur et la réalisation de la dosimétrie par l’équipe, le traitement commence.

Le manipulateur en radiologie relie l’applicateur à un conteneur grâce à des câbles. Ce conteneur contient la source radioactive, il est disposé dans la salle de traitement. Puis, le conteneur projette l’élément radioactif dans l’applicateur. Cette étape est réalisée automatiquement grâce à l’équipement informatique.

Il existe différents débits de doses avec lesquels l’élément radioactif est délivré :

  • la curiethérapie à haut débit de dose ou HDR ;
  • La curiethérapie à bas débit de dose pulsé ;
  • La curiethérapie à bas débit de dose.

Lire aussi notre article sur le cancer de l’utérus et la chirurgie robotique

 

La curiethérapie à haut débit de dose est celle généralement utilisée pour réaliser une curiethérapie vaginale. La source radioactive est l’iridium qui contient une activité radioactive importante. La curiethérapie HDR permet de réaliser une irradiation très courte (quelques minutes seulement) en ambulatoire et sans anesthésie. La durée totale d’une séance est d’environ 20 à 30 minutes, ce qui représente votre temps de présence au centre de radiothérapie avant de retourner à votre domicile.

La curiethérapie vaginale est délivrée en 2 à 4 séances, réalisées chacune à une semaine d’intervalle. L’équipe médicale retire l’applicateur après chaque séance d’irradiation.

Des soins locaux peuvent être prescrits par votre radiothérapeute (par exemple, des lavages vaginaux). Une consultation de surveillance est programmée avec ce dernier à la fin de votre traitement.

Vous ne présentez aucun risque de radioactivité pour vos proches.  Si l’utérus n’a pas été retiré en chirurgie, vos médecins peuvent vous proposer une curiethérapie à bas débit de dose ou à bas débit pulsé.

 

Curiethérapie vaginale : les effets secondaires possibles

Puisque la curiethérapie émet des rayons de façon très localisée, le risque d’effets secondaires est fortement diminué.

Toutefois, il arrive que certaines patientes présentent certains effets secondaires immédiats comme :

  • Une infection urinaire (qu’il est possible de prévenir grâce à des traitements et une hydratation importante) ;
  • Une mucite (inflammation de la muqueuse vaginale provoquant des pertes blanches) traitée par ovules vaginaux.

 

De façon exceptionnelle, il arrive que des effets secondaires tardifs surviennent bien après la fin du traitement :

  • douleurs pendant les rapports ;
  • Rétrécissement vaginal.

Ces signes cliniques peuvent être diminués par l’utilisation d’ovules vaginaux, de gel lubrifiant ou encore d’un dilatateur en cas de rétrécissement.

La prévention du risque de cancer du col de l’utérus

Le cancer du col utérin fait partie des tumeurs malignes dont il est possible de se protéger. Un dépistage régulier et un vaccin existent pour réduire les chances de contracter cette maladie (lire aussi notre article sur les facteurs et cofacteurs de risques de ce cancer). On rappelle que le cancer du col de l’utérus est encore dépisté chez près de 3 000 femmes chaque année en France, entraînant environ 1 000 décès.

 

Origine du cancer du col de l’utérus

Le cancer du col de l’utérus à une origine bien déterminée : une infection qui persiste dans le vagin et le col utérin. Celle-ci est induite par un virus faisant partie de la famille des papillomavirus humains (HPV). Le HPV est contracté lors des rapports sexuels. Il existe de nombreuses souches de HPV. Certaines sont à l’origine d’affections bénignes de la peau type verrue. D’autres, en revanche, sont responsables de plus de 70 % des cancers du col de l’utérus diagnostiqués et de verrues génitales (condylomes). Ces souches sont les 16 et 18.

La plupart des femmes et des hommes sont touchés par une infection au HPV au cours de leur vie. Dans la grande majorité des cas, les papillomavirus sont éliminés du corps humain après plusieurs mois grâce au système immunitaire. L’infection peut totalement passer inaperçue puisqu’elle ne provoque pas systématiquement de symptômes. Toutefois, il arrive que dans certains cas, le virus persiste et s’installe durablement dans le corps humain. C’est dans ces cas de figure qu’il est dangereux. Il peut alors être responsable de condylomes, de lésions dysplasiques, et de lésions précancéreuses. Ce sont ces lésions précancéreuses qui sont capables de se transformer en cancer du col de l’utérus.

L’infection au HPV peut aussi être responsable d’autres formes de cancer, telles que le cancer de la vulve, le cancer du vagin, le cancer du pénis, ou encore le cancer de l’anus.

Le cancer du col utérin se développe doucement. On estime en effet que le HPV nécessite une dizaine d’années pour affecter les cellules saines du col de l’utérus. Ceci est plutôt une bonne nouvelle puisqu’il est possible de mettre en place et de faciliter le dépistage de cette maladie grâce aux frottis de dépistage cervico-utérins réguliers. Le port du préservatif pendant les rapports sexuels permet de se protéger d’une infection au HPV et d’autres infections sexuellement transmissibles. Par ailleurs, l’arrêt du tabac peut maximiser les chances de prévenir ce type de cancer chez les femmes touchées par le virus HPV.

 

Cancer du col de l’utérus : le frottis de dépistage

Depuis 2018, un dépistage systématique du cancer du col utérin est mis en place. Il permet de réaliser un contrôle régulier et diagnostic chez toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans. Le frottis du col cervico-utérin sert à repérer les cellules anormales potentiellement présentes dans cette zone et susceptibles de donner naissance à une tumeur maligne.

Votre médecin généraliste ou votre gynécologue réalise cet examen directement au cabinet. Le prélèvement est ensuite envoyé en laboratoire d’analyses pour étude. Les médecins du laboratoire se concentrent sur la présence de cellules anormales, mais aussi sur la présence du virus HPV.

Pour réaliser ce dépistage régulièrement, il est conseillé de réaliser un frottis cervico-utérin tous les 3 ans, sauf indication contraire de votre médecin.

Lire aussi notre article sur un nouveau test de dépistage du cancer du col de l’utérus prometteur

 

Vaccination contre le HPV

Il existe depuis plusieurs années un vaccin disponible pour réduire les chances de contracter une infection à Papillomavirus Humain. D’abord réservé aux jeunes filles, il est depuis peu disponible aussi pour les jeunes hommes âgés de 11 à 14 ans, avec rattrapage vaccinal possible chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans. L’efficacité maximale du vaccin est à son apogée lorsqu’il est réalisé avant les premiers rapports sexuels.

Vaccin HPV prévention cancer du col utérin

La vaccination contre le HPV est efficace pour éviter l’apparition des lésions précancéreuses génitales. En France, on a recours à deux vaccins : le Gardasil 9 et le Cervarix. Toutefois, le Gardasil 9 est celui qui est le plus utilisé aujourd’hui, en raison de sa protection contre plus de types de HPV.

Chez les jeunes âgés de 11 à 14 ans, ils sont réalisés en 2 injections espacées de 6 mois. Chez les adolescents âgés de 15 à 19 ans, il faudra réaliser 3 injections, espacées de 2 mois pour les premières doses, puis à 6 mois pour la troisième.

Lire aussi notre article sur les différents stades du cancer du col de l’utérus

Informations à retenir:

  • il est impossible de commencer avec un des vaccins et de terminer avec l’autre. Si une dose est réalisée avec le Gardasil, la suite doit obligatoirement être injectée avec le Gardasil.
  • Les femmes qui ont reçu le vaccin contre le HPV ne sont pas exemptes de frottis réguliers tous les trois ans.
  • En France, le recours à la vaccination contre le HPV est encore en deçà des attentes des autorités de santé. Pourtant, la vaccination est très efficace et a permis à de nombreux pays (comme l’Australie, l’Angleterre ou encore le Canada) de faire réduire considérablement les contaminations au Papillomavirus Humain.
La prévention du risque de cancer du col de l’utérus
Les dernières avancées thérapeutiques dans les traitements du cancer de l’endomètre

Les dernières avancées thérapeutiques dans les traitements du cancer de l’endomètre

Les risques de mortalité et de récidive du cancer de l’endomètre pourraient être réduits de 44 %, selon les résultats d’un essai clinique de phase III. Cette découverte est loin d’être anodine, puisque le cancer de l’endomètre n’avait pas bénéficié d’une telle avancée thérapeutique depuis une trentaine d’années.

 

Cancer de l’endomètre : généralités

Le cancer de l’endomètre, également appelé cancer de l’endomètre, prend naissance dans la muqueuse qui tapisse le corps de l’utérus : l’endomètre.

Il touche souvent les femmes à un âge avancé, déjà ménopausées. L’âge moyen au moyen du diagnostic est de 68 ans. Pourtant, ce type de cancer est le plus courant de tous les cancers gynécologiques. Le cancer de l’utérus est le 4e cancer le plus courant chez la femme de tous les cancers féminins, après les cancers du sein, du côlon et des poumons. Le cancer de l’endomètre est souvent associé à des facteurs de comorbidités, tels qu’une hypertension artérielle, une obésité, ou encore un diabète.

Les dernières avancées thérapeutiques dans les traitements du cancer de l’endomètre

 

Traitement du cancer de l’endomètre récidivant : où en est-on ?

Cette pathologie est de bon pronostic lorsqu’elle est découverte à un stade encore précoce. Toutefois, elle pose problème lorsqu’elle récidive. Les options sont alors peu nombreuses pour traiter le cancer de l’endomètre récidivant et se limitent à la chimiothérapie ou à l’hormonothérapie.

Il n’y a pas eu d’avancées thérapeutiques probantes durant ces 30 dernières années pour compléter l’arsenal thérapeutique et augmenter la durée de vie des patientes tout en réduisant les chances de récidives. Il existe en France une autre alternative : le dostarlimab. Ce traitement ne concerne cependant qu’un petit pourcentage (20 %) de patientes atteintes de cancer de l’endomètre et présentant des instabilités microsatellitaires (des zones génomiques qui concentrent des mutations).

Or, une nouvelle étude pourrait bien changer la donne. Elle évoque la combinaison d’une immunothérapie et d’une thérapie ciblée à même d’augmenter l’espérance de vie des patientes.

 

Que disent les résultats de cette étude ?

L’étude Keynote-146/Study 111 a été conduite sur 827 femmes, toutes atteintes d’un cancer de l’endomètre récidivant. Au cours de l’essai clinique de phase III, l’objectif a été de comparer les effets de la chimiothérapie à ceux d’une association de pembrolizumab (Keytruda), une molécule d’immunothérapie ciblant le marqueur PD-1, et de lenvatinib (Lenvima), un inhibiteur de tyrosine kinase (thérapie ciblée).

Les résultats sont très encourageants. Les scientifiques ont pu constater une diminution impressionnante du taux de mortalité ou de récidive de l’ordre de 44 %. La moyenne de survie globale s’élevait ainsi à 18,3 mois (versus 11,4 mois avec le traitement de chimiothérapie).

La durée moyenne de survie sans récidive grimpait quant à elle à 7,2 mois (versus 3,8 mois avec un traitement de chimiothérapie). Par ailleurs, le taux de réponse chez les patientes était de 31,9 % (versus seulement 14,7 % chez les patientes traitées par chimiothérapie).

Les auteurs se félicitent de cette découverte qui pourrait enfin bouleverser la prise en charge thérapeutique du cancer de l’endomètre en rechute.

 

Le problème de la toxicité du lenvatinib

Bien que ces découvertes soient révolutionnaires, une part d’ombre vient en nuancer les résultats.

Le lenvatinib connaît en effet une grande toxicité, ce qui peut entraîner des effets secondaires indésirables. L’importance de ces effets indésirables est telle qu’elle obligerait environ un quart des patientes à stopper le traitement. Ce chiffre est particulièrement élevé.

Toutefois, il existe cependant des fenêtres de manœuvre possibles, notamment en testant différentes posologies.

C’est bien ce que suggère GINECO, le groupe national, qui souhaiterait qu’une étude « d’escalade de dose » soit conduite. Les études d’escalade de dose consistent à commencer à traiter les patientes à une dose plus faible, en augmentant progressivement cette dernière pour contrôler la tolérance.

Ces recherches permettraient de voir s’il est possible d’obtenir les mêmes résultats, mais avec une meilleure tolérance du médicament.

Cette nouvelle association médicamenteuse représente donc un espoir pour traiter les patientes (80 %) non admissibles à la prise du dostarlimab comme alternative à la chimiothérapie ou à l’hormonothérapie. Ce qui représente pas moins de 1 500 femmes chaque année en France.

Une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) est vivement espérée.

Les infos à retenir :

  • Le taux d’incidence du cancer de l’endomètre est estimé à 11 pour 100 000 en France. Ce taux reste stable depuis une trentaine d’années.
  • En raison du vieillissement de la population et de l’augmentation des facteurs de risque tels que l’obésité, le nombre de cancers de l’endomètre « valeur absolue) a en revanche eu tendance à augmenter.
  • Le taux de mortalité, en légère baisse depuis 1980, s’élève à environ 2,2 pour 100 000 cas.
  • La forme principale de cancer de l’endomètre est l’adénocarcinome.

 

 

Octobre Rose : Les facteurs de prédisposition au cancer du sein

La mutation des cellules déclenchant le cancer du sein provient de diverses origines, ce qui doit inciter certaines femmes à être plus vigilantes que d’autres (sachez que le cancer du sein peut aussi apparaître chez l’homme toutefois ceux ci sont bien moins concernés, car ils ne représentent qu’un pour cent des patients atteints.

L’opération Octobre Rose reconduite chaque année informe sur les prédispositions à ce type de cancer. Elle encourage les dépistages qui permettent de soigner la maladie dès son origine et ainsi optimiser le taux de guérison. Rappelons que les probabilités de soigner le cancer du sein ne cessent d’augmenter.

 

Octobre rose : le dépistage pour toutes après 50 ans

Démarrons par cette vidéo d’une minute présentant toutes les infos à retenir sur le cancer du sein:

 

Les femmes les plus touchées par le cancer du sein sont âgées de 50 à 69 ans et vivent majoritairement dans les pays occidentaux les plus riches : Canada, États-Unis et certains pays européens. Les femmes sont les plus concernées à cause des hormones femelles — œstrogène et progestérone — qui affectent leurs cellules mammaires.

Les facteurs du cancer du sein ci-après listés doivent inciter les femmes concernées à pratiquer un dépistage régulier. Cependant, ce cancer peut également toucher des personnes qui n’entrent dans aucune de ces catégories, raison pour laquelle toutes les femmes au-delà de 50 ans sont invitées à se faire tester. Après 75 ans, les risques de contracter un cancer du sein s’amoindrissent.

Les femmes ayant déjà été atteintes par un cancer du sein (et en ayant guéri) sont plus susceptibles que les autres d’en développer un nouveau, dans le même sein ou dans l’autre.

 

Octobre Rose: Les facteurs de risque du cancer du sein

1.    Les seins denses

La densité du sein est un caractère héréditaire qui apparaît lors de la mammographie et qui augmente les risques de déclencher un cancer du sein. Les seins denses contiennent davantage de tissu conjonctif, glandes et canaux galactophores que de tissu graisseux.

2.    Les menstruations précoces et la ménopause tardive

L’exposition à l’œstrogène affecte le développement des cellules mammaires. Par conséquent, les femmes ayant été menstruées plus jeunes que la moyenne (avant 11 ans) et ménopausées à un âge supérieur à 55 ans sont plus exposées à cette hormone et au risque de cancer du sein.

3.    Femmes sans enfant ou à grossesse tardive

La grossesse annule les menstruations et réduit l’exposition des cellules mammaires à l’œstrogène. Les femmes sans enfant risquent donc davantage d’être touchées par le cancer du sein, alors que les femmes ayant plusieurs enfants le sont moins.

L’âge des grossesses est également déterminant, avec un risque amoindri avant 20 ans et augmenté après 30 ans.

4.    La contraception

La pilule se basant sur la prise d’œstrogène, elle augmente le risque de cancer du sein.

5.    L’hygiène de vie

L’obésité, l’excès d’alcool, la cigarette et l’inactivité physique sont des facteurs aggravants. Il semble que la prise importante de poids à la ménopause ait un lien avec les risques de cancer du sein.

 

Octobre Rose: les autres facteurs de risque du cancer du sein

Les chercheurs travaillent sur d’autres facteurs qui semblent liés au cancer du sein.

  • Le poids à la naissance : les nourrissons plus gros que la moyenne ont été davantage exposés à l’œstrogène durant la grossesse.
  • Les femmes de grande taille sont davantage touchées par la maladie.
  • Le travail de nuit, lié à l’exposition à la lumière artificielle, génère un taux de mélatonine moindre. Cette hormone réduisant la quantité d’œstrogène présente dans le corps, son absence s’avère délétère.

Ces mêmes études prouvent que, contrairement aux idées reçues, les implants mammaires, le port d’un soutien-gorge, l’utilisation de déodorant et l’avortement ne font pas partie des facteurs de risque du cancer du sein.

 

Les antécédents familiaux et risques génétiques liés aux gènes BRCA1 et BRCA2

Les risques de cancer du sein sont multipliés chez les patientes dont les parentes directes — mère, sœur ou fille — ont développé un cancer du sein ou un cancer des ovaires. Le risque est un peu moins élevé lorsqu’il s’agit de parentes au second degré. Toutefois, seuls 5 à 10 % des cancers du sein sont considérés comme héréditaires.

 

La mutation des gènes BRCA1 et BRCA2

Les gènes BRCA1 et BRCA2 sont naturellement présents dans le corps. Lorsqu’ils mutent, ils deviennent inaptes à contrôler la croissance des cellules cancéreuses. Ces mutations n’affectent que 2 ‰ des femmes. Toutefois, le risque héréditaire de cette mutation génétique et de 50 % et les femmes concernées contractent souvent un cancer à un âge relativement jeune.

La mutation des gènes BRCA1 et BRCA2 augmente également le risque de cancer des ovaires.

Les femmes d’origine juive ashkénaze plus touchées

Les femmes d’origine juive ashkénaze risquent beaucoup plus que les autres de voir leurs gènes BRCA1 et BRCA2 muter. Elles sont 1 sur 40, tandis que la moyenne dans le reste de la population est de 1 sur 500.

Les autres mutations génétiques

Les autres gènes susceptibles de muter et de favoriser le cancer du sein sont :

  • CHEK2 ;
  • PALB2 ;
  • TP53 ;
  • ATM ;
  • PTEN ;
  • STK11, également appelé LKB1.

 

L’opération Octobre Rose rappelle qu’il est essentiel pour toutes les femmes de participer au dépistage du cancer du sein, qu’elles appartiennent ou non à la population à risque.

 

Infographie Octobre Rose: les facteurs de prédisposition du cancer du sein

facteurs de prédisposition au cancer du sein

 

Octobre Rose – Questions les plus fréquentes

❓ Quelle est la signification d’Octobre Rose ?

Le mois d’Octobre est le mois de sensibilisation au cancer du sein en France. Pendant cette période de nombreuses personnes portent des rubans roses pour rendre hommage aux survivants, se souvenir de ceux qui ont été emportés par la maladie et soutenir les progrès pour vaincre le cancer du sein.

🌸 Pourquoi le rose est-il porté en octobre ?

Pendant le mois de sensibilisation au cancer du sein, en octobre, les gens portent des rubans roses pour rendre hommage aux survivants, se souvenir de ceux qui ont été emportés par la maladie et soutenir les progrès de la recherche pour vaincre le cancer du sein.

🤝 Comment prendre part à Octobre rose ?

La lutte contre le cancer du sein concerne toutes les classes de la population. Encourager son entourage à prendre RDV pour une mammographie de dépistage, sensibiliser à l'autopalpation, partager des vidéos de sensibilisation sont autant de moyens d’aider vos proches à prendre conscience de l’importance du dépistage du cancer du sein.

🎀 Comment peut-on soutenir Octobre rose ?

Vous pouvez organiser un événement, participer à une collecte de fonds, organiser un atelier sur votre lieu de travail ou inclure un organisme de lutte contre le cancer du sein dans votre succession par le biais d'un don planifié. Faire un don à un organisme de soutien est une belle façon de commémorer le souvenir d’une personne dont la vie a été affectée par le cancer.

⚠️ Qu’est ce que le “pinkwashing” ?

Le terme pinkwashing fait référence à l'affirmation par une entreprise qu'elle soutient les programmes de lutte contre le cancer du sein alors que les contributions de l'entreprise à une organisation caritative de lutte contre le cancer du sein ne sont pas directement liées aux achats effectués par les consommateurs.

🛒 Quelles sont les initiatives notables d’entreprise pour Octobre Rose ?

Plusieurs marques françaises mettent en place des initiatives en l'honneur d'Octobre rose. Etam par exemple en collaboration avec l'association Ruban Rose soutient l'association « Réseau des kinés » et collabore avec « Même Cosmetics » la première marque à lancer des produits dermo-cosmétiques dédiés aux femmes touchées par le cancer du sein.

🦠 Octobre Rose en période de pandémie du Coronavirus

Il faut savoir que les personnes atteintes d'un cancer sont quatre à cinq fois plus susceptibles de tomber gravement malades à cause du coronavirus, selon l'Institut national du cancer. Leur système immunitaire est compromis par certains traitements, comme la chimiothérapie, ce qui les rend plus vulnérables, il faut donc continuer à se faire dépister comme si il n’y avait pas de pandémie

Octobre Rose : Les facteurs de prédisposition au cancer du sein
Le cancer du sein au stade 4– symptômes, traitements & cas Shannen Doherty

Le cancer du sein au stade 4– symptômes, traitements & cas Shannen Doherty

Le cancer du sein est un cancer qui lorsqu’il est détecté à temps est de bon pronostic. Il arrive toutefois qu’il puisse récidiver, comme dans le cas de l’actrice américaine Shannen Doherty qui fut diagnostiquée une première fois en 2015 d’un cancer du sein d’une forme agressive avec une rechute en 2020 d’un cancer de stade 4.

La récidive du cancer du sein reste une étape difficile à vivre et à accepter par la patiente.

 

Les 5 stades du cancer du sein

L’étendue du cancer du sein détermine son stade en tenant compte de la taille de la tumeur et du lieu de sa propagation. Pour le cancer du sein, nous avons établi 5 stades, numérotés de 0 à 4.

 

Cancer du sein de Stade 0

Au stade 0, les cellules cancéreuses sont localisées dans le canal d’origine, sans envahir le tissu mammaire voisin. La tumeur est dite non infiltrante.

 

Cancer du sein de Stade 1

Pour un cancer du sein stade 1, la taille de la tumeur est inférieure à 2 centimètres et la maladie a atteint au maximum 3 ganglions lymphatiques.

 

Cancer du sein de Stade 2

Au stade 2, la tumeur mesure entre 2 et 5 centimètres. La maladie s’est propagée à 1 à 3 ganglions lymphatiques axillaires et/ou aux ganglions lymphatiques mammaires internes.

 

Cancer du sein de Stade 3

Le cancer de stade 3, la tumeur mesure plus de 5 centimètres et elle peut toucher les ganglions lymphatiques et les tissus avoisinants.

 

Cancer du sein de Stade 4

Au stade 4, la tumeur s’est propagée dans d’autres parties du corps. Ces métastases à distance peuvent atteindre les poumons, le cerveau, le foie ou les os. On parle alors de cancer du sein métastatique.

 

La récidive du cancer du sein

Une fois la maladie traitée, elle peut néanmoins réapparaître. La récidive peut-être :

  1. locale si la tumeur revient là où elle avait déjà pris naissance ;
  2. régionale si le cancer apparaît dans des tissus ou ganglions lymphatiques proche de la tumeur initiale ;
  3. à distance si la tumeur apparaît dans une autre partie du corps.

 

Les traitements du cancer du sein de stade 4

Lorsque le cancer est au stade 4, il existe plusieurs traitements. La tumeur qui s’est propagée dans d’autres organes n’est pas soignée par le traitement, mais elle est contrôlée pour ne plus évoluer. Elle peut ainsi rester circonscrite durant des années.

L’oncologue détermine le traitement le plus adapté en fonction du statut des récepteurs hormonaux et du statut HER2 des cellules cancéreuses. Les organes dans lesquels s’est propagée la tumeur, ainsi que l’état de santé général de la patiente, influencent également le praticien dans son choix.

Le traitement sélectionné par l’oncologue peut être remplacé par un autre lorsqu’il devient inefficace.

 

La chimiothérapie du cancer du sein de stade 4

La chimiothérapie est le traitement proposé aux patientes dont les récepteurs hormonaux sont négatifs, ou s’ils sont positifs, mais que la tumeur s’est propagée aux organes internes et provoque des symptômes.

La chimiothérapie est administrée aussi longtemps que la tumeur est réceptive et que les effets secondaires ne sont pas handicapants. Le choix d’un seul agent chimiothérapeutique réduit les risques d’effets secondaires, mais il est possible d’en associer plusieurs pour de meilleurs résultats.

 

L’hormonothérapie du cancer du sein de stade 4

L’hormonothérapie est proposée aux femmes dont les récepteurs hormonaux sont positifs et dont le cancer s’est étendu aux autres organes comme les tissus mous (muscles et graisse), les os, le foie, le cerveau et les poumons.

Le choix du type d’hormonothérapie est différent si la femme est ou non ménopausée.

 

Le cas du cancer du sein de stade 4 de Shannen Doherty

Cancer Shannen Doherty
Shannen Doherty – Cancer de stade 4

Shannen Doherty, actrice, réalisatrice et productrice américaine, est née en 1971. Elle a commencé à jouer dans des séries à succès très jeune, notamment dans la série culte  « La Petite Maison dans la prairie » entre 1982 et 1984, ou « Our House » entre 1986 et 1989, une série très célèbre chez les jeunes Américains.

L’annonce du cancer du sein de Shannen Doherty

En 2015, Shannen Doherty a été touchée par le cancer du sein, elle fait alors le choix d’aborder ouvertement son cancer dans les médias. Elle explique que sa volonté de médiatiser sa maladie a pour but de décomplexer les femmes atteintes par ce cancer.

L’actrice explique aussi que la maladie a été diagnostiquée tardivement et qu’elle suit un traitement de chimiothérapie. Le traitement pour son 1er cancer dura un an et demi, entre août 2015 et février 2017. Le 25 février 2017 lors d’une conférence de presse, elle annonce la fin de ses traitements et rémission du cancer.

La récidive du cancer de Shannen Doherty

Le 4 février 2020, Shannen Doherty fait part de la récidive de son cancer du sein et précise qu’il est au stade 4. Le cancer est métastatique et s’est propagé dans d’autres organes.

Elle souffre également de la maladie de Crohn.

Les difficultés pour Shannen Doherty de vivre après une mastectomie

Lors de son premier traitement, Shannen Doherty avait subi une mastectomie, suivie d’une reconstruction mammaire (post-mastectomie). L’actrice a beaucoup souffert de voir son corps se modifier sous l’effet de la chirurgie, mais aussi des effets secondaires de la chimiothérapie.

Les traitements d’hormonothérapie ont déclenché une ménopause précoce et une certaine prise de poids.

Toutefois l’actrice a réussi à renforcer son corps tant physiquement que psychologiquement aidée d’un nutritionniste et d’un coach. Nous espérons que son équipe médicale l’aidera à vaincre le cancer une seconde fois pour envisager l’après cancer.

 

Décès de Shannen Doherty

L’actrice Shannen Doherty, actrice emblématique de “Beverly Hills, 90210” et “Charmed”, est décédée le 13 juillet 2024 à l’âge de 53 ans, après une longue bataille contre un cancer du sein de stade 4.

Elle avait courageusement partagé son combat contre la maladie avec le public, sensibilisant ainsi à la lutte contre le cancer.

Les coéquipières de Doherty dans la série “Charmed”, très appréciée au début des années 1990, ont été parmi les premières célébrités à lui rendre hommage: Rose McGowan a décrit son amie et ancienne co-star comme ayant “un cœur de lion“.

“Cette femme s’est battue pour vivre. Shannen savait comment être une star parce qu’elle en était une depuis l’enfance. Son éthique de travail l’a inspirée jusqu’à la fin. Nous avons ri des forces obscures qui voulaient que nous nous haïssions, mais nous avons choisi l’amour et le respect. Une dure à cuire au cœur tendre comme il n’y en a jamais eu“.

Sa carrière et son engagement philanthropique ont marqué des générations de fans. Sa résilience et son talent resteront gravés dans les mémoires de ces derniers.

Le cancer du sein de stade 3

Le stade du cancer du sein est déterminant pour la prise en charge thérapeutique. Le stade 3 signifie que le cancer du sein est localement avancé. En fonction des caractéristiques de la tumeur, plusieurs traitements peuvent être proposés.

Qu’est-ce qu’un cancer du sein stade 3 ?

Le cancer du sein est dit de stade 3 lorsque la maladie est localement avancée, sans condition de taille particulière. Cela signifie que le cancer a envahi les régions proches de son siège.

Au sein du stade 3, on distingue les stades 3a, 3b et 3c, en fonction des caractéristiques de la tumeur.

Cancer du sein Stade 3a

Il désigne les cancers :

Dont on ne détecte pas de tumeur dans le sein, ou les tumeurs qui mesure jusqu’à 5 cm. Des cellules cancéreuses sont retrouvées dans 4 à 9 ganglions axillaires ou dans des ganglions de la chaîne mammaire interne (CMI) sans atteinte des ganglions axillaires.

Ou les tumeurs < à 5 cm, lorsque la maladie touche :

  • 1 à 9 ganglions axillaires
  • atteinte de la chaîne mammaire interne
  • atteinte de 1 à 3 ganglions axillaires + atteinte de la chaîne mammaire interne.

Cancer du sein Stade 3b

le stade 3b est retenu lorsque :

La tumeur a envahi les muscles de la paroi thoracique et/ou la peau. Il existe également une possible atteinte des ganglions axillaires (entre 1 et 9), de la CMI, ou une atteinte de 1 à 3 ganglions axillaires + la CMI.

Ou il s’agit d’un cancer inflammatoire du sein.

Cancer du sein Stade 3c

le stade 3c est retenu quand :

  • soit la maladie a envahi 10 ganglions axillaires ou plus, ou les ganglions sous-claviculaires ;
  • soit le cancer a envahi > 3 ganglions axillaires + les ganglions de la CMI ;
  • soit la maladie a envahi les ganglions axillaires, la CMI les ganglions sus et sous-claviculaires.

Lire également notre article sur l’alimentation et le cancer du sein

Traitements du cancer du sein de stade 3

La prise en charge thérapeutique est décidée lors d’une RCP. Plusieurs solutions peuvent être envisagées pour traiter le cancer du sein de stade 3.

Chimiothérapie d’un cancer du sein stade 3

La chimiothérapie est souvent envisagée en présence d’une tumeur classée 3a, en association avec une chirurgie du sein conservatrice.

Celle-ci est alors délivrée :

  • avant la chirurgie pour réduire le volume de la tumeur et supprimer les cellules tumorales au sein des ganglions lymphatiques (chimiothérapie néoadjuvante) ;
  • ou après l’intervention chirurgicale.

Certaines patientes peuvent bénéficier d’une chimiothérapie néoadjuvante, et d’une autre chimiothérapie après la chirurgie.

Plusieurs associations médicamenteuses sont possibles, en fonction de chaque patiente.

Chirurgie du cancer du sein stade 3

La chirurgie est fréquemment envisagée en cas de cancer du sein de stade 3. Il peut s’agir de plusieurs types d’intervention :

  • tumorectomie (chirurgie conservatrice), surtout en présence d’une tumeur 3a ;
  • mastectomie totale (pour les tumeurs 3b ou les tumeurs 3a non réceptives à la chimiothérapie) ;
  • curage ganglionnaire ou technique du ganglion sentinelle.

Thérapie ciblée dans le traitement du cancer du sein stade 3

Pour compléter l’arsenal thérapeutique du cancer du sein de stade 3, il est commun d’avoir recours aux thérapies ciblées (comme l’Herceptin). C’est le cas en présence d’un cancer dit Her2+, Her2 – mais ER+, ou chez les femmes porteuses du gène BRCA. Le choix du médicament est déterminé en fonction de l’âge de la patiente, mais aussi des autres caractéristiques de la maladie.

La thérapie ciblée peut être associée à la chimiothérapie, et parfois remplacer la chirurgie ou la radiothérapie chez certaines patientes.

Radiothérapie du stade 3 d’un cancer du sein

La radiothérapie est un des traitements qui permet de traiter le cancer du sein de stade 3. Elle se déroule généralement après la chirurgie du sein et peut irradier toute la zone touchée : paroi thoracique, sein (en cas de chirurgie conservatrice), ganglions axillaires, sus ou sous-claviculaires, CMI.

Hormonothérapie du cancer du sein stade 3

Lorsque le cancer du sein de stade 3 est positif aux récepteurs hormonaux (RH+), l’équipe médicale propose une hormonothérapie. Il s’agit généralement de Tamoxifène ou d’anti-aromatase.

Les modalités et la durée d’administration d’un traitement d’hormonothérapie dépendent notamment du statut ménopausique de chaque patiente et de la maladie.

Essais cliniques

Bien sûr, votre médecin peut tout à fait proposer de vous inclure au sein d’un essai clinique portant sur votre stade de cancer du sein. Ils consistent à mieux prévenir et soigner la maladie.

En résumé sur le cancer du sein stade 3

Le cancer du sein de stade 3 désigne une tumeur de stade localement avancé.

On considère une tumeur mammaire stade 3 si :

  • il existe une extension aux muscles de la paroi thoracique ou à la peau du sein ;
  • il existe une propagation à 10 ganglions lymphatiques axillaires et plus (ou bien, ceux-ci adhèrent entre eux ou à d’autres structures avoisinantes) ;
  • la maladie s’est étendue aux ganglions lymphatiques proches du sternum ou aux ganglions sus et sous-claviculaires.

Le choix des traitements est réalisé de façon collégiale lors d’une réunion avec tous les spécialistes du cancer du sein. Il peut s’agir de chirurgie, chimiothérapie, thérapie ciblée, radiothérapie et hormonothérapie.

Le cancer du sein de stade 3